‹ Voyage archéologique dans la régence de Tunis (volume 2)Chapitre 53 sur 284 · LOCO AB ORDINE DATO · texte numérisé non relu

LOCO AB ORDINE DATO

ALTERAM STATVAM POSVIT

ET OB DEDICATIONEM

DECVRIONIBSPORTVLAS

CVRIIS EPVLACTRIS EIVS

DEDER- {Estampage.)

Les premières lignes manquent, par suite d'une brisure du bloc. '

En continuant à m* avancer vers le sud, je rencontre les ruines d'un théâtre : il mesure trente-huit pas de diamètre. Les gradins ont entièrement disparu, mais une partie des arcades sur lesquelles ils reposaient existent encore ; elles sont construites avec des pierres de taille d'un grand appareil, dont le temps et le soleil ont doré la surface. Un souterrain régnait au-dessous de l'une des galeries demi-circulaires qui

environnaient cet édifice; il est actuellement aux trois quarts comblé. La scène est affreusement bouleversée, et, sauf quelques assises encore en place, ne présente guère qu'un amas çonfiis de {jros blocs entassés péle-méle.

A l'extrémité opposée de la ville s'élève un arc de triomphe. La largeur de l'arcade est de cinq mètres quarante centimètres ; la hauteur sous clef de voûte est de sept mètres; les pieds-droits ont chacun trois mètres de large; ils sont ornés d'une colonne jusqu'à la hauteur de la première corniche; un pilastre repose ensuite sur cette corniche pour atteindre de là le sommet du monument, que couronne une seconde corniche.

L'inscription qui avait été gravée sur la frise est main^ tenant effacée, et je n'ai pu en déchiffrer que les lettres suivantes :

IVSD

Les autres ruines qui couvrent l'emplacement de cette cité sont moins distinctes et par conséquent peu susceptibles d'être décrites. J'en excepterai toutefois plusieurs mausolées presque entièrement démolis , mais dont la forme est encore reconnaissable. Ils avaient été bâtis avec de beaux blocs parfaitement taillés et agencés entre eux.

La ville était traversée par deux oueds, jadis bordés de quais, et elle occupait la yallée qu'ils forment et les collines environnantes; son pourtour peut être évalué à cinq kilomètres.

Une partie de l'emplacement où elle s'étendait est actuellement livrée à la culture, et un douar a dressé ses tentes près du théâtre. Le scheik de ce douar nous offre l'hospi-r talité pour la imit. Il nous apprend que la nuit précédente une bande de voleurs, appartenant à la tribu des Oulajl-

Page 1