DIS
Ce mot, comme on le sait, est le commencement de la formule consacrée qui précédait les inscriptions funéraires chez les Romains :
Dis manibus sacrum.
Tels sont les deux seuls lambeaux épigraphiques qui aient frappé mes yeux au milieu des ruines de l'henchir Thiné. Ils sont sans doute bien insignifiants. Néanmoins, comme ils sont gravés en magnifiques caractères sur un marbre blanc d'un poli paifait, ils témoignent, avec les jolis fragments de poterie qui abondent en cet endroit, d'une certaine splendeur dans cette antique cité.
Située sur le bord de la mer, elle avait un port de forme elliptique qui est aujourd'hui aux trois quarts ensablé. Ce port, du reste, n'a jamais dû recevoir que de petits bâtiments, qui choisissaient pour y entrer le moment de la marée montante : les plus gros étaient contraints de mouiller au large, à cause des bas-fonds de la côte.