CHAPITRE VINGT-NEUVIÈME
TEMPORIBVS PIISSIMO NEM EXCELLENTI MVRI FELICIS SI
Les deux S du dernier mot de la troisième limite ont été séparés l'un de l'autre plus qu'ils n'auraient dû l'être, à cause d'un défaut de la pierre.
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* S. GrenT. Temple, t. II ; Appcnd., n° 87. — Pelli**ier, Description de la Régence de Tutti*, p. 411. — Berbrngger, Rev. ajric, févr. 1858, p. 208, n°89.
3 Bcrbrugger, loc. cit., n° 90.
3 l>cllis*ier, p. 411. — Berbrngger, ibid., n«> 91.
* S. GrenT. Temple, t. II ; Append., n° 86. — Berbrugger, ibid., n° 92.
Ces quatre derniers fragments appartiennent probablement à la même inscription, car ils se ressemblent pour la forme et la grandeur «les caractères.
Lorsqu'on a franchi la porte d'entrée de la kasbab, on suit un corridor qui se replie à dessein plusieurs fois sur luimême. Ce corridor est pavé avec de larges dalles antiques et bordé de murs entièrement construits avec des matériaux qui le sont également. Parmi les pierres du revêtement, j'ai distingué deux anciens cippes dont les inscriptions sont tellement effacées qu'il m'a été impossible de les déchiffrer.
On pénètre de là dans une cour plantée de quelques palmiers, tpii renferme dans son enceinte deux mosquées, l'une couronnée d'un minaret élancé et appelée Djama-el-Kebir, l'autre plus petite et connue sous le nom de Djama-Sidi- Merzoug.
Au centre de cette enceinte est aussi une prison. Je la trouve pleine de malheureux qui n'ont pu encore acquitter l'impôt des trente-six piastres. L'un des détenus me reconnaissant pour Français à travers les barreaux de la geôle obscure où il languit : « «Salut, ine dit-il; ah! pourquoi tes compatriotes ne viennent-ils point s'emparer de ce pays, afin de nous gouverner plus justement que ceux qui nous régissent et de nous délivrer des impôts qui nous écrasent? »
Autour de la cour règne un parapet élevé sur lequel on monte par plusieurs escaliers; je n'y ai aperçu qu'un seul canon sans affût.
Les bastions ne m'ont pas été montrés. Le mieux armé, appelé Bordj-el-Medafa (la tour des canons), est défendu, m'a-t-on dit, par neuf grosses pièces; mais les canonniers manquent, et sauf quelques gardiens, cette kasbab ne contient plus actuellement de garnison. Les nombreuses chambres qui servaient à la loger sont toutes abandonnées et commencent à tomber en ruine. En m'introduisant dans l'une de ces salles, j'en ai fait fuir une jolie gazelle privée, qui,