‹ Voyage archéologique dans la régence de TunisChapitre 190 sur 268 · CHAPITRE TRENTE-QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TRENTE-QUATRIÈME

Bahirt-td-Knussanab. — Ilenrliir-cs-Siouda. — Smala des Oulad - Nadji , autre berada d»»* Fracliieli. — llcncliir Ouui-cl-Haoïit. — llcneliir Buu- Taba. — llcncbir Sidi Bou-Hbiiiriii-Krdiin , jadis peul-t % trc Moiirjji^cm. — Hi-nchir-cl-llarncïma, emplacement probable* de Meneggere.

17 avril.

A six heures trente minutes du matin, je fais mes adieux au kaïd Hadj-Kaïed, qui me remet un teskéré pour Thala et Haïdrah, localités soumises à sa juridiction.

A sept heures quinze minutes, marchant vers l'ouest, nous passons devant le marabout Sidi-Bou'I-Aba. A notre droite, s'élève le Djebel -Semmena aux pentes nues et rocheuses, du moins vers le sud, et coupé par des fforpes âpres et sévères. A notre {jauchc coule rOued-el-Hatab.

A neuf heures, nous rencontrons, près de la route que nous suivons, quelques ruines connues sous le nom d'Henchir-el-Guetaf, et qui consistent en un certain nombre de {[ros blocs rectangulaires debout ou renversés.

A neuf heures trente minutes, la vallée dans laquelle nous marchons s'élargit de plus en plus et forme une grande plaine elliptique appelée Bahirt-el-Foussanah ; naturellement trèsfertile, elle n'est qu'en partie cultivée.

328 VOYAGE EN Tl'.MSlE.

J/henehir I3ou-Dourhan nous offre un amas de blocs confusément étendus sur le sol.

A dix heures vingt-cinq minutes, nous franchissons l'Ouedel-llatah, et un henchir un peu plus considérable que les deux précédents m'est désigné sous la dénomination d'Henchir-liedir-Itatniaïa. J'y observe plusieurs enceintes de diverses grandeurs, formées de gros blocs, les uns parfaitement équarris, les autres à moitié bruts : ça et là quelques fûts de colonnes brisées gisent à terre.

A onze heures trente minutes, nous faisons halte jusqu'à une heure de l'après-midi à l'Henchir-es-Sioiida. Cet henchir occupe un espace qui peut être évalué à deux kilomètres de pourtour, l'ne quantité de gros blocs v parsèment un champ et un épais fourré de cactus. Deux grandes enceintes semblent avoir été, l'une un poste militaire, l'autre une église chrétienne. Je copie sur deux pierres tumuiaires les deux inscriptions qui suivent :

D ■ M • S GESSIVS AEV AGIVS • VIXIT ANNIS LXXII

EM VIA • SEQV DAVIXANNIS

A trois heures, nous traversons l'oued ttou-Driuss, appelé aussi Oued-er-ltemel ; c'est un affluent de l'Oued-el-Hatab.

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