PIAE- POS
Sur une pierre tumuluire :
D • M • S F LAV I A • S EC V R E QVIXITANNISXVIII
H • S I T V S (sic)
Ces différents blocs prouvent que, soit pour bâtir, soit pour réparer la citadelle, on avait, sans respect pour les sépultures, enlevé à la nécropole antique quelques-uns des matériaux dont on avait besoin.
Ailleurs, sur une espèce de longue dalle placée horizontalement pour former avec d'autres le plafond d'une chambre, je remarque les lettres suivantes en caractères hauts de vingtsept centimètres :
AX
1 L. Renier, Imcript. de l'Algérie, p. 380, n° 3300.
a S. Grenv. Temple, t. II, p. 3Î7, n» 101. — L. Renier, Imcript. de V Algérie, p. 381, n* 3311.
A quelque distance de là, un bloc semblable et renversé à terre m'offre les deux lettres :
SI
Elles ont la même forme et la même hauteur que relies du numéro précédent. En les préposant à celles-ci, on obtient
SIAX
Peut-être, sur un troisième bloc que je n'ai point retrouvé, lisait-on autrefois en caractères identiques les lettres
et alors on avait le mot complet
SIPHAX
mot qui rappelle le nom d'un prince numide bien connu.
J'aime mieux, en effet, supposer la disparition d'un bloc revêtu de ces deux lettres, que de voir, avec sir Grenville Temple', dans l'A du n° 142, telle que cette lettre est figurée sur la pierre, un monogramme renfermant à la fois les trois lettres P, H et A.
Plusieurs constructions étaient contenues dans cette enceinte, et entre autres, une église dont l'abside est encore assez bien conservée.
Un palais est aussi attenant à la citadelle, et semble accuser une date antérieure à la sienne. Sa longueur est de soixante-dix pas, et sa largeur de quarante. L'une de ses façades est percée de cinq grandes fenêtres rectangulaires. L'intérieur en est complètement détruit.
1 S. Grcnv. Temple, t. Il, p. 211.