‹ Voyage archéologique dans la régence de TunisChapitre 234 sur 268 · CHAPITRE QUARANTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUARANTIÈME

Henrliir-el-Begar. — Découverte d'une inscription qui semble prouver que c'est l'ancienne ville Ad Casas. — Ilenchir-Dougga dans le Sraa-Ouartan; c'est probablement l'ancienne Tucca TerebinUiina.

Le vent est d'une violence extrême et retarde notre marche. Nous nous avançons dans la direction du nordouest, à travers une plaine immense légèrement accidentée et en grande partie inculte.

A midi , nous parvenons à l'henchir Girgir. C'est une enceinte longue de trente pas et large de douze, qui s'élève sur un monticule isolé. Construite avec de gros blocs antiques, elle ne parait pas néanmoins remonter au delà des derniers temps de l'époque byzantine; elle avait pour but, évidemment, de commander la plaine et devait avoir une destination militaire.

Nous faisons halte une demi-heure en cet endroit.

A une heure trente minutes, nous rencontrons d'autres ruines, connues sous le nom de Maserek-ech-Chems. Je remarque d'abord une enceinte bâtie avec de gros blocs rectangulaires. A côté est une fesguia ou réservoir antique de

forme circulaire, destiné à alimenter d'eau ce poste militaire. Une seconde fesguia, également circulaire, avoisine celle-ci; ù l'entour gisent les débris d'un ancien village complètement détruit.

A deux heures trente minutes, nous traversons l'oued Emsaël; il serpente en certains endroits resserre entre des rives escarpées et rocheuses; ailleurs, son lit s 'élargit et ses rives s'aplanissent; elles sont bordées de pins et de gencvriers, tantôt cluir-seinés , tantôt formant des fourrés épais.

A quatre heures, nous nous arrêtons dans un douar des Oulad-Omran , où nous passons la nuit.

30 avril. •

A cinq heures du matin, nous poursuivons notre route dans la direction du nord.

Après avoir franchi, à cinq heures quin/e minutes, l'oued Emsaél , nous rencontrons l'henchir Emsaël. On y trouve une construction rectangulaire longue de vingt pas sur douze de large et formée de gros blocs, plus ou moins bien équarris, comme la plupart des enceintes de ce genre qui, de distance en distance, jalonnent en quelque sorte tout l'intérieur de la Tunisie. Près de là gisent les ruines d'un petit village et s'élève un marabout consacré à Sidi-Munsour.

Six kilomètres plus loin, au nord -nord -est, nous fuisons halte un instant, pour abreuver les chevaux à l'une des sources de l'oued Emsaël; l'eau en est presque tiède, comme celle de l'oued Sbéitlu.

A sept heures cinquante minutes, nous passons a côté d'un henchir peu important, dont personne ne peut m'indiquer le nom. La route ou plutôt le sentier que nous suivons, traverse un bois de pins et de genévriers.

A huit heures quarante-cinq minutes, nous parvenons à l'Ilenchir-el-Begar.

Des ruines assez considérables couvrent en cet endroit

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