CHAPITRE SEPTIÈME
« Dans l'intérieur de la ville, dit-il ', est situé le Mahrès-er- Ribat, bâtiment grand comme une ville et entouré d'une forte muraille ; il sert de retraite aux hommes qui pratiquent la dévotion et les bonnes œuvres; ce inahrès renferme une seconde forteresse nommée el-Kasbah, et se trouve dans la partie septentrionale de la ville, immédiatement à côté de l'arsenal. »
Je ferai observer ici en passant, que dans les premiers siècles de l'islamisme une ligne de ribats couvrait les frontières de l'empire musulman. On les désignait ainsi, parce qu'ils servaient à lier ensemble (rabat) les territoires les plus exposés aux attaques de l'ennemi. La garnison qui les occupait était ordinairement composée de volontaires. Les disciples de Mahomet qui , pour s'attirer les grâces du ciel , s'y renfermaient pendant un temps plus ou moins long et s'y livraient à la fois aux exigences du service militaire et aux pratiques de la dévotion , prenaient le titre de morabet , mot dont les Européens ont fait marabout.
Le Kasr-er-Ribat de Sousa , avant de devenir un monastère et un fort musulman, a dû, je pense, être une forteresse byzantine, comme semble l'indiquer le caractère de sa construction.
1 Descript. de l'Afrique septentrionale, p. 87.
9 fcvrier.
Je copie et j'estampe plusieurs inscriptions latines qui me sont signalées par M. Espina.
Sur une colonne milliaire qui se trouve dans un médrécé ou école :
I M P • CAESAR • M • AV RELIVSANTONINVS PIVS AVGPARTHICVS MAXIMVSBRITANN MAXTRIBPOTXX CONSVLIIII • PAT- PAT RESTITVIT
(Estampage.)
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Sur la face principale d'un piédestal de marbre blanc appartenant à M. Espina :
L TERENTIO AQVI LA E G R ATT I A N 0 QVAESTORI PRO VINCIAE AFRICAE AMICI OB PAR E M IN VNIVERSOSAEQVI