‹ Voyage au Cambodge; l'architecture khmerChapitre 24 sur 42 · SOUTH KENSINGTON MUSEUM · texte numérisé non relu

SOUTH KENSINGTON MUSEUM

Art bouddique (Ie* siècle). — Bhopal (Inde centrale).

Dans le petit tope de Sancki, on peut citer un personnage encadré dans une niche ogivale surmontée de rinceaux; dans le grand tope : un éléphant coiffé d'une sorte de serre-tête et portant des clochettes (comme certains éléphants des bas-reliefs de Baion) ; des bijoux, des colliers, des pendants d'oreilles analogues à ceux du Cambodge . Ces ressemblances de détail sont d'ailleurs les seules qu'il y ait à signaler entre ces édifices khmers et les topes indous qui appartiennent à des arts essentiellement différents.

Nous avons cité déjà (p. 350) la statue désignée ainsi: « Marble figure of Buddka, oldhinda work (époque inconnue) ». — Cette pièce a plus de naïveté, moins de raideur et de dureté que n'en ont ordinairement les sculptures indoues : le bouddha a la taille fine, les épaules larges et la tête ronde, particularités caractéristiques du Préa Pout khmer. Divers détails accessoires des personnages, tels que l'allongement des oreilles et les cylindres passés dans l'ouverture du lobe inférieur; les bijoux, les chasse-mouches, les guirlandes ; la coiffure des femmes ; le trône de lotus et enfin le nain qui supporte le dieu, augmentent l'analogie de cette stèle avec les représentations analogues du Cambodge.

Dans le « South Kensington Muséum » se trouve encore une remarquable statue dans l'attitude du Bouddha et dont la tête est entourée d'une sorte d'auréole de feuillage. Cette statue est adossée à une stèle plate terminée en ogive, genre de stèle que Ton rencontre souvent dans les temples du Cambodge ; les feuilles de l'auréole sont d'un dessin identique à celui de petites feuilles khmers.

Cast ^reproduction moulée) from the Ambernath temple. — Bombay, Hîndu, IXa siècle (N°* 72-399 à 72-415).

Rosaces ornées de pétales de lotus; frises chargées de rinceaux de feuillage enroulés autour d'oiseaux.

71-405. — Un dieu dans l'attitude de la danse est placé au milieu d'un encadrement de rinceaux dont le plus élevé renferme un saint en prière assis sur une fleur de lotus ; en bas, deux lotus à trois feuilles laissent échapper des rinceaux enchevêtréstle dragons à trompe relevée; le tout présente de grandes analogies avec l'ornementation khmer.

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