Tête de dragon à corne ou à trompe
246. — Gardiens d'escalier debout sur un socle orné de têtes humaines, de même que le soubassement du Bouddha géant de Phnom Goulen. Animaux fantastiques aux ailes étendues formant cariatides le long d'une muraille (du temple de Brambanan probablement). Ornements d'un Ganesa formés de cercles régulièrement enchevêtrés avec fleur centrale. — Ornements de même genre sculptés sur une statue de Yichnou. Au Cambodge, beaucoup de piliers ou de pilastres sont recouverts d'une décoration pareille.
302. — Coiffures et bijoux d'un personnage; rinceaux en ogive encadrant sa tête.
Temples de Brambanam (1098).
Ces temples sont formés d'un sanctuaire en croix dont chaque face présente une niche abritant une statue aux jambes croisées. En dehors et à une certaine distance du sanctuaire, règne une suite de petites cellas disposées de manière à l'entourer comme d'une enceinte carrée. — Nous avons fait ressortir plus haut (à propos de l'architecture djaïne de l'Inde) l'analogie que présente cette disposition avec celle de certains temples khmers dont les santuaires sont souvent en croix (Voy. sur le plan, p. 301, le sanctuaire de Ta-Kéo) et qu'entourent des chapelles disposées par carrés successifs (comme à Bakeng).
D'après Fergusson les temples de Brambanam, dont la destination n'est pas connue, appartenaient vraisemblablement à la religion djaïne.
Les temples désignés par le même auteur sous le nom de « Tree Temples » ont pour plan des croix dentelées, ils sont pyramidaux à étages; leurs gradins sont parfois soutenus par des oiseaux fantastiques (garoudas). L'analogie qu'ils présentent avec certaines pyramides khmers est complétée par la présence d'un puits central, carré ou rond; toutefois le puits est ici plus large et s'évase par le bas, tandis que les puits des pyramides cambodgiennes ont un diamètre constant. Les temples de cette catégorie, à Java, n'ont été qu'imparfaitement étudiés : celui de Papor semble avoir été entouré de galeries ornées de sculptures, ce qui lui donnerait une ressemblance de plus avec certaines pyramides du Cambodge *. — Celui de Troumpang était surmonté d'un temple à cella.
Des temples d'une autre sorte sont formés de terrasses étagées avec plate-forme supérieure, simple dans les uns, chargée de constructions diverses dans les autres : ici encore la cella centrale a pour plan une croix dentelée, avec complications et arrangements identiques à ceux des tours w centrales de Banone, de Ta-Kéo (Voy. p. 301), etc. La
1 On se souvient que le massif pyramidal de Léley est placé au centre d'un entourage de galeries.
cella du sanctuaire est de plus surmontée d'un toit en pierre à étages.
De même que les pyramides à terrasse du Cambodge, ces sortes de constructions tantôt s'élèvent en plaines, tantôt s'appuient sur la pente d'une montagne.
Sur le soubassement d'un temple de Pànataram (appelé Serpent Temple par Fergusson), s'allonge en manière de moulure un serpent analogue à celui qui rampe sur la marche inférieure de l'îlot de Nirpone ' : ce dernier est polycéphale, tandis que le reptile de Pànataram n'a qu'une tête.
Dans un autre temple du même district, le soubassement est orné d'une tortue et d'un double serpent dont les têtes se réunissent pour former l'entrée occidentale. — Les nagas à double tête de Nirpone sont disposés de la même manière ; mais là l'entrée regarde l'orient.
Citons enfin, à Java, les grottes ou chapelles taillées en dôme à l'intérieur et renfermant une statue, unlingam, un piédestal ou même un simple cube de pierre (voy. p. 397 ce qui a été dit au sujet de Ka-Kéo).