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sans quoi 1l est impossible qu’ils puissent se soutenir.
» Î ÿ aurait de grands abus à réformer au Canada. 11 faudrait commencer par empêcher les ecclésiastiques de faire des visites si fréquentes chez les habitans, dont ils exigent mal à propos la connaissance des affaires de leurs familles, jusqu’au moindre détail, ce qui peut être assez souvent contraire au bien de la société, 1] faudrait surtout empêcher que les gouverneurs , les intendans, le conseil souverain , l’évêque et les jésuites, ne se parlageassent en factions , et ne cabalassent les uns contre les autres ; car les suites ne peuvent être que pré-
judiciables au service du roi et au repos public. »
Parmi les institutions de Quebec, liées avec V'Éolise romaine, on compte uh séminaire assez semblable dans son organisation à celui de Montréal, un Hôtel-Dieu, un couvent pour les pauvres malades, et le couvent des ursulines qui se consacrent principalement à l'éducation des jeunes filles. |
On dit que ces dernières religieuses ont la règle la plus sévère de toutes celles du Canada,
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VOYAGE AU CANADA. 99 et ce ne fut pas sans quelque difficulté qu’un ami me procura la permission de visiter leur couvent, Toutefois cet embarras fut occasionné en partie par l'absence de monseigneur l’évêque de Quebec, qui, en général, est disposé à graüfier la curiosité des étrangers.
Le couvent des ursulines, de même que la plupart des maisons religieuses qui furent érigées par les Français , est bâti en forme de carré creux. Une petite chapelle y est contiguë; elle est ouverte au public, mais un rideau suspendu derrière une grande grille, cache les religieuses aux yeux du vulgaire.
À la principale porte du couvent, il y a un portique avec un tour, par lequel on fait entrer et sortir les objets de peu de volume, et par lequel aussi on distribue les aumônes üiix pauvres.
À yant sonné la cloche, ce tour fat tourné à moitie , et laissa une petite ouverture qui nous permit d’apercevoir dans l’intérieur du bâtiment trois religieuses. Nous leur remîmes notre permission d'entrer ; elles nous dirent que le père était au confessionnal , et ‘qu’elles nous priatent de vouloir bien attendre son retour.
Cet ecclésiastique arriva au bout de quelques minutes ; il entra dans le couvent par un passage particulier ; ensuite on ouvrit la grande porte, et nous fûmes admis. La supérieure nou: attendait : c'était une femme d’une figure agréable et fraîche, d’une taille au-dessus de la moyenne, d’un maintien imposant, et qui paraissait avoir une quarantaine d’annéss. Quand on se fut salué respectivement , Madame la supérieure m’adressa la question ordinaire: « Parlez-vous français, Monsieur »? Reconnaissant que je ne m’exprimais qu'avec une certaine difficulté, elle me parla anglais avec tani de facilité et de pureté, que je ne pus m'empêcher de soupçonner qu’elle appartenait à une famille anglaise. Les religieuses de ce couvent sont au nombre de quarante-cinq , indépendamment de la supérieure.
On nous conduisit d’abord dans le chœur des religieuses, qui est très simple ; il y a un autel, il est orné de quelques peintures ; ensuite on nous fit entrer dans «une espèce de salle, où toutes les religieuses, à l’exception de celles qui étaient occupées dans la classe, se trouvaient rassemblées pour nous recevoir ; elles étaient rangées en ligne, en face de la porte, et dès que nous
entrâmes, elles nous saluërent en souriant de la manière la plus gracieuse , sans aucun air de gène ni de gravité. Au bout de la ligne je remarquai quatre jeunes religieuses qui avaient des voiles blancs ; c’étaient des novices. Le père D... nous apprit qu’elles conservaient ce costume pendant deux ans, avant de prononcer leurs vœux et de prendre le voile noir. Trois autres religieuses avaient accompli cette cérémonie peu de temps auparavant. On m’apprit que ces trois dernières n'étaient âgées que de dix-huit à vingt-quatre ans; elles ne semblaient nullement tristes , elles riaient et parlaient aussi gaîment que les autres : les quatre novices étaient les plus sérieuses; de même que leurs compagnes, elles nous saluérent, mais leurs visages ne se déridérent pas.
La mise des ursulines me parut lugubre ; leurs longues robes de serge noire , leur voile noir, leur b:ndeau, leur guimpe, tout cela me parut bizarre ; on aperçoit à peine la figure de la religieuse. Quelques-unes avaient une ceinture de cuir, à laquelle pendaient un chapelet et une croix. Du reste, ces religieuses avaient l'air plus intéressant que les sœurs grises de Montréal.
Quelques-unes des jeunes sœurs auraient pu certainement passer pour très jolies, sans leur habilement funébre ; d’autres ressemblaient à des granud’mères; d’autres enfin, et Madame la supérieure en particulier, avaient des traits
agréables et le maintien de femmes de qualité.
Une demi-douzaine de religieuses nous accompagna dans nos courses d’un appartement à un autre, et chacune paraissait très disposée à nous parler, Nous vîimes l’école ; elle est composée de trois pièces; deux religieuses dans chacune donnent des lecons aux jeunes filles; cellesci, très proprement mises, étaient occupées à leur ouvrage. Deux classes sont consacrées à l'éducation des filles pauvres qui ne paiert qu’une somme modique. Partout où nous entrâmes, les jeunes filles se levèrent de leur siége, nous firent la révérence, et restèrent debout jusqu’à ce que nous fussions sortis. En allant d’une classe à une autre, nous traversämes un jardin assez grand ; le mur qui l'entoure n’est pas très haut, et si les religieuses voulaient s'échapper , elles pourraient l’escalader aisément.
On nous mena ensuite à la cuisine, où il y a
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VOYAGE AU CANADA. 103 une poinpe; la cheminée est d’une très grande dimension, et ressemble un peu à celle des chàteaux du moyen âge en Europe. Le réfectoire est très propre; de longues tables de bois de sapin règnent dans toute sa longueur, de chaque côté. Deux religieuses, à tour de rôle, servent les autres. En passant dans une galerie qui, je crois, conduit aux cellules où couchent les relisieuses, je remarquai, sur chacune des portes, une inscription en français, et entre autres, celleci : « Pour un moment de travail, une éternité » de repos. » Quand nous sortimes, les reltsieuses nous offrirent de petits ouvrages en écorce de bouleau ; j'en achetai quelques-uns.
Il y avait à peu près une heure que nous étions dans le couvent, lorsque le son d’une cloche se it entendre. Le père D... nous dit que c’était pour nous le signal de la retraite : les religieuses nous conduisirent à la porte ; j’essayai de l’ouvrir, elle était fermée à clef. La supérieure, avant de donner la clef, plaisanta de la manière la plus aimable sur la position extraordinaire dans laquelle nous nous trouvions. On se sépara de la manière la plus polie et la plus gracieuse : à la vérité nous ne nous primes pas réciproquement
la main; mais jamais dames n’ont dit avec plus d’aisance et d’amabilité, « Bonjour, Messieurs,
bonjour. »
Lesursulinesont des revenus en fonds de terre, indépendamment de ce qu’elles reçoivent pour l'éducation des enfans. Toutefois ces ressources ne suffisent pas pour leur entretien , et le jardin, leurs ouvrages à l'aiguille , et la pâtisserie, com-
plètent ce qui leur est nécessaire.
On est tenté de se demander quel motif peut engager ces pauvres créatures à choisir ce genre de vie, et comment il est si aisé de retenir un si grand nombre de religieuses, sans la possibilité d’avoir recours aux moyens de contrainte. Mais on oublie que la religion romaine est le plus fort instrument de prosélytisme qui ait jamais été inventé, et que la confession auriculaire donne aux prêtres un si grand pouvoir sur l'esprit craintif de leur troupeau, que, lorsque cette disposition n’est pas combattue par les lumières naturelles ou acquises, c’est-à-dire par la sagacité et par l’éducation, il n’est aucune action à laquelle le conseiller spirituel, s’il en a le dessein , ne puisse porter son pénitent. Si les parens désirent qu’une de leurs filles prenne
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le voile, ils n’ont besoin que de ‘:ssurer de la coopération de son confesseur , et il est presque impossible que leur projet ne réussisse pas. L’autorité paternelle combinée avec la menace du déplaisir du Tout-Puissant , et les terreurs du purgatoire, enfin aidée de l'influence de l’exemple, et l'attrait d’une réputation de sainteté, forme une masse de résistance terrible contre linclination d’une pauvre fille pour la vie sociale ; si elle est laissée seule pour soutenir le combat, il n’y a guère de chance de succès pour elle.
Il est très probable que l’on emploie rarement ce système de terreur ; les religieuses n’ont besoin que d’elles-mêmes pour trouver de nombreuses recrues. A peu près cent cinquante jeunes filles reçoivent d’elles leur éducation; les unes comme pensionnaires, et celles-ci sont , par conséquent, presque entièrement séquestrées de toute autre société. En élevant les jeunes filles, les religieuses gagnent naturellement leur affection, leur enseignent à penser comme elles pensent elles-mêmes, et à adopter, sur le monde et ses affaires , les opinions dominantes dans le cloître. La tranquillité et, probablement, l’har-
monie apparente qui règnent dans la commu nauté, ont du charme pour les enfans; et les principes faux, mais trompeurs, avec lesquels le système s’identifie, se réunissent pour influer sur la décision des jeunes filles. Celles qui prennent le voile sont, on le conçoit, comblées d’éioges ; leur exemple est recommandé : la contagion se répand; des liaisons d’amitié contractées de bonne heure entre les pensionnaires contribuent à augmenter le nombre de celles qui se dévouent ; et le célibat et la retraite deviennent l’objet des désirs ardens de quelques
jeunes cœurs, tout comme les plaisirs et la pa-
rure le sont pour d’autres. Je voyais souvent
une famille où il y avait plusieurs filles ; l’une
à d'elles, vive, aimable, jolie, et âgée d’environ li douze ans, me fut indiquée, par son frère, conne b destinée à être religieuse. Elle passait la plus
grande partie de son temps dans un des couvens, | 1 et en parlait commede l’objet de son inclisation. d Je ne puis dire si ses parens parlaient sérieuse - : ment à ce sujet ; mais une de ses tantes est reli- q gieuse, et je ne regarde pas comme improbable 6
qu’elle suive son exemple.
IL n’est pas aisé de s’assurer si, après avoir pro-
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noncé leurs vœux définitifs, les religieuses ne s’en repentent jamais. Probablement cela n’arrive pas au plus grand nombre : toutefois je ne puis m'empêcher de croire que quelques-unes regrettent ce qu’elles ne peuvent annuler. Si leur résolution a été produite par une cause ‘soudaine et peut-être imprévue, le temps rappellera nécessairement des idées, et excitera des angoisses aussi vives qu'inutiles. Qu'il est digne de compassion, le sort d’une pauvre créature ainsi tourmentée ! Je ne puis pas dire que j'aie rien vu qui soit propre à confirmer cette opinion; mais d’après quelques mots de conversation d’une des personnes qui m’accompagnaient avec une jeune religieuse du couvent des ursulines, je suis enclin à supposer qu’elle aurait bien voulu en être dehors.
Pour quiconque n’a pas vu le Saut du Niagara, le Saut de Montmorency , éloigné de 7 milles de Quebec, doit être un objet intéressant. C’est une excursion à la mode ; je résolus de ia faire, quoique j'eusse contemplé la merveilleuse chute du Niagara.
On sort de Quebec par la porte de Saint-Jean, on traverse la rivière Saint-Charles, puis on suit
la route qui longe la rive gauche du Saint-Laurent. À sa gauche on a de vastes prairies qui paraissent très grasses; à droite on a, jusqu’à une certaine distance, une grande baie, puis le bras septentrional du fleuve, et au-delà l’île d’Orléans. A trois quarts de mille de Quebec, on passe par le village de Beauport, où le terrain commence à monter graduellement. Beauport contient à peu près quatre-vingts maisons, la plupart en pierre, et une église romaine avec trois clochers couverts en fer-blanc. Tout près du village, une petite rivière du même nom, qui verse ses eaux dans le Saint-Laurent, met en mouvement des moulins à farine et à graine
de lin. Le terrain s’élève rapidement et atteint u à une hauteur de deux cents à trois cents picds le au-dessus du fleuve. d
Le Montmorency est un torrent bien peu considérable, si on le compare au fleuve puissant auquel il se réunit ; mais dans notre pays, où
| les rivières sont sur une échelle bien moindre, : is il passerait pour une des plus grandes. À peu de / 1f distance au-dessus du Saut, le lit de la riviére j 1 suit une pente très sensible, de sorte que le
courant acquiert une grande rapidité avant que
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l’eau se précipite du haut de l’escarpement. On dit que la hauteur de la chute est de deux cent quarante pieds ; je n’ai eu aucun moyen de constater l’exactitude de cette estimation; mais à en juger d’après l'impression que mon œil a reçue, je suis disposé à supposer que cette chute n’est pas, à beaucoup près, aussi forte (1). Quoi qu’il en puisse être, c’est une belle cascade. L'eau se brise en écumant dés le sommet, et descend par une large nappe d’une blancheur éclatante, en envoyant en l’air de grandes colonnes de brouillard humide.
Au-dessous est une espèce de bassin semicirculaire, et d’une étendue considérable, entouré de rives rocailleuses et escarpées, entre lesquelles l’eau devient unie et tranquille avant d’entrer dans le Saint- Laurent. Le bord de la
(1) Le voyageur écossais a eu raison de douter que l'évaluation de la hauteur de cette chute fût exacte. Le père Charlevoix, qui l'avait observée, ne l'estime qu’à 4o pieds. Or, ce missionnaire avait le coup d’œil fort juste. Avant lui, on donnait 600 pieds de hauteur au Saut du Niagara ; il jugea qu'il en avait à peu près 150; et l'on a reconnu qu’il ne s'était pas trompé.
rive gauche est garni de bois touffus; sur la rive droite, on en a coupé une portion considé-
rable. Le lit de la rivière est d’un rocher grossier
et très dur ; on voit sur chaque rive une couche
supérieure de calcaire, à travers laquelle les
eaux du Montmorency paraissent s’ètre ouvert un canal.
La main infatigable de l’homme a récemment
produit de grands changemens dans ces lieux.
Un propriétaire du terram voisin a construit un
très grand moulin à scies sur les bords du Saint-
Laurent. Pour faire aller la roue immense qui
met ces scies en mouvement, il a dérivé une portion de l’eau du Montmorency, en la prenant au-dessus de la chute , et l’a conduite, par une route sinueuse , le long de la pente de la colline. Cet ouvrage a dù exiger un travail prodigieux, et coûter de grosses sommes; car, pour atteindre au but désiré , 1l a fallu creuser, dans le roc vif, un canal qui a près de sept pieds de hauteur, et cinq pieds de largeur, en laissant au-dessus une masse de rochers d’une douzaine de pieds ; là, une écluse fixe la quantité d’eau que Pon veut laisser passer. La pente de la colline est si roide, qu’il a fallu beaucoup d’art pour modérer Pim-
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péluosité du courant dans sa descente vers la roue, On essaya d’abord d’un canal sinueux , creusé dans la terre; mais la force prodigieuse du courant mina les bords par-dessous. Il n’aurait pas tardé à enlever une partie considérable de la surface; on fut donc obligé de placer, dans l’intérieur du canal, un conduit solide en bois, disposé en zig zag, par lequel l’eau descend depuis le bord de la colline jusqu’en bas, où elle entre dans le canal naturel d’un ruisseau rapide; puis elle finit par se précipiter sur les larges côtes de la grande roue.
Le moulin à scies que ce torrent met en mouvement, est, je crois, un des plus grands de V’ Amérique, et, par conséquent, du monde, C’est un immense bâtiment en bois, suspendu sur le bord du Saint-Laurent, vers lequel descend un plan incliné; les blocs qui doivent être coupés, sont enlevés du radeau par une mécanique, et amenés le long de ce plan incliné. La pièce de bois, après avoir été coupée de la longueur que l’on veut donner à la planche, est fixée dans un châssis, et présente une de ses extrémités aux dents dés scies ; la mécanique la fait avancer de leur côté, jusqu’à ce qu’elles l’aient partagée jns-
qu’à son extrémité opposée. Il y a quatre châssis, garnis chacun du nombre de scies nécessaire pour diviser le madrier en un certain nombre de planches. Ces scies montent et descendent perpendiculairement avec tant de vitesse, qu’un madrier long de douze pieds est coupé en planches en cinq minutes. Les chàssis des scies sont en bois de pin, le plus tendre possible; car le frottement est si considérable , qu’un bois plus dur prendrait feu inévitablement. Quand je vis cette machine, les châssis fumaient beaucoup, et, malgré toutes les précautions que l’on prend de les tenir bien graissés, quelquefois ils s’allument. Au printemps et en automne, le fleuve, dans le voisinage du moulin, est généralement couvert de trains de madriers, et des navires sont constamment occupés à charger des planches et des poutrelles.
Les hauteurs de Montmorency sont fameuses par l'attaque infructueuse de Wolf, quelques jours avant de débarquer aux plaines d’Abraham. Le propriétaire du moulin, en creusant le canal de sa prise d’eau, rencontra un grand nombre de boulets et d’obus de différentes dimensions. Les Français étarent retranchés sur les
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hauteurs ; pendant qu'un corps considérable d'Anglais escaladait les collines, pour essayer d’emporter d’assaut leurs ouvrages, les vaisseaux embossés dans le fleuve, afin de couvrir lattas que des troupes de terre, et de partager l’atten tion de l’ennemi, làchaient des bordées. Mais la position des Français était trop forte pour les soldats de Wolf; près de 6oo hommes, la fleur de son armée, périrent; il fallut abandonner l'entreprise.
Du sommet des hauteurs , au-dessus du moulin, on a une belle perspective de Quebec et du fleuve. La moitié septentrionale de l’étendue semi-circulaire du promontoire rocailleux, et sa portion qui s'incline vers la rivière Saint-Charles, se présentent aux regards. La surface de la partie du rocher, sur lequel la ville est située, s’abaisse de inanière que l’on peut la voir presque entièrement ; et l’on distingue bien les toits en fer-blanc qui s'élèvent à mesure qu’ils s’éloignent de l’œil du spectateur ; au-dessus, dominent les clochers , le télégraphe et le mât du pavillon. |
Au-dessous de l’escarpement, se prolonge le quartier de la ville , voisin de la rivière Saint: