partie de sa vie parmi les Indiens, comme mis
154 J. M, DUNCAN, sionnaire, el a eu par conséquent la facilité de bien étudier leurs mœurs (1).
À l’iustant où cette feuille venait d’être imprimée, j'ai eu le plaisir infini de faire la connaissance de M. Jean Hunter, qui a publié le récit de sa captivité chez les Indiens, depuis son enfance jusqu’à l’âge de dix-neuf ans. Les tribus parmi lesquelles il a passé sa jeunesse, habitent à l’ouest du Mississipi; quelques-uns de leurs usages différent de ceux de la nation Lénapé. Quant aux traits plus essentiels de la croyance
religieuse et du système social, les deux peuples
offrent une ressemblance remarquable.
Quiconque connaît l’histoire de M. Hunter, ne peut converser avec lni sans être étonné de l'étendue de ses connaissances et de la vigueur de son esprit. Il est dans une position singulière ,
(1) Cet ouvrage, intitulé Histoire, mœurs et coutumes des nations indiennes qui habitaient autrefois la Pensylvanie et les Etats voisins, a été traduit en français par M. le chevalier du Ponceau , un de nos compatriotes, qui est membre de la Société philosophique d'Amérique, établie à Philadelphie. La traduction de M. Duponcean 2 été imprimée à Paris, en 1822. (Note du traducteur.)
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relativement aux blancs et aux Indiens. Probablement aucun blanc m'a jamais eu autant la possibilité d'opérer un changement avantageux dans la condition des aborigènes qui existent encore en Amérique, et nous ne pouvons nous empêcher de nourrir espoir que beaucoup de bien s’opérera par son moyen. C’est un homme
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modeste, simple, taciturne ; il reconnaît ce qu’il y a de vicieux, et surtout de malheureux dans la manière de vivre des sauvages. Les sentimens exaltés, les notions religieuses, le lnngage poétique qu’il leur attribue, ne surprendront que ceux qui n’ont pas lu l’ouvrage de M. Heckewelder. Les récits de ce dernier, plus ‘rois, plus prosaïques , s’accordent au fond avec ceux de M. Hunter. Celui-ci se propose, après être retourné dans les États-Unis, de réunir sur les
bords du Mississipi autant de sauvages qu’il f À je . L . L Î
pourra, dans l'intention de les civiliser. I] se re- ! . CR Ÿ
garde comme un instrument choisi par la Pro- À L L vidence pour sauver les restes des hommes !
rouges (1). |
(1) Le livre de M. Hunter est intitulé: Mæœwrs et
Le voyageur, en quittant Montréal, traverse le fleuve dans une pirogue, et débarque à Longueil. Le Saint-Laurent a, dans cet endroit, à peu près 2 milles de largeur. La force du courant qui se
précipite à travers les îles, rend le passage ennuyeux. Sainte-Hélène, la plus grande de ces iles, a été récemment achetée par le gouvernement, pour y faire bâtir des casernes où demeureront les soldats qui habitent actuellement à Montréal.
Une diligence va de Longueil à la Prairie, qui est à 7 milles plus haut sur les bords du Saint-
coutumes de plusieurs tribus indiennes visant à l’ouest
du Mississipi. — Philadelphie, 1823, 1 vol. in-8°.
Cet ouvrage, qui commence par la relation des aventures de l’auteur, mérite d’être traduit en français. Il forme comme une suite de celui d'Heckewelder, et complète nos connaissances sur les peuples qui habitent depuis les bords d° lOcéan atlantique jusqu'aux Monts Rocky.
Un autre Américain , Jean R. Jewitt, qui a été fait prisonnier par les sauvages de Nooïka-Sound, parmi lesquels il a vécu trois ans, a aussi publié Le récit de
son séjou® parmi eux.
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Laurent ; ensuite on traverse le pays jusqu’à Saint-Jean, sur la Sorel, à 12 milles de distance. Il y a aussi une route par Chambli, au lieu de celle de la Prairie; si le voyageur en a le choix, il doit la préférer, parce qu'il verra le fort Cham: bli, ouvrage des Francais, qui, long-temps négligé, a repris son ancien caractère, pendant la dernière guerre, et, en 1814, a servi de quartiergénéral à un camp de 6ooo hommes.
Le même jour de mon départ de Montréal, je in’embarquai à Saint-Jean, sur le Phenix, bateau à vapeur , destiné pour Whitehall, à l’extrémité méridionale du lac Champlain.
La Sorel doit son nom à celui de la ville qui s'appelle aujourd’hui William-Henri, et qui, dans le temps, entourait un fort bâti en 1665, par ordre de M. de Tracy ; il était destiné à défendrele pays contre les incursions des Sauvages; il fut nommé Sorel, d’après l'ingénieur qui surveilla sa construction.
A Saint-Jean, la Sorel a plus d’un mille de large; son cours y est assez lent, de même qu’à son embouchure dans le Saint-Laurent. À Chambli il est plus rapide ; là cette rivière coule avec
fracas sur un lit rocailleux , et forme un rapide
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