‹ Voyage au Canada [microforme] (volume 3)Chapitre 16 sur 39 · PROMESSE POLE · texte numérisé non relu

PROMESSE POLE

L appro- 1itures.

e autres )onibles

e nourn boisire avec tueuse.

ompose ns, tous erd , le lé, conutllis et uddings croules, les. Le e repas er n'est

portée ndique pnnaisne ob- ÉC par

LETIRE XXVII. 103

une expérience de tous les jours. Par exemple, entre les artisans, ceux dont l'éducation a été primitivement mieux soignée et plus libérale, ne sont jamais aussi cupides de gros gains que les individus dont les notions sont plus bornées , soit faute d’avoir reçu de l'éducation dans leur jeunesse , soit à raison de leur incapacité réelle d'acquérir des connaissances utiles. Cette circonstance se reproduit d'une manière frappante chez les Canadiens. Ainsi que je l’ai déjà remarqué, ils n’ont aucun goût pour la lecture ; et en supposant que, par miracle , il y en eût qui désirassent de s'’instruire, il faudrait une autre miracle pour les décider à bien apprendre à lire. Les hommes ne savent pas s’apprécier à leur juste valeur; et en conséquence, ils attachent trèspeu d'importance à l'instruction qu'ils pourraient acquérir. De là naît l’ascendant que les passions prennent sur eux : leur conception étant très- faible , ils se laissent aisément subjuguer. Les notions les plus erronées de l'indépendance individuelle sont greffées sur cette complète ignorance. On leur donne une portion de terre , qu’ils ont le droit d'appeler leur

104 LRTTRE XXVIL.

prop, et dont le produit suffit à leurs besoins : et parce qu'ils ne sont pas obligés d'importuner leurs voisins pour quelle chose que ce soit, ils ne peuvent pas concevoir pourquoi leurs voisins viendraient les importuner. Bientôt ils ressemblent au limaçon isolé dans sa coquille, et ils finissent par devenir aussi envieux que le dernier des misérables.

Cette nuance se montre si évidemment dans Je caractère national des Canadiens, qu'il est, selon moi, impossible à tout homme intelligent qui voyage dans le pays, de ne pas s’en apercevoir. Dans le fait , l'amour du gain est leur véritable dieu : ils lui sacrifient tout principe et toute vérité; et lorsque la religion ct la morale pure sont mises en opposition avec cette idole, elles sont regardées comme des objets de. nature secandaire, et entièrement subordonnées aux considérations terrestres.

Le plus fin , le plus adroit, est regardé , parmi les Américains , comme le plus honnèête.

Les Canadiens ne sont pas fort irascibles , et leur ressentiment ne les pousse jamais à de grands excès. Leur cœur froid est peu susceptible des impressions délicates de l'amour

Æ pos ns CE DM cr R Se de nine Fin A SC nc Lo ie us OS CS RS) ANAEN © RP CPE ESS Anne ÉSRRORRERT rE san PRES se Ê te LP M ee SDS PRE d 1 nr d'os ce A An PNR EE Éd LE LS BARRE Re en æ.

Tsunami Me

Oo © œ = nn = ©

S Se ©

eurs beés d’imose que ourquoi r. Piendans sa 1ssi en-

nt dans u’il est, intellipas s'en “ain est ut pringion et bn avec me des rement restres.

parmi ibles , s à de susnour

ee dors æ 4x

LA ét

et de lareconnaissance. Le défaut d’attraits, et

les dispositions yolages et peu chastes du beau sexe, ne sont guérepropres à exciter l'amour, et la reconnaissance a peu d'occasions de s'exercer en Canada. Aucun homme n’y à la plus légère obligation à son voisin. L'action de prêter et celle d'emprunter sont également inconnues dans ce pays : une faveur n'y est jamais accordée sans la perspective assurée d’une immédiate rémunération. Chaque chose a son prix déterminé. Si quelqu'un à besoin de la charrue , de la herse, du chariot ou du traineau de son voisin , ne fût-ce que pour une heure, illui est impossible de l'obtenir à titre de prêt ; mais il l’obtiendra facilement à titre de Jocation. Les hommes mêmes qui, dès leurpremière jeunesse ne se sont pas perdus de vue, sont si peu disposés à s'obliger sans une compensation actuelle , qu'un individu ne peut emprunter à un autre une bride, une selle, un harnais, ou tout autre objet, sans être convenu d'avance , non-seulement de payer tout le dommage qui pourra y être fait, mais encore de donner une certaine rétribution pour chaque jour qu'il lui conviendra de le

Page 1