‹ Voyage au Canada [microforme]Chapitre 17 sur 39 · NET TA TS ESS · texte numérisé non relu

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avec pluisir les résultats de l'amélioration que l'industrie humaine obtient dans plusieurs parties de ce district, sur les difficultés locales qu'elle éprouve. Déjà les champs ont commencé à prendre un aspect plus riant, les bois disparaissent , et quelques-uns des marais les plus aquatiques ont cédé à l'art et au travail de l’agriculteur.

Le village de Perth, qui est le seul de quelque importance dans les établissemens militaires, a pris un accroissement rapide en étendue et en population. Il contient maintenant trois maisons consacrées au culte divin, une prison, un palais de justice, un marché et un grand nombre d'habitations particulières décemment bâties. Perth est le dépôt d’où tirent leurs provisions ceux à qui le gouvernement fournit des alimens et des avances pour l’agriculture. Plusieurs des officiers dont j'ai parlé plus haut, demeurent dans ce village et ses environs.

Ceux de nos compagnons de voyage qui s'étaient séparé de nous 4 La Chine, ainsi qu’on l'a vu dans une des précédentes lettres , ont fixé leur séjour dans le voisinage de Perth, je

crois dans le territoire de Goulburn. J'ai vu des lettres de plusieurs d’entre eux, dans lesquelles ils parlent de leur sol, comme très-fertile , mais aussi très-marécageux ; et malgré ce dernier inconvénient, chacun d’eux paraît parfaitement content de sa situation.

Ces districts sont cultivés par des hommes de différentes nations. Dans le comté de Gl{engary , les habitans sont presque tous Ecossais. Dans les établissemens militaires, la majorité est Irlandaise ; le reste Américains et Anglais. le long des bords du Saint-Laurent, depuis Glengary jusqu’à la ligne Orientale de Plattsburgh, les Américains, Hollandais et Allemands sont, pour la plupart, propriétaires du sol. Ces trois districts comprennent environ 55000 habitans.

La communication entre le Haut et le Bas- Canada, depuis Montréal jusqu'à Kingston, s'est opérée jusqu'à ces derniers temps, par la route du Saint-Laurent ; et comme le bord opposé de cette rivière faisait, pendant une grande distance , partie d'un pays ennemi, à l'époque de la dernière guerre , le transport des marchandises et des provisions pour les troupes

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s'effectuait avec beaucoup de risques et d’inconvéniens. Le défaut d'eau, dans la rivière entre les deux provinces, fournissait à l'ennemi des occasions très-fréquentes de s'emparer des provisions ct de nuire au commerce. Cbvier à ces graves inconvéniens a été long-temps l'objet des sollicitudes et de l'attention du Gouvernement. Après avoir formé plusieurs plans à ce sujet, il fut enfin arrêté d'améliorer la navization de l'Ottawas, ou Grande Rivière, dont les eaux se mélent à celles du Saint-Laurent, à un petit nombre de milles au-dessus de Montréal. Pendant plus de 120 milles, à partir de cette jonction jusqu'a Népéan, lieu où la communication par terre doit commencer , l'Ottawas est navigable, à l'exception d'une partie, dans laquelle se trouve un courant fort dangereux appelé le Long Saut. On l'évitera néanmoins par un canal de douze milles, dont six ou huit sont maintenant finis, sous Ja direction du Gouvernement. À Népéan, on à commencé une grande route militaire qui sera bientôt terminée : elle fournira alors une excéilente ligne non interrompue de plus de cent vingt milles d'étendue, à travers de belles

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