‹ Voyage au CongoChapitre 14 sur 48 · EN AUS · texte numérisé non relu

EN AUS

LÉ sont ouvertes. Nous sommes surpris de je voir s'arrêter aussitôt. Mais l’on ne tarde pas à comprendre que “ ces messieurs sont « de mèche ». L'un d’eux se porte 1 4 D diéreur de la totalité de la récolte, à raison de sept … francs cinquante le kilo ; ce qui peut paraître un prix fort raisonnable à l’indigène qui ne vendait le caoutchouc, ne encore, que trois francs ; mais à Kinshassa, où les commerçants le revendent, les cours se maintiennent … depuis quelque temps entre trente et quarante, ce qui laisse À une jolie marge. Que vont donc faire ces messieurs ? … Sitôt l'affaire conclue avec l’indigène, ils se réunissent à huis clos dans une petite salle, où commencent d’autres enchères, dont ne profitera pas l’indigène, dont ils sauront se partager entre eux le bénéfice. Et l’administrateur reste >. impuissant devant des enchères clandestines qui, pour | parättre illicites, ne tombent pourtant pas sous le coup de da loi, paraît-il.

: * Ges petits commerçants, jeunes pour la plupart, n’ont … souvent qu'une existence assez hasardeuse et précaire, sans . magasins propres et, partant, sans frais généraux. Ils sont venus dans le pays avec l’idée bien arrété d y faire for-

: De Fort- Sibut à Grimari, pays un peu monotone ; Sur

” ceux de plus de fe ans forment déjà de beaux ombrages: ; ee n'est qu'à cet âge que l’on commence à les saigner à des

| mais seulement à celui que les indigènes vont récolter en forêt, caoutha lchouc de rhizomes et de lianes,.

48 VOYAGE AU CONGG

Parfois un petit cours d’eau coupe la plaine, c’est alors, dans le vallonnement, un étroit rappel de forêt où règne une fraîcheur exquise. De très beaux papillons hantent les endroits ensoleillés des rives.

: Bambari, 3 octobre.

Bambari est situé sur une élévation de terrain d'où l'on domine toute la contrée, par delà la Ouaka qui coule à. trois cents mètres du poste, et que nous avons traversée en bac hier soir. Ce matin, visites à l’école et au dispensaire. C’est le jour du marché mensuel. Nous nous y rendons, curieux de voir si ces messieurs d'hier y viendrontet sile même scandale s’y reproduira. Mais aujourd’hui n’a lieu qe la pesée ; à demain les enchères. Le caoutchouc se payait ici seize francs cinquante le mois dernier, nous. dit-on. Mt 4°

; Marché de Bambari. s octobre.

Les enchères montent à 18 francs pour un caoutchouc : de qualité égale à celui que nous avons vu vendre 7 fr. 50. la veille. M. Brochet, représentant de la Compagnie du Kouango, important commerçant établi à Bambari, tient — tête aux trafiqueurs. L’un de ceux-ci, qui sait que Brochet désire la récolte et veut du moins la lui faire payer cher, pousse l’enchère. Mais Brochet abandonne brusquement, … et l’autre se trouve quinaud, car il èn a pour plus gros que sa bourse ; de sorte qu'ensuite il doit revendre le. tout à Brochet.

Bangassou, 8 octobre. |

Je n’ai pu trouver le temps de rien noter ces derniers jours. Le pays a changé d’aspect. De très étranges mame= lons mouvementent la plaine ; sortes de collines basses, régulièrement arrondies, dômes que M. Bouvet nous dit .… formés par d'anciennes termitières. Et je ne vois point.

EN AUTO Ua

# Puce autre e Héétibn donner à ces on Venents du sol. Mais ce qui me surprend, c’est de ne voir dans toute la contrée aucune termitière monumentale récente ; celles, immenses, dont ont pu se former ces tumulus, doivent, - désertées depuis longtemps, vraisemblablement être vieilles . de plusieurs siècles ; l’action des pluies n’a pu que très … lentement désagréger ces sortes de châteaux-forts ou de » cathédrales aux murs quasi verticaux et durs comme de la = brique, que j'admirais dans la forêt des environs d’Eala. … Ou bien est-ce là l’œuvre de termites d’une race différente ? » Et ces termitières ont-elles été de tout temps arrondies ?

. Toutes, pourtant, semblent déshabitées depuis longtemps. … Pourquoi ? Il semble qu’une autre race de termites à petites 4 constructions soit ici venue occuper le sol à la place dés 4 termites monumentaux. Certains de ces tumulus, que je …. vois un peu plus tard tranchés net pour laisser passer la - route, montrent leur mystère intérieur : couloirs, salles, etc... Je peste contre l’auto qui ne me laisse pas le loisir d'examiner un peu mieux cela.

… Tout le long de la route, sur un parcours de so kilomètres, suite presque ininterrompue de villages, et de ultures des plus variées : céaras, riz, mil, maïs, ricin, à “Hot coton É sésame, café, taro (grand arum aux rhi-

ha M nr Pr dif si T

PC RRRS RE

Page 1