CLIN TE
AUr Les ions de coton sont particulièrement intéressantes : e est un essai. Il réussit au-delà de toute espérance,
… … Les plantations de coton de la subdivision de Ouango, par exemple, 2 ont, à elles seules, couvert une superficie de 275 hectares, dont le Re rendement a été, pour cette première-récolte, de 44.018 kil.
… Trois tonnes 1/2 de graines suffisent à ensemencer 300 hectares.
- Les pluies continues, régulières, et sans tornades ont assuré le succès - de cet essai. Les rendements les meilleurs de beaucoup ont été obtenus sur. les terrains récemment défrichés et pris à même la forêt. Tandis que les cultures faites en savane donnaient un rendement de
ce
250 à ne kil. à l'hectare, telle petite plantation d'un hectare conquis
; Fe côtés Etdés “de usines la sen ‘allée de parc. Et, cachée à demi dans le feuillage trente metres environ, une hutte de roseaux en
route, forment un béton sans épis Aa les habite et les surpeuple n’est pas très belle; depuis deux ans seulement, elle vivait éparse d
sur la forêt, (à Biandé, sur la route de Foroumbala) a 1 Par contre, sur les terrains sablonneux, l'échec a été absolu.
ont égalé et même dépassé les meilleurs rendements américa Il faut reconnaître que les fibres de ce coton n’atteign longueur de celles du coton d'Amérique. Mais peut-être parl et un meilleur choix de grainés, y Pt encore une fois, qu'un premier essai. A Il est à noter — et ceci est très important — que ces cu
les travaux de défrichement, d’assolement, de plantaten fait du village entier, le champ a été, sitôt ensuite, partagé | à ce que chaque famille, si non chaque individu, se trouvât de tel lopin et prît intérêt particulier à le cultiver. HUE
Le paiement des produits, après vente, a été fait, non au ï ch de village, ainsi que le voulait d’abord la coutume, mais à chaque posse seur PES — avec ristourne Fe au chef & village
des premières cultures collectives, que les nn de ira laient : « les plantations-je-m’en-fous. » He 1. Les jeunes gens des Moroubas, qui reconnaissent : ve
EN AUTO D di ia Us femmes accourent, secouant et brinquebalant leurs E balloches ; le sexe ras, parfois caché par un bouquet de à * feuilles, dont la tige, ramenée en arrière et pincée entre : . les fesses, est rattachée à la ceinture, puis retombe ou … se dresse en formant une sorte de queue ridicule. Quan- … tité d'enfants ; certains, à l'approche de la voiture, courent . s'asseoir ou se coucher au milieu de la route ; par jeu ? par défi ? Bouvet croit à de la curiosité : « [ls veulent voir comment ça marche. »
… Le 6 nous avons couché à 20 kms de Mobaye, où nous " préférions ne pas arriver à la nuit. Devant le gîte d’étape de Moussareu, ahurissant tam-tam ; d’abord à la clarté de . photophores, tenus à bras tendus par nos boys ; puis au clair de la pleine lune. D’admirables chants alternés rythment, soutiennent et tempèrent l'enthousiasme et la frénésie du pandémonium. Je n’ai rien vu ‘ de plus décon- Certant, de plus sauvage, Une sorte de symphonie s'organise ; » chœur d’enfantset soliste ; la fin de chaque phrase du soliste se fond dans la reprise du chœur. Hélas ! notre temps est compté. Nous devrons repartir avant le jour. . Le 7, au petit matin, nous ne quittons ce poste qu'avec , . Mer d'y revenir dans quelques mois, à notre retour : d'Archambault. L’aube argentée se mêle au clair de lune. . Le pays devient accidenté ; collines rocheuses de 100 à : . 150 mètres de haut, que contourne la route. Nous + arrivons à Mobaye vers 10 heures.
Le poste est admirablement situé sur les bords du fleuve .… qu'il domine. En amont, les rapides de lOubangui, dont les . hautes eaux inondent presque, sur la rive belge, un charmant petit village de pêcheurs qu’abrite un groupe de palmiers.
are À Et nous ne verrons rien par la suite.
Le docteur Cacavelli nous fait visiter son dispensaire- « hôpital. Les malades viennent de villages parfois lointains se faire opérer de l’éléphantiasis des parties génitales, très fréquent dans ces régions. Il nous présente quelques cas monstrueux qu'il se dispose à opérer ; et l’ôn reste saisi de stupeur, sans comprendre aussitôt ce que peut bien être ce sac énorme, que l’indigène trimballe sous lui... Comme” nous nous étonnons, le docteur Cacavelli nous dit que les éléphantiasis que nous voyons ici ne pèsent sans” doute pas plus 30 à 40 kil. Les masses de tissu conjonctif hypertrophié, dont il débarrasse les patients, attei=… gnent parfois 70 kil., s’il faut l’en croire. Il aurait même opéré un cas de 82 kil. « Et, ajoute-t-il, ces gens trouvent encore le moyen de faire, à pied, quinze à vingt kilomètres pour venir se faire soigner. » J'admets, sans plus pouvoir comprendre. |
Un des malades de ce matin, tout jeune encore, a bte à de s’opérer lui-même et s’est abominablement charcuté, lardant de coups de couteau cette poche affreuse, qu'il croyait pleine de pus et espérait pouvoir vider.
— « Ce qu'il y a dedans ? Vous voulez le voir 2»
Et Cacavelli nous mène, près de la table d'opération, devant un baquet presque plein d’une sorte de maton sanguinolent et blanchâtre, premier résultat du travail de ce jour. Bien faite, nous dit-il, l'opération respecte et ménage: la virilité du patient, enfouie dans l’excès du tissu conjonctif, mais nullement endommagée. Et c’est ainsi que depuis” trois ans il a fait recouvrer la puissance procréatrice e 236 impotents. |
— « Allons, 237; approchez »… ie
Nous le quittons bien vite, désireux de garder quelque appétit.
| Sitét après D. re pour Pooutibals, Pays | mouvementé mais pas très intéressant. Le peuple des … villages traversés est laid. L’auto fait fuir quelques pintades.
Un effrayant orage menace ; mais se détourne au dernier … moment. Arrivée à Foroumbala vers $ heures. Poste -inoccupé:, belle position sur la Kotto ; quelques arbres ” admirables. Sur la place ombragée, dent le gîte d'étape, | les enfants de l’école ; comme on leur apprend à ‘filer,
ke chacun tient une petite quenouille d’où pend, comme une araignée au bout de son fil, la bobine qu'un coup de - pouce fait tourner. Tous en rang, le sourire aux lèvres,
on s'attend à les entendre entonner un chœur de Gounod.
… Puis, exercices de gymnastique sous la surveillance d’un maître indigène. Puis, foot-ball très joyeux auquel nous prenons part ; une orange tient lieu de or Ces CRIE parlent tous un peu le français. | |
Je les retrouve après diner qui dansent à la clarté dun feu de paille, avec les femmes des miliciens absents. Un de ‘es enfants, as très misérable, se tient dans l’ombre,
| indigène de quoi assurer la nourriture de ce petit paria pour huit jours; la femme a promis d'y veiller. Nous devons repasser par ici et saurons si elle a tenu sa promesse.
“ 1. Sur 31 postes de subdivision, que compte la colonie de l’'Ou= LL 22 restent inoccupés, faute de personnel suffisant. 2. Non point, semble-- il, en tant que (he mais parce qu'il
« cout la guigne » au village.
due.
Mais hélas! si l'enfant ne doit pas guérir, que sert de |
prolonger sa triste vie...
Le 8, sitôt au sortir de Foroumbala, traversée en barque …
de la Kotto débordée, Assez vastes champs de coton
coupés de champs de manioc, carrés et régulièrs comme nos cultures de France. Par places, quantité de gourdes parfaitement rondes, comme des coloquintes, de la grosseur d’un œuf d’autruche, jonchent le sol; sortes de
bas
courges dont, nous dit-on, les indigènes mangent les
graine.
Tandis que l’on approche de Bangassou, l’on commence. À rencontrer des gens coiflés de façon extrèmement.
bizarre : un côté de la tête est rasé, l’autre couvert de petites tresses flottantes, ramenées en avant. Ce sont des… N’Zakaras, une des tribus les plus intéressantes des”
Sultanats.
Bangassou, 8 octobre. …
J'écris ces lignes sous la véranda de notre case. Ban-… gassou me déçoit un peu. La ville se ressent sans doute de” l'occupation militaire et a beaucoup perdu de son étrangeté.…
Mauvaise journée. J'ai commencé par me casser une dent;
puis, extraction pénible d’une chique monstre,' qui me laisse le pied tout endolori. J'ai mal à la tête et la visite à la. mission américaine où m'entraîne M. Bouvet, m'exténue.… Interminable déjeuner chez M. Eboué, chef de la circons-
cription, originaire de la Guyane, (auteur d’une petite grammaire sango que je travaille depuis huit jours) homme
remarquable et fort sympathique... Mais mon malde têtes
augmente ; je grelotte ; c’est un accès de fièvre; : 4€ rentre me coucher, laissant Marc aller seul au tam-tam que va
bientôt disperser une formidable tornade.
FRA (nom que sa lOubangui dans son cours ipérieur). M. Isambert, qui l’'administre, vient de se con- : à rtir au protestantisme et occupe son peu de loisirs à | poursuivre des études d’exégèse et de théologie. Je suis rop fatigué, malheureusement, pour pouvoir causer avec i comme } je le voudrais. Du reste, et de plus en plus, ute conversation m'exténue. Je fais semblant. On ne irvient à s'entendre que sur le plus banal, ou le « matter act », et encore. J'ai du mal à finir mes phrases, tant grande ma crainte que celles où j'exprimerais vraiment “ pensée, ne puissent,trouver un écho.
pe toutes les femmes qui viennent danser au tam-tam
Hbc faudrait-il qu’il pût trouver à acheter, dans les factoreries atérieur, des étoffes, et qu’elles lui plaisent. on A le peuple noir comme ’indolent, paresseux, sans besoins,
ouvent leur De Et quel désir pourrait avoir ne un qui ne voit jamais rien de désirable ? Chaque fois qu’une factorerie bien
dique le DOUvOIt pour aucun de ses fils. Lei Lou de A. E. F. a inventé pour lui un bel uniforme d’opé
le troisième, qui n’a pas vingt ans, est reve: Rafaï où il reste auprès de son père. c est un grand ä
après notre arrivée.
devancés et s'était assis se). Sur le plateau,
la route, nous acclame. pH on entre dans L zaouïa où se tiennent les familiers du sultan.
ustensiles de ménage, des instruments de travail, etc..., l’on naïvement surpris de voir s’éveiller ses désirs, — si d'autre rémunération équitable de son travail lui donne les mo ( satisfaire. À 4 Ceci est également vrai pour d’autres régions. Je lis dans 1 de la circonscription de Fort-Archambault (1925): AA « Le Sara va chercher seulement l'argent de l'impôt: pa da Comme aucun commerçant ne lui offre rien À acheter, il n’act (@ part des chevaux, qu'il revend ensuite). Le jour où des: commerce apporteraient des marchandises, le Sara. po n excellent acheteur. » à