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‘ rituelle, mais aujourd’hui les Dakpas, soumis depuis 1909, ne se refusent pas à en donner le Ne aux étrangers de passage qui s’en
| Départ vers deux en pour les Moroubee 5 Fra. ï Peuple très beau ; enfin des peaux nettes et saines. Très. beau village. Lee cases rondes seraient toutes semblables,
n'étaient les peintures qui les décorent extérieurement, 3 | sortes de fresques sommaires à trois couleurs, noir, rouge et blanc, représentations schématiques, parfois élégantes, d'hommes, d'animaux et de voitures automobiles. Ces décorations sont abritées par le toit de chaume, qui déborde amplement, couvrant une sorte de couloir : circulaire tout autour de la case. : LR
Admirables graminées, des deux côtés de la. route, 5 semblables à des avoines gigantesques, en vieil argent doré.
En pleine brousse, émouvante rencontre du Course Lamblin.
Une heure plustard, nous retrouvons, à vingt kiloniétrel des Moroubas où nous devons passer la nuit, M de. Trévise et le docteur Bossert, fort occupés à recenser les ;
indigènes qu'ils viennent de vacciner.
15 octobre. | A
Coucher aux Moroubas :.
Lamblin, hier, nous a conseillé de pousser jusqu'à Fort-
1. Je relève, dans un rapport administratif d'octobre 1925, ces quel= ques chiffres sur l’état de [a population dans la région des” ‘Mr roubas (160 kms X 100 kms). ji
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Dans un seul village (Takobanda de ! REC des Moroubes, =
un EN AUTO ram pel, au ji de gagner dctenient Fort-Sibut, La contrée change d'aspect : forêt clairsemée ; arbres s plus hauts que les nôtres, ombrageant de hautes
Donne, et une nouvelle sorte de fougère. abri
1 se croirait aux environs de Eat De mon premier coup de fusil, j'abats un grand vautour, perché out au sommet d'un arbre mort. N'ayant encore jamais chassé, je suis émerveillé de ce succès *,
“Entre les M'Bré et Fort-Crampel, rencontre d’une ande de cynocéphales ; ils se laissent approcher de très rès ; quelques-uns sont énormes.
Villages assez aie mais très pauvres. Dans l’un d’eux, ne soixantaine de femmes pilonnent les rhizomes à aoutchouc en chantant; travail interminable, trè … misérablement rémunéré.
A D Crmpel une formidable et subite tornade, à la ombée de la nuit, couche bas quantité de céaras fragiles, dont on voit s'envoler au loin les ramures, tout autour du poste et particulièrement entre notre gîte et la demeure ‘4 M. Griveau, l'administrateur chez qui nous dînons. 4 tornade nous surprend au moment où nous traversons
€ “a d'hfgiène. ‘du . Les carcasses des re gros os sont La pat eux en quelques heures ; ; en plus des immondices d'un village, ils font bien disparaître aussi quelques poulets, mais il suffit ju Len » reste assez pour satisfaire aux appétits du blanc qui passe...
cet espace. Elle est si violente qu'emportés à demi par le vent, aveuglés par les éclairs et par l’aversé, nous nous. trouvons séparés Marc et moi, comme dans un film de. Grifith, et, tout submergés, ne parvenons à nous ss qu'au poste.
Adoum et Outhman, qui ont retrouvé ici des amis
d’Abécher, demandent, à notre retour, une permission de. nuit et s’en vont festoyer dans le village arabe, sur l’autre rive de la Nana. Nous ne les entendons pas rentrer ; mais, au petit jour, ils sont à l'œuvre, cuisant le pain, repassant notre linge, etc.
Fort-Sibut, 16 octobre. À
Violente tornade à mi-route. Les changements. de paysage (je veux dire : de L'aspect du pays) sont très lents, à se produire ; sinon à l'approche du moindre cours d’eau, marigots, dévalements, où reparaissent soudain les. très grands arbres à empattements, à racines aériennes, lenchevêtrement des lianes, et tout le mystère humide du sous-bois. Durant de longs espaces, entre deux « galeries forestières », les bois peu élevés, les taillis, sont à ce point couverts de plantes grimpantes, qu'on ne distingue plus qu'une sorte de capiton continu. Ces intumescences, vertes ne s’interrompent que pour faire place à. des. cultures de maïs ou de riz, lesquelles dégagent le trone, des arbres demeurés abondants parmi la culture; quantité, de ces arbres sont morts, d’une mort qui ne semble pas toujours due à l'incendie. Même dans les marigots, de larges groupes d’arbres morts m'intriguent. Leur écorce, souvent, est complètement tombée, et larbre prend. l'aspect d’un perchoir à vautours. Je doute si, dans quelques années, ce déboisement continu, Rae et
HS
dents n 'amènera ne de profonds 18e ents dans le régime des pluies. 4 où ours des saluts enthousiastes de rntues Res à la traversée des villages. Tous accourent ; les | ‘# | ïs s'arrêtent net sur le rebord du fossé de la route .
que US alors ce on des cris, des hurlements, des L'ACTU
tr pignements, de la part des femmes surtout, un délire onnement et de joie que le.voyageur blanc consente à
ten RU de leurs er y réponde avec cordialité.
17 octobre.
NE Dibe pour pattir. Que j'aime ces départs avant le our Us n'ont pourtant pas, dans ce pays ue noblesse