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portionnellement à la longueur. Fâcheux que les coups de. machettes aient endommagé la peau. Elle est très belles“ marquetée sur le dos, non de losanges, mais de rectangles
très réguliers gris clair, encerclés de noir dans une paren-
thèse plus pâle ; variété de python que je n'ai revue nulle”
part ailleurs.
Nous avons à déjeuner le Docteur B... et unrepré». sentant de la Compagnie Wial, qui fait le commerce des” peaux'. Tous deux reviennent de Bania. Le Docteur…
apporté un jour un chimpanzé, que j'ai revendu tout aussitôt 1.500 france.
à Douala.
— Et vous ne lui avez rien donné?
— Moi! Je lai tout au contraire engueulé... Eh bien ! quelques,
jours tard, il m’a apporté un second chimpanzé. Vous voyez bien.»
Il se plaint beaucoup de l’admivistration « qui tue le commerce » 5"
mais c’est de la haute administration qu’il s’agit ; par contre il chante.
Jes louanges du chef de la subdivision où il opère : « Un nègre peut.
bien venir se plaindre ; allez ! il sait vite vous le remettre à sa place. »
Il en eût dit plus long, s’il n’avait surpris dans nos regards je ne.
sais te qui n’était pas de la sympathie.
. Dans la bonne saison (la saison sèche), il prétend expédier j jus- | qu'à quinze mille peaux de petites antilopes par mois. Inutile de dire que je ne garantis pas ces chiffres. Je les donne tels qu'ils res
été donnés.
ma te a par
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) nous parle longuement de la Compagnie Forestière, “qui trouve le moyen, nous dit-il, d'échapper aux sages | réglements médicaux, éludant les visites sanitaires et se moquant des certificats pour tous les indigènes qu’elle recrute de village en village et dont elle forme les Rroupe ments « Logos » àson service ; d'où propagation de Ia
. maladie du sommeil, bcontrélable L Il considère que la
Dire ruine et dévaste le pays. Il a envoyé à ce
dr Die vers minuit, et reste longtemps assis devant la Fe dans la 18 tire de ce ne admirable.
pus triste que les matinées de ciel gris sous Îles ni
FRS . «Ilest à noter que cette région (de Bilolo) jusqu’à maintenant + passait pour être exempte de la maladie du sommeil. Dans cette région la Compagnie Forestière recrute de nombreux récolteurs, qu’elle … refuse d'engager régulièrement, les soustrayant ainsi au contrôle médi- ‘al et favorisant l’extension de la maladie dans une contrée jusqu'alors re » Dai d’un ÉPOTEUES
piques. Pas un rayon, pas un sourire du ciel avant le, milieu du jour. ‘24 Diné hier chez le Docteur B..., avec le représentant 4 la Compagnie Wial. Vers le milieu du repas, on entend. sonner « la générale ». Serait-ce un incendie ? Ils sont fréquents dans ce pays où l’indigène met le feu à la brousse sans beaucoup se soucier des cases que la flamme pourrait atteindre. Grand bruit de voix qui se rapprochent. Et tout. à coup fait irruption sous la véranda où nous sommes. installés, le Portugais d’une factorerie voisine, où nous avions été acheter du tabac pour nos porteurs, dans 14” matinée. Il n’a pour tout costume que son pantalon. Avec. une grande exaltation et comme hors de lui, il nous, explique que les miliciens veulent lui « casser la gueule», parce que son cuisinier s’est emparé de la femme dun. garde, etc., etc. Le Docteur lui parle avec la plus grande. ce fort bien ma foi ; et le renvoie. Il se découvre, à l'examen, que la femme en question est précisément celle que le garde a enlevé à Yamorou et que le capita Boboli,… qui nous accompagnait, avait mission de lui ramener. Ce” dernier est reparti hier sans la femme, après qu'on li eut dit que la femme et le garde avaient émigré à Carnot. Ce matin nous faisons comparaître les délinquants. Le garde séducteur, un autre garde-interprète (celui de notre escorte) afHigé d’un bégaiement incoercible, le cuisinier du Portugais, et la femme enfin, sa maîtresse depuis quatre” jours. Celle-ci n’a pour vêtement qu'un petit paquet den feuilles maintenu par une ceinture de perles. Drès Eve, « éternel féminin » ; elle est belle, si l’on accepté les seins. tombants ; la ligne des hanches, du bassin et des jambes, d’une courbe très pure. Elle se tient devant nous, les bras levés prenant appui sur les bambous de la toiture qui
le ; “8
NOLA on 117
abrite notre véranda. Interminable interrogatoire. Tous
: Fe 10 francs ‘Et pour la femme, que le garde a ayés, que le cuisinier lui a remboursés... On s’y perd. ous décidons que la femme doit retourner à Yamorou, puisque ni le garde; ni le cuisinier ne consente à donner 2 Yamorou les 1$0 francs qu’elle a coûtés. La femme coute d’un air indiciblement résigné ses deux derniers maris lui dire qu'elle est trop putain pour qu’on cherche à la conserver. Le garde dit même : « Elle est devenue trop rapule. » Nous faisons rendre néanmoins à Ja femme le agne quelle avait lorsqu'elle a quitté Yamorou, plus francs — mi-donnés par garde et cuisinier — pour assurer sa, nourriture pendant le voyage. Tout cela prend un
mis en pâture.
Hier soir j'ai pu lire avec délices quelques pages du Haster of Ballanirae.
2 8 novembre,
Décidément nous renonçons à la baleinière, mais du me coup renonçons à Bania; nous gagnerons Carnot 1 Berberati. Nous avons licencié nos soixante-cinq poréurS; On nous en promet une quarantaine d'autres, qui “devront suffire. Presque tout le temps est pris par divers soins matériels et par la révision et dactylographie de na ongue lettre au Gouverneur. Un coureur m'apporte hier