RU ORNE
F < soir, racontait à un eue 1 l'nprsonnemens de Sem IN YF EME
seu
jure ie Semba N'Goto 6 est en liberté: On le sent ertif l’idée des représailles possibles Nous partons demain.
fleuve ; car je n’ose appeler rivière un cours d'e eau qu | ce honte à la Seine. Quelques huttes sur un terrain e
chatouillés par des essaims de très petites mou * « fourous » sans doute. L'intérieur de la hutte,
aspect luisant et propre. Il s'est mis à à pleuvoir d arrivée et la nuit est presque aussitôt tombée. L'étap beaucoup plus longue qu'on ne nous avait dit : huit heures, nous n'avons atteint Gama que le : tains de nos porteurs étaient recrus de fatigue; u vieux en particulier nous montrait les gangli aine, gros comme des œufs de poule. Nous n
liriger di. Et, à plusieurs reprises, il posa sur la e sa fourchette avec La bouchée qu'il avait piquée dans siette, au lieu de la porter à sa bouche, L ne s ’exalta
( . pourtant je soupçonnais autre chose que la boisn.…. La veille, je lui avais donné connaissance de ma
20 VOYAGE AU CONGO Li lettre au Gouverneur Alfassa, contenant les lourdes charges contre Pacha; il avait paru s'indigner, puis, pris de peur sans doute lorsque je parlais imprudemment | . d'envoyer le double de cette lettre au ministre, et parune. sorte de sentiment de solidarité, le voici, ce soir, qui pro teste que nombre d’administrateurs et de fonctionnaires, étaient des travailleurs honnêtes, dévoués, consciencieux,. remarquables. Je protestai à mon tour que je n’en avais. jamais douté, et que j’en connaissais maint exemple ; mais, qu'il importait d'autant plus que certaines fâcheuses excep-… tions (et j’ajoutais que, sur le grand nombre de fonctionnaires de tous grades que j'avais vus, je n’en avais ren contré qu’une) ne risquassent pas de déconsidérer. l'ensemble des autres. ï — Mais vous n’empêcherez pas, s’écria-t-il, que latten-… tion du public ne soit attirée surtout par l’exception; et” c'est sur elle que va se former l'opinion. C’est déplorable.… Il y avait, dans ce qu'il disait là, beaucoup de vrai, à quoi, certes, j'étais sensible. Il m’apparaissait aussi qu'il craignait d'avoir été trop loin dans l'approbation, la veille, après lecture de ma lettre, et que c’est contre cette approbation. mème qu'il protestait. Car, sitôt après, il versa dans. l'approbation de la politique brutale envers les noirs, afñr. mant qu'on n’obtenait rien d’eux qu'avec des coups, des exemples, fussent-ils sanglants. Il alla jusqu’à dire quelui nême, certain jour, avait tué un nègre; puis ajouta bien. vite que c'était un cas de légitime défense, non dé lui même, mais d’un ami, qui sinon eût été sûrement sacrifié. Puis dit qu’on ne pouvait se faire respecter des noirs qu'en se faisant craindre, et parla d’un confrère, le docteur X.., celui même qui l'avait précédé à Nola, qui, traver. sant pacifiquement le village de Katakuo (ou Catapo) que.