‹ Voyage au CongoChapitre 37 sur 48 · EE PACE · texte numérisé non relu

EE PACE

intelligente Soudanaise, (à qui nous allons rendre visite un peu plus tard) la femme du sergent qui accompagne Marcilhasy dans sa tournée, en avait pris quelques-uns sous. sa protection particulière, par pitié, les avait fait venir dans lenclos avoisinant sa case, les avait réchauffés et, nourris. Le « première classe » aurait également laissées ner les travailleurs prestataires qu'il était chargé de nourrir et, de même, depuis six jours, les porteurs recrutés pour.le transport du mil qui doit servir à l'alimentation des. cheminots de Pointe-Noire. Ces porteurs n ‘avaient pour se nourrir que du je ne sais quoi, des herbes, des a o que le produit de leurs vols:. ur à

Ces interrogatoires nous avaient menés jusqu'au soir. Nous devions partir le lendemain à la première heure et avions déjà pris congé de Martin. Mais nous ne pouvio le laisser ignorer tout ce qu’il aurait dû savoiriet que noi venions d'apprendre. Prétextant une lettre à remettre à Marcilhasy, nous nous rendons au poste. Il est déjà neuf heures ; tout est éteint ; tant pis. Martin, déjà couché, se relève. ESA

— Il y a ici quelqu'un qu’on cherche à mettre dedar lui dis-je ; vous ou moi. Les rence ii ga

1. — « Si vous commencez à vous inquiéter de ce que mangent: v boys, me disait B. au début de notre voyage, vous êtes fichus. © comme vos porteurs. Soyez tranquille; ces gens-là nese laisser pas mourir de faim. Ils sauront bien trouver partout de quoi se d'affaire : vous n’avez pas à vous en occuper. » 41

Tel autre colon nous donnait « ce bon conseil » de jeter toujour restes de nos repas, — « sans quoi le cuisinier prend lhabitude,de” des plats trop abondants, précisément en vue des réstes. On réali ‘ainsi de sensibles économies, » nous disait-il. Et ainsi de suitée.E trois quarts des maladies dont souffrent les indigènes (épidémies ns part) sont des maladies de carence. | PTE

onnés. sont en désaccord avec ceux que nous

semps

est rentré dans l'orère : seuls des adultes sont là. grou- | ne de feux non plus Houut d'herbe ni mais de LA

le ; fine M. jan

Passé l'Ouham, à cinq cents mètres du A ;lep sémble moins endormi; quelques-uns saluent, sc presque ; les huttes des nombreux villages traver:

Quelques femmes assez belles, et quelques hom rablement proportionnés. Quand nous nous a

Grand beau village avant d'arriver au poste.

également, le Pa du poste, Yandakara, a

du gîte d'étape, à à bein sorties du sol, de bell dalles de granit gris. oi

local où pouvoir mettre à l'abri les travailleurs nos l'administration. Ces indigènes sont habitués à coucher da particulièrement sujets aux maladies des voix respiratoi l'ont constaté tous les rapports médicaux, il est peu ‘exposer sans vêtements au froid souvent très vif des nu nous ne l'avons, hélas! constaté que trop souvent notre voyage,

Dos Chambaud, on ne sait pourquoi, l'a dirigée sur N Mongoumba, où elle a dû attendre le passage da Large: 2

Pride cette maladresse eût pu être mortelle.

. Un camion suit l’auto, chargé de trois caisses de sel pour Bosangos. Ces caisses sont trop énormes pour être confiées à des porteurs ; nous décidons donc de garder les nôtres jusqu’au prochain gîte d'étape, où nous rejoindra le camion vide, au retour de Bosangoa.

Le gîte est à l'extrémité d’un petit village dont j'ignore le nom; non loin coule une rivière, la Bobo, que va traverser notre route. Près du pont, elle fait un coude, forme un bassin profond, limpide, où des enfants se Daignent ; puis cache ses abondantes eaux sous l’enveloppement penché des grands arbres.

Grâce à l'auto, l'étape a été peu fatiguante. Renonçant à la sieste, nous regasnons la Bobo sitôt après le déjeuner.

188 VOYAGE AU CONGO PA jettent vers l’autre bord des étais plongeants, un. large réseau de racines aériennes, anastomose qui tend au ras. de. l’eau des passerelles. Puis un assez vaste espace s'étend,” sous les branches puissantes, largement étalées : l'ombre est religieuse ; quantité de petits tumulus, réculièrement espacés, soulèvent le sol noir; on dirait des tombes w Serait-ce un cimetière ? Non. C’est un essai de plantation de café — raté, comme presque tous les autres de la région. |

L’auto va nous permettre de gagner Bouca ce soir même. Nous congédions les porteurs, après réglement, et répartons à vêrs deux heures. Un de nos boys monte dans notre auto. ZËzé, l'autre boy et le marmiton qui nous suit depuis | Carnot, s’entassent fort inconfortablement au-dessus de. l'accumulation des bagages, dans le camion. Deux autres marmitons, qui nous suivent depuis Bouar, voudraient n point nous lâcher ; ils s’attachent à nous comme Dindik à son perchoir. Pas de place dans les autos; n'importe, ils iront à pied ; et en effet, nous les retrouverons le len demain à Bouca, qu'ils atteignent après avoir marehétout la nuit — et ils avaient déjà marché presque tout le jour. Ïs veulent nous suivre jusqu’à Archambault(nous yretrou” ver du moins). Tant de fidélité m’émeut, encore quily faille voir surtout de la détresse et ce besoin de s accroche 4 à nimporte quoi de substantiel, que l’on retrouve chez + tous les parasites. Ces deux marmitons, au demeurant, sont affreux, ne savent is un mot de français et C’est peine si, depuis Bouar, je leur ai adressé deux fois la parol Mais c’est déjà beaucoup qu’on ne soit pas brutal. enve eux, J'avais donné à chacun un billet de cinq francs; ma à Bouca, le matin, devant leur désir persistant de gagner pied Archambault, ; je redonne à chacun quelques pi

lon : ne ne à « ne ». C'est là une de les difficultés de ce voyage; avertis, nous avons de Brazzaville dés sacs de sous, de pièces de a

25 décembre.

te enterons de gagner A bAUIe ce même soir, nit la promesse faite à Coppet d'arriver pour la Noël. igineusé fuite dans la nuit; le paysage lentement te älle et s’enneblit ; réapparition des rôniers. Dans

airière, une nd antilope-cheval, tout près de 1s, qui ne fuit pas quand l'auto s'arrête ; très miracle de aint ubert. Grands échassiers. Enormes villages saras, | ins la nuit. Les murs en NIGURS bordent a route.

qui prépare un médianoche, et causons avec lui matin.

CHATITRE VI

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