‹ Voyage au CongoChapitre 38 sur 48 · FORT-ARCHAMBAULT, FORT-LAMY · texte numérisé non relu

FORT-ARCHAMBAULT, FORT-LAMY

Fin décembre.

Les os, non tant es peut-être qu'avilies, clavagées, n’aspirant qu'au plus grossier bien-être ; tristes UP a dons sans bergers. Ici nous retrouvons nie

1 de l'individu, du troupeau, trouve en et Par “CH mots d’une récente circulaire de l'Oubangui-Chari,

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Fort-Archambault. :

Ville indigène. Enceïntes rectangulaires de claies de roseaux (seccos) formant enclos, où se groupent les huttes, où les Saras habitent par familles. Ces nattes sont juste assez hautes pour qu'un homme de taille moyenne ne puisse, regarder par-dessus. En passant à cheyal, ons domine et le regard plonge dans d'étranges intimites. Quintessence d’exotisme. Beauté des huttes au toit treillissé, liseré par une sorte de mosaïque de paille. On dirait un travail d'insectes. Dans ces enceintes, les quelques arbres, préservés des incendies annuels, deviennent très beaux. Le sol est une arène blanche. Quantité de petits greniers suspendus, à l’abri des chèvres, donnent à ces minuscules cités particulières l'aspect d’un village de Lilliput, sut pilotis. Les plantes grimpantes, sortes d’hipomées ou cucurbitacées flexueuses à larges feuilles, ajoutent au sentiment d'étalement des heures, de lenteur, de ‘paresse et d’engourdissement voluptueux. Une indéfinissable atmos: phère de paix, d’oubli, de bonheur. Ces gens sont tous souriants ; Oui, même les infirmes, les malades. (Je me souviens de cet enfant épileptique, dans le premier villagé de la subdivision de Bosoum ; il était tombé dans le feu,e et tout un côté de son beau visage était hideusement brûlé 4 l'autre côté du visage souriait, d’un sourire angélique. de

Je n’inscris plus les dates. Les jours coulent, ici, “tous pareils. Nous nous levons dès l’aube, et je cours Le

défendant à l’indigène d’exploiter pour son profit particulier quete al d ture que ce soit. Î

« Chaque groupement indigène est seul propriétaire des plant ns. et cultures qu’il a créées par le labeur co/lectif de ses ménibres.»

ou de nos sonneries militaires. 1 notes y

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)1g D On lui rend quatre perles.

S si < entifs, si désireux de s ’instruire, aidés si misérablement par

Si | hisants professeurs. Si encore on leur envoyait des livres et les table: x scolaires appropriés | Mais que sert d’ apprendre aux enfants

s Gaulois vivaient dans des cavernes ».

tchambault tout au moins, ne serait-il pas décent d'envoyer

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ants de Fort-Archambault, fréquentant des ons savent le

Îles à téte caroubier, et quantité de petits oiseaux gris es semblables : à ceux des bords du a Sur l'autre

eux », ainsi que j'entendais Er) à Nola, ou que « Nos. alheureux maîtres indigènes font souvent de leur mieux, mais, eur français, qui parlât correctement notre langue. La plupart …

que leur maître, et celui-ci n’est capable de leur enseigner :

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tion, l’une des plus vastes et des mieux men d PA ie particulièrement mise à contribution pour | |

que des fautes. Qu'on en juge : voici la lettre qu L écrit au c Le circonscription : | « Mon Commendant J'ai vous prier tres humblement de rendre compte qu ’une ch tres superbement ici pour mon grand frère chef de village. dat lui porter moi qui à vendu alors se communique si vous besie je veux même partir chez vous pouvoir mon Commandant est e ch val Rouge comm Ton cheval afin le hauteur dépasse ton cheval être. » quan à (Signature iisible) k 1. Je me garde de généraliser, et ce que je disicin "est, vrai que pour certaines races. 2. Lorsque les travailleurs sont envoyés sur les chantiers publics éloignés, il paraît indispensable que des mesures soi pour assurer leur transport et leur ravitaillement dans, de: | conditions. à

camp de repos et de triage. Le troupeau des its me ai Brazzaville trouve là des locaux salubres et vastes, une

FORT-ARCHAMBAULT 105 logement et surtout de ravitaillement ne semblent pas avoir é préalablement étudiées de manière satisfaisante. La nortalité a dépassé les prévisions les plus pessimistes. A mbien de décès nouveaux la colonie devra-t-elle son bienre futur ? De toutes les obligations qui incombent à l’adnistrateur, celle du recrutement des « engagés volonres » est assurément la plus pénible. Mais c'est ici que manifeste la confiance que Marcel de Coppet a su inser à ce peuple noir, qui se sent aimé par lui. L'annonce Fêtes du r* janvier avait provoqué une grande uence. Or, c’est précisément le 31 décembre que les liciens chargés du recrutement des travailleurs revinrent leur tournée dans les villages de la circonscription, avec © hommes qui devaient passer la visite médicale, et

ndante, (un puits a été spécialement creusé) et une nourriture réguement assurée.

est regrettable que cet exemple n'ait pas été suivi.

jout le long de la route, et à Brazzaville même, on a recours à des allations de fortune.

e Bangui à Brazzaville (14 à 15 jours) les travailleurs voyagent sur chalands découverts. Ceux-ci n’ont pas à proprement parler de ont », les soutes qui contiennent les marchandises étant fermées au oyen de grands panneaux métalliques bombés.

In, grand nombre de ces travailleurs n’ont pour s’étendre d’autre e que ces. panneaux incommodes, d’où il est arrivé que certains, t leur sommeil, tombent dans le fleuve.

faut ajouter que, durant la marche du navire, les travailleurs nt supporter une continuelle pluie d’étincelles que lance la -minée du vapeur, et que durant la nuit, ils restent exposés sans euaux brouillards du fleuve. Ils sont jour et nuit exposés à la pluie. jen faut pas plus pour expliquer les nombreux décès causés par umonie,

Cie des Transports Fluviaux, aidée par l'administration, ne pourelle aménager quelques chalands couverts ?

serait sans doute une moins grosse dépense que celle entraînée remplacement des uniformes des tirailleurs et des couvertures

sur lesquels le Docteur Muraz devait en retenir un at lier. Ces hommes étaient cantonnés dans des locaux spé: ciaux aménagés dans le camp des gardes et étroitement! surveillés par ceux-ci. Marcel de Coppet, conscient dt repret de ces recrues de ne pouvoir se mêler à la fête leva, pour deux jours, toutes les consignes, et permit à ce: hommes de circuler librement : « J'ai confiance en vous leur dit-il, et compte que, le troisième jour, vous vous pré senterez tous à l’appel. » 1

Malgré le mauvais renom que le grand ROUTE de décè a valu aux travaux de la voie ferrée (car les indigènes d Fort-Archambault n’ignorent rien du triste sort de Leur « frères »), il n’y eut pas une seule désertion FE |

Voici qui est admirable sans doute. Mais que vati advenir de ces malheureux ? Les précautions pour assure leur subsistance ont-elles vraiment été mieux prises? Où sinon, cet abus de leur confiance est moralement inadmis sible. Et sans doute Coppet le pense également. Mais’ qu peut un administrateur ? Il doit obéir à son chef: Il l’'averti pourtant: « Ce recrutement encore a été possible: K : réponds plus du suivant. È

Fort-Archambault î

Visite aux deux principaux chefs : Bézo, et son cousi germain Belangar, de race sara-madjingaye: Chacun d' | a envoyé son fils aîné à l’école de Fort-Lamy. Ces enf: viennent de rentrer à Fort-Archambault. Chose étran ils font un échange ; et quand nous demandons a Bé

— À présent chacun de vous deux va reprendre sonvf

1, Ajoutons que l'impôt venait de rentrer, intégralement ebss aucune difficulté, A

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