Du une mère e1 0 épargne-moi les cris
17 janvier.
sur ré rive quand nous quittons Archambault.
Le d'Uzès » flanqué de quatre baleinières. J’occupe, vec Marc, celles de tribord. Nous embarquons vers
| is heures, par une température torride. |
s heures.
ulèvement de Her boulders granitiques. C'est là qu'a 1 combé la mission Bretonnet. Bien que le soleil soit lès de se coucher, je ne puis résister au désir de m’approier de cés étranges roches {que d’abord je croyais de s). J'entraîne mes compagnons dans une marche précipitraversant un terrain sablonneux très fatiguant, puis Smarécages. Je gravis une des hauteurs — mais mes npagnons m’attendent, et déjà la nuit tombe.
de 19 janvier Paysage « pour lions ». Petits palmiers doums ; brousse endiée. Férocité admirable.
Chasse à l’antilope. Coppet en tue trois énormes.
s belles zébrures des crocodiles.
200 | NOAUE AU CONGO
absorbé par la te
20 janvier |
Le paysage, sans changer précisément aspect “éd Il tend vers une perfection désertique etse dépouille. lentement. Pourtant beaucoup d’arbres encore, et qui ne sont pas des palmiers ; parfois ils s’approchent de la rive, lorsque le sol plus haut les met à l’abri de l’inondation périodiqu Ce sont des arbres que je ne connais pas ; Pepe à de grands mimosas, à des térébinthes. Len
Puis apparaissent les petits palmiers doums, au port de dracenas, et pendant quelques kilomètres il dy en au plus que pour eux. | si
Mais la faune, plus que la flore encore, fait int b à con tant du paysage. Par instants les bancs de sable sont to fleuris d’échassiers, de sarcelles, de canards, d'un tas d’o seaux si charmants, si divers que l'œil ne peut quitter 1 rives, où parfois un grand caïman, à notre passage; réveille à demi pour se laisser choir dans l'azur.
Puis les rives s’écartent ; c'est l’envahissement: de la Paysage spirituel. L'eau du fleuve s'étend comme une.l
Je vais devoir jeter la boite de coléoptères récoltés p le muséum. J'avais cru bon de les faire sécher au sol ils sont devenus si fragiles qu’il n’en est plus un seul q 2 gardé ses membres et ses antennes au complet. NU
Fréquents enlisements ; l'équipage descend,’ ayar l'eau jusqu’à mi-corps, et pousse le navire comme il pouss fait une auto. La délivrance occupe parfois pr heure. Mais dans un paysage si vaste et si lent, ] souhaite pas d'aller vite.
e écher. Done énormes pennes non Elles et n'ayant la t tige centrale, partent de l’aileron, presque perpendicument au reste des plumes. À peu près deux fois de la longueur totale de l’oiseau, elles écartent de lui, paradoxalent, deux disques assez larges, à l'extrémité de ces tiges, que l'oiseau, semble-t-il, peut mouvoir et dresser à demi, indépendamment du mouvement des ailes. Coppet, qui me ne l'oiseau pour le muséum, l'appelle « l'oiseau aéro-
Jan e» et Afirme si, certains natiralistes en fe six
k . Ps re en faut jusqu’à 48, à hauteur de ceinture, pour un pantalon). Le métier est on ne peut plus simple: 1 4 pédales croisent les fils de la trame ; un peigne sus-
202 | 1 VOYAGE AU coco | a
pendu en travers de la bande retombe sur la chaîne chaque passage de navette. Les fils de la trame sont au loin par un petit panier plat pois àterre et qu
chantonne en travaillant et son chant ne l'élan de navette.
indigène et que rien ne vient adultèrer. On suit la ou cation depuis le début. Aucune intervention extérieur
‘aidant, ce « home spun ». ferai prime sur le marché. 1%, Un aigle-pêcheur, au milieu du fleuve, capif de sa proi À trop énorme, se débat et rame des ailes, anxieuseme 1
vers le rivage.
Fort-Lamy. Sa laideur. S disgrâce. en À partses quais assez bien plantés et sa position au som de cet angle que forment en se rejoignant le Charie Logone, — auprès d’Archambault, quel étriquement | sortir de la ville, en amont, deux SREPIC HAE tours d’ége hauteur ; énormes bâtisses de briques qu’on sent avoir ( riblement coûteuses et qui servent nul ne satä Qt La ville indigène double la ville française, parallèle au fleuve et s’étend en profondeur à case SRE
FORT-LAMY 203 ét forme proprement deux villes. Chacune également sordide, poussiéreuse, saharienne juste assez pour évoquer certaines oasis sud-algériennes — combien plus belles ! L'argile qui sert aux murs des maisons est de grain rude ét de ton cendreux ; constamment mélée de sable ou de paille. Les gens paraissent tous craintifs et sournois.
On apprend que la morne ville se dépeuple lamentabement. Fièvre récurrente et émigration. Les indigènes, qu'on ne laisse plus libres ni de se réunir pour un tam-tam, pi : même de circuler dans leurs propres villages, une fois la puit tombée, s’embêtent et fichent le camp. Les blancs retenus i ici par leurs fonctions s’embêtent et rongent leur rein.
Je mène Adoum à lhôpital de Fort-Lamy, et demande
u D' X... de bien vouloir procéder à un examen microsboue de son sang, car je m'inquiète de savoir si ce zarçon, décidément, a la vérole, ainsi que Labarbe le préendait,
» L'examen ne donne qu’un résultat négatif, Mais alors, es bubons, à Bouar ? — Simplement du crow-crow, dont jous avions souffert également, Marc et moi; dans son cas, jompliqué par une adénite. Adoum n’a rien. Il ne s’en por nullement surpris.
D Je savais bien que je n’avais pas la vérole. Où l’auraise attrapée : ?
‘4 — Mais, sans doute à Fort-Crampel, cette nuit où tu as été faire: la noce. (Et Labarbe avait calculé qu'il s'était icoulé tout juste le temps nécessaire pour permettre léclosion des bubons).
; =— Je n'ai pas fait la noce du tout, Je vous l'avais dit
l'abord.
— Mais, ensuite, tu nous as dit toi-même que cette nuit-là, tu avais été avec une femme. à — J'ai dit ça parce que vous aviez l'air d’y tenir. On mé répétait que j'avais sûrement fait la noce. Je ne pouvais pas dire : non. On ne m'aurait pas cru. ; Cette petite histoire ne persuadera personne et ne servira qu'à m'enfoncer dans cette conviction : que l’on se blouse tout aussi souvent par excès de défiance que par excès, de
crédulité. an |
28 janvier. $ Abandonnant Marcel de Coppet à ses nouvelles fonctions, nous décidons de descendre le Chari jusqu'au lae
Tchad. En partant demain sur le « d’Uzès », nous HONOR être de retour à Fort-Lamy dans quinze jours. |
30 janvier. ‘4 Paysage sans grandeur. Je m'attendais à trouver, dé: rives sablonneuses et déjà la désolation du désert. Mais
Après m'être étonné de ne pas voir plus de D en voici tout à coup des quantités incroyables. J'en comp e un groupe de 37 sur un petit banc de sable de cinquan mètres de long. Il y en a de toutes les tailles ; certansi peine longs comme une canne; d’autres énormes, mons trueux. Certains sont zébrés, d’autres uniformément gt La plupart, à no du navire, se laissent nu $ $
eu au sultan, nous pénétrons dans de mystérieuses
e de porte ; elle porte la main à la tête et murmure “the Un instant la rue s'élargit ; des claies de
AVORS voir que Hlusienrs des petites salles que nous versons Out des muis giacés, comme enduits de stuc,
et couverts de peintures, d’ornements, rot ma d'assez bel aspect. Nous parvenons dans une salle, à peine un peu plus grande que les autres, où sont quelques chaisess Le sultan nous invite à nous asseoir et s’assied lui-même. À ma gauche, près de l'entrée, s’accroupit un superb enfant de quinze à seize ans; c’est le fils du sultan: Le capi taine du « Jacques d’Uzès » nous sert d'interprète. Nou échangeons de vagues compliments à l'arabe, puis prenon: congé de notre hôte, nous proposant de revenir dans village, lorsque la lune se sera levée. | 4.
Que dire de cette promenade nocturne? Rien de plus : étrange, de plus mystérieux que cette ville. De ci delà, sur des places, au détour des rues, d’admirables arbres, vénérés sans doute, du moins préservés. Les murs d’enceinte présentent, à l’intérieur, un chemin de ES dévalent en pente rapide maïsaccessible. Une grande place, et un fort à demi ruiné. Tout cela fantastique, au clair d lune. Par-dessus les murs des habitations, on distingue des! toits en coupoles. Nous abordons au pas d’une porté qua adolescents ; ce sont d’autres fils du sultan. Ils nous accot pagnent assez longtemps. Nous devons tourner, sans no en douter, car après un quart d’heure de marche, no nous retrouvons devant leur demeure, où noûs les os
UT janvier
Un vent très froid. Ce matin qd grosses tortu dressent leurs têtes hors du fleuve, dans le sillage L navire que, quelques instants, elles poursuivent. Les rive
beaucoup plus vertes, sont couvertes de petits buisso) Spineux | du