VERS LE LAC TCHAD
(on Route « éte du bois », car il n’y en avait pas de préparé) — nous sommes, partis an dans la brousse. Quantité incroyable de pintades. Nous en rapportons sept et en perdonstrois, blessées, mais que nous ne pouvons rattraper. Bronsse peu boisée ; grands espaces à demi découverts, de’ terte nue semée de mimosas cassies. Froupeau de grandes antilopes. | Bizarre aspect des barques de pêche : grandes pirogues en
maints morceaux de bois reliés entre eux avec des lianes et des ficelles, car le pays n'offre plus aucun arbre assez grand pour y créuser lesquif. L’arrière de ces barques est rent | relevé, de manière à servir de point d'appui pour un grand filettendu entre deux longues antennes ; un système de contre-poids permet de plonger le filet rio le fleuve et de le ever sans effort.
er ou 2 février.
| Ariètés hier des deux heures de laprès-midi près d’un village au bord du fleuve (rive droite). Un peuple d'enfants ur la rive ; mais tous s’enfuient dès qu'ils nous voient approcher. Village assez misérable. Beaucoup de teinturiers d'indigo (comme aux précédents).
L Les femmes tapent avec un bâton sur les fruits du palmier d oum afin d’amollir la pulpe ligneuse que l’on chique comme du bétel. La récolte de mil a été très insuffisante ; on pressent une grande disette.
… La chaleur, la lumière surtout, est accablante. J'attends "soir pour m'avancer dans le pays. Marc étant parti avec Outham pour photographier, Adoum étant parti à la chasse avec un garde, je vais seul, malgré les recommandations. Une admirable lueur orangée se FEpane obliquement sur le a te verger naturel où je m’avance avec ravissement. Les
sentiers suivis par les troupeaux de buts ‘richesse & pays, forment un réseau sur le sol. Quantité d'oiseaux, qu le soir enivre. J'imagine ces buissons, à présent secs oi la plupart, verdissant au printemps, fleurissant,. -s'emplis: sant de nids, de vols d’abeilles, le sol se couvrant td herbe fraîche et de papillons.
Nous sommes repartis dans la nuit — vers deux ou trois heures du matin, le capitaine souhaitant profiter du clait de lune. Nous dormions profondément à l’entrée du ac et, me fussé-je levé, par cette lumière insuffisante je n'eusse pu voir à mon gré le changement de la végétation. Mais le vent s’est mis à souffler et nous a forcés de nous arrêter, dé sorte que bientôt nous avons perdu cette inutile avance dont le seul eflet a été d’escamoter ce que surtout je souhai: tais voir. Le vent jetait contre nous de petites vagues pré: cipitées, qui, coincées entre les baleinières et le bateau jaillissaient en gevyser et balayaient le pont. En un instat tout fut trempé. En hâte nous avons rassemblé tout l'épar replié les lits. Le petit navire dansait si fort qu'une tablé cabriola les pieds en l'air ; désarroi des grands naufragé Et ce, avec un mètre Re de fond. La: danse baleinières à nos côtés était presque terrifiante et la violenc de leurs chocs contre la coque du d’Uzès. Nous nous sommt hâtés de chercher un abri provisoire entre deux vastes! mas de papyrus et d’une sorte de carex énorme“. eee
C’est dans ce havre précaire que j'écris. Devant Si ou sous un ciel one Pie une étendue d
un pee de OUT papyrus, surgis a. l'a À très beai