‹ Voyage au lac Abbitibi [i.e. Abitibi] ou Visite pastorale de Mgr J. Th. Duhamel, dans le haut de l'Ottawa [microforme]Chapitre 7 sur 11 · ESF ET RE ESS · texte numérisé non relu

ESF ET RE ESS

autres vagues qui se préparent à en faire autant. Heureusement le bateau emporté à toute vitesse, est déjà loin du danger. L’ Eclair de chaleur et le Chat rient à cœur-joie et tout l’équipage s’en tient les côtés.

Si vous me demandez quel est ce brave, je vous répondrai que la charité chrétienne me défend de le nommer, d'autant plus que, comme disent les anglais, charity begins at home. Du reste, quant à ceux qui ont montré des visages impassibles et flegmatiques, j'aurais bien voulu voir ce qu'ils ressentaient au fond du cœur.

À 94 notre bateau glissant au mi- Heu des ombres, accoste au quai de M. immens. Sa Grandeur était attendue. En un instant une procession. aux flambeaux s'organise, le

jour revient au milieu de la nuit, et accompagnés d’une foule compacte nous nous rendons à la maison des Pères à la lueur des torches vacillantes. Monseigneur remercie les citayens de leur empressement et de leur délicate attention, et bien volontiers nous allons rendre au sommeil ce que nous lui avons dérobé la nuit précédeute.

Ce matin, Monseigneur a donné la confirmation à une dizaine de personnes qui n'ont pu arriver à temp" Jors de son passage 1l y a quinze jours. C’est la troisième fois depuis trois semaines que Mattawan recoit la visite de son premier pasteur. Ça lui sera sans doute une source de bénédiction qui le fécondera au spirituel comme il se développe rapidement au matériel.

Vers 1860, en se rendant dans ses missions des chantiers, le Rév.

P. Reboul passait par Mattawan pour la première fois ; il n’v avait guère alors qu’une couple de maisons. En 1869 le P. Nédelec y hiverna; en 1870 il fut décidé qu’on y ferait une résidence permanente, le Rév. P.

Poitras en fut le premier directeur, ayant le Rév. P. Nédelec pour compagnon. Pendant quatre ou cinq ans encore les Pères furent les hôtes de M. Timmens. En 1874 ils bâtirent la maison qui est ocoupée aujourd'hui par l'hôpital ; ils l’habitèrent jusqu’à l’année dernière, alors qu’ils élevèrent à quelques pas de là un joli presbytère en brique à deux étages. Deux Pères seulement, les P.P. Déléage et Emery, résident habituellement à Mattawan pour

desservir une plus dé soixante-dix milles ils sont obligés de

Pour faire face à tou C’est bien le Cas de

étendue de Pays de carrés ; se multiplier S les besoine.

répéter que la

dans les chantiers o

fonctions d’institutri Malades et de Sacrist tretien de l'église, sont : la Sœur Saint-Jean, Supérieure, les Sœurs Saint-Alexis, Sainte-Suzanne, Sainte-Thècle et Marie Denise, L'hôpital de Mattawan est une véritable Providence pour cette multitude d'étrangers qui travaillent

ü sur la ligne

cent aujourd'hui leur zèle danses

ces, de gardeines pour l’en-

du chemin de fer. Il ne se passe guère de semaine sans que quelques-

uns de ces travailleurs tombent vic- :

times de quelque accident. Tous, qu'ils soient ou non en état de payer leur pension, trouvent chez ces bonnes Sœurs un asile pour abriter leur infurtune et des mères pour soulager leurs souffrances. Depuis le premier janvier de cette année, l'hôpital a ouvert ses portes à 150 malades, et 15 actuellement y occupent des lits. Jusqu'ici cette institution n’a eu d'autres ressources que le dévouement des religieuses, le secours des Pères et les charités du public; il est à e-pérer que, reconnaissant enfin les services incalculables qu’elle rend à cette partie du pays, le gouvernement d'Ontario lui accordera sa part des argents desti-

se nés aux œuvres de charité et de 8- bienfaisance.

(2 Nous sommes à l'ancre. Les chars 18, qui devaient nous conduire à Deuxer Rivières, à vingt-cinq milles d'ici, n- ont Jugé à Propos de ne pas marcher er Aujourd’hui ; le stage Qui aurait pu ur les remplacer à trouvé bon de se brile ser Q

Je,

æ À SPoés ar be igneau enr DR u-

ue parti le seul à 3 h, p. m. Nous le reJoindrons lu demain, si nous Je pouvons

n- Des lettres

a- LCI

lu qui sont loin

ul d’être rassurantes,

ti

ce sera un nuage

à l'horizon Pour le reste qu Voyage.

Ce bon. monsieur recoit le secours de bien nombreuses prièrés dans toutes ces missions ; partout on fait de ferventes neuvaines pour le rétablissement de sa santé. J’espèré que la vôtre se sontient toujours, vous en avez grandement besoin pour pouvoir rencontrer ces occupations multipliées qui vous assaillent de toutes parts. Pour moi, ce voyage m'a reposé tout à fait, et je retour-

ne parfaitement rétabli, étant du reste parti malade aucunement,

Je demeure avec la plus haute considération, Monsieur le Grand- Vicaire, votre tout dévoué et très obéissant serviteur.

DE Marrawan Au Fort WILLIAM Er ze Forr WizziAMm

Adieu à ia solitude.—Crac.—Bravo, canadiens ! —Les promesses de notre avenir.—M. Worthington.—Ro:kliff.—En descendant la rivière.—Pan, pan, pan.—Sheenboro.—De braves gens.—Le Fort William.—La chapelle et ses alentours.—Une lettre du Rév. P. Nédelec.—Les travaux d’une mis-

‘sion.—Une réception militaire.—Parure en feuilles

d'aulomne.—Goupillon en queux de rat.—La visite épiscopale.—En bonne compagnie.—Avantages de ce voyage.—Au revoir.

Fort Willinm, 23 août 1881.

MONSIEUR LE GRAND-VICAIRE

Nous avons quitté Mattawan, M.

Robert et moi, mardi matin ; le Rév.

Père Nédelec nous accompagnait, en route pour le Fort William et Golden Lake, où il va donner ses missions annuelles. Il nous faisait peine de dire adieu au Rèv. P. Emery qui nous avait si bien reçus, au bon Père Pian et à l’aimable M. Rankin qui depuis trois semaines étaient nos inséparables, ainsi qu’à la solitude des forêts, aux grands paysages des lacs, aux émotions des rapides et au far niente du canot, pour entrer dans la servitude des stages, des steamboats, des wagons de chemin de fer, enfin dans le bruit et le brouhaha de la civilisation.

La voiture qui nous conduit à Rocky Farm est chargée à deux étages, elle n’a que trois siéges et nous sommes douze passagers bien comp-

ln SUR . SR

tés. Nous faisons

quatre milles, crac, , en Voici une roue cassée, Oh! que nous Gol- étiens bien mieux dans otre écorce mis- de bouleau !

pei- J'ai constaté avec surprise et plai- 1ery

sir Que sur tout

; Upart par des Ca.

ude

Le sol est certaides nement montuenx et rocailleux t au Mais le grain de terre est bon, et lans cette année Ja récolte est à pleine a mn- clôture ( toutefois 1à où il ÿ a de la fer, Clôture). Bravo Canadiens, en aha aVant ! abattez la forêt, et comme dit M. Suite :

It à | Frappez d’estoc, frappez de taille | éta- . Les troncs AUX flancs retentissants : 11101)

La forêt VOus livre bataille nl ous Et porte en ses TaMmaux puissants | mp-

Des défis toujours renaissants.

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