‹ Voyage au lac Abbitibi [i.e. Abitibi] ou Visite pastorale de Mgr J. Th. Duhamel, dans le haut de l'Ottawa [microforme]Chapitre 8 sur 11 · ES · texte numérisé non relu

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Qui pourrait dire les promesses de notre avenir ? La Province de Québec nous appartient ; nos bataillons, en rangs pressés, envahissent les comtés limitrophes d’Ontario ; notre population, à cheval sur l’Ottawa, en remonte les deux rives ; bientôt, par la Mattawan, nos gens donneront la main aux vieilles paroisses françaises du diocèse de London ; en sus, des groupes importants de nos compatriotes bâtissent des églises et des couvents dans toutes les villes manufacturières de la Nouvelle-Angleterre. O peuple béni de Dieu, si tu restes fidèle aux en-

gagements de ta foi, comme la race

d'Abraham, tu verras tes enfants croitre et se multiplier à l’égal des étoiles du firmament.

À 9 h. nous prenons les chars à

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Rocky Farm. À 10 h., dix-sept mil-

les plus loin, Monseigneur monte à bord à Deux-Rivières; il y a donné ce matin la confirmation, s# y étant rendu la veille, à 10 h. de nuit.

M. Wortington, l'actif surintendant du chemin du Pacifique depuis Pembroke jusqu’au Nipissingue, est dans le train. C’est lui qui nous a fourni si généreusement les hommes et les bateaux pour monter au lac Talon ; aujourd'hui il veut encore payer sa dime à Sa Grandeur, et il lui accorde un passage gratis pour elle et sa suite.

À midi,nous descendons à Rocklif, dix-neuf milles plus bas que Deux- Rivières, à la petite chapelle isolée au milieu des pins, qui voit passer à sa porte les trains du Pacifique et couler à ses pieds les eaux profondes

de l’Ottawa, en face d’une énorme montagne qui, sur la rive opposée, porte sa tête jusque dans les nues.

Le soir il y eut prière, sermon en anglais et en français et samedi matin messes, instructions dans les deux langues, confirmation et bénédiction papale.

À 9 h., le bateau de M. Furniss, métis écossais, nous descendait jusque chez lui pour diner, puis de là au rapide des Joachims. Après un portage d'un mille, nous montons dans le steamboat du capitaine Thibodeau qui devait nous transporter au Fort William, distant de Rockliff de quarante milles environ. Pendant quatre heures d’une navigation on ne peut plus agréable, assis tranquillement sur le haut du bateau, nous pûmes admirer à loisir la

fusils,

tés, me crispent les sent les oreilles.

tran

grande rivière qui allongeait devant nOUS ses rives aux sites pittoresques.

Nous passâmes au pied d’un rocher, le Roc de l'oiseau, haut de plusieurs centaines de verges, coupé à pic, qui ressemble beaucoup au Cap Trinité sur le Saguenay.

le plus élevé creusé dans

et les éternels

> Pan, pan répénerfs et me Cas-

avec leur pan

La paroisse de Sheenboro s'est Sportée au devant de Sa Gran-

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