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combant de fatigues, nous nous reposerons sur un arbre renversé. Un vent léger rafraichit nos fronts couverts de sucurs ; le soleil répaud des flots de lumière et de gaité; les arbres ne sont pas encore ornés de leur chevelure de feuillage, mais les bourgeons naissants s'épanouissent à l'extrémité des branches éxubérantes de sève ; le gazon commence à poindre, les mousses reverdissent, les fleurs sanvages font briller leurs corolles. Les sapins résineux, les cèdres odoriférants, les plantes aro natiques, les émanations du sol, exhalent les odeurs les plus agréables ; l'air est saturé de parfums, nous les respirons en bouffées suaves ; les narines et les poumons se ditatent, nous humons les senteurs, la poitrine est soulagée.
« Grimpous, dit M Therrien, au sommet de cette épiuette, — Grinpez, si vous voulez, répondis-je, pour moi je reste sur la souche : c'est moins beau, cest plus sûr.» Comme un lynx le voilà qui grimpe.
Arrivé là-haut, il voit ceci, il voit cela, c’est ma-
guifique: M. Olaü: se laisse tenter, il grimpe
aussi. Je tiens bou. Parvenu à l'observatoire, le nouvel arrivé se montre encore plus ‘enthou siasmé que son ainé. Il aperçait, s'étendant à qe de vue, une immense plateau, couvert d’arres verdoyants comme d’un tapi: de gazon, par semé de lacs transparents, accidentés de qu-1l ques sommets majestueux ; de tous côtés l’hor:izon est sans limites. Je n’y t ens plus : embras sant l'arbre à bras:le-“orps, m'aidant : es pieds et des mains, je grimpe à mon tour. Cing minutes après, à la tête de l’épinette, cinquante pieds au essus du s0l, sur trois branches qui s'étendent en trépied, nous s mmes per“hés, je ne dirai pas
ns sur raichit répaud res ne e feuilaissent sève ; es rer leurs odoriations ables :
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comme trois dindons,, mais. bien comme trois
Mel l'oyaux.
Le point.de vue était splendide, Ja, carte du pays. se déroulait à nos,, pieds... « due: comprend, demandaije, exactement, la vallée de [a. Nation. ?:— Vous voyez le, lac Long daus sou étendue? me répondit M. Thérien, —Oui, d'ici à son extrémité septentrionale vous m'avez-dit qu’il peut y'avoir douze mille. — Eh bien! à qutre milles plus ait nor : la rivière se divise en deux
* Branches. L'âne, venant de l’ouest, décharge
le gran lac des Sucreries qui réçoit lui-même les
| eaux d'ütté Sncééséioi de petits lacs, ce qui porte
‘la sonrcé de la ad: 2 du sa ‘dé’ la fièvre à
Ta dite fourche.
TG LER UE «de re Es" à tà Kônt'ells ‘s bonnes ? — À l'ôtest des" Sucreries: "je sais, pour le:
avôit és qu'elles s' nt ' Rp ues. — Et ‘tés ean Le fra HUE IRMAIE d'où lent
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à faniéux ‘la pe travèis-ht ei pas nt'ié Lac-deé-Tles, une’ ‘nappe ‘d’eau éfiChaniteel ue ‘Roÿnon. le” Taë della Münitagné"Pe.
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tale. TR qüellé distaiivé dit se trouve là lac bmihingué ?22 En droîte ligne; à vingt miles ot di pluie ét qu'un”: dk Sont ce ià lës deux’seules branthes' dé ue ation ? ‘Non, **'en- a une”troisième. "A Peël,' tôut vis'à is
ne nous, pat derrière! cétte‘hauteur: se irouve le luräid JatiPoïsson-Blane ‘it reçoil'{és baux! du ‘tad -Verc; dir lac'ai Sable et du: lac Croche ; il les transmet avec le< siennes au Petit lac Poisson- Blanc, qui, lui, les décharge toutes ensemble dans la N
ation, à la tête du lac Barrière. — Je
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serais curieux de connaître les noms des cantons ui se trouvent dans la vallée de la Nation. — nu nord de Preston il n'y a plus de canton dans cette vallée, seulement la Naiion écou'e les eaux d’une partie de Labe:le, de la Minerve et de Loranger ; le rexte du pays es! vierge d'arp utage et presque ‘d'exploration il attend encore les noms dont il sera baptisé. — 81 j'avais voix délibérante au vhapitre, avant longtemps, sur les bords du Lac des Sucre:i-s ou aurait le canton Thérien.»
« Maintenant, continnai-je, je regarde ver: l« nord. Quel est le nom de ce canton que j'ai, À l’est, sur ni? droite ?— c'est Addington ; là se trouve un 1... tout à fait jali, le lac Rond, sur les bords du qu: :. établi notre ancien ami de collége, M. Au: stin Dagenais. — Au nord d'Addington ? — C’esi iabelle, où l’on vrit le lac Vert, le lac des Mauves, et la plus grande partie du lac Maskinongé. — Au nord de Labelle? — C’est la Minerve ; elle renferme l’autre partie du tac Maskinongé ainsi que le Lac des Longues Pointes et le la: Désert — An nord de la Mi nerve ? — C'est Loranger, l'entrée de la terre promise, lieux enchanteurs, où étendent leurs belles nappes d’eau les deux Nominingues.—Et au delà ? — Au nord et à l’ouest de Loranger, rome men:e le plateau de la Kiamika. Addington. Labelle, La Minerve et Loranger renferment, eten quantité, de bien bonnes terrés; mais ils le cèdent, tant pour la beauté des terrains que pour la fertilité du sol, à ce plateau incomparable. Voyez, les forêts, au nord-ouest, nous paraissent toutes og ; nous n’y apercevons pas le vert sombre des pins et des sapins; C’est que ces lieux sont couverts de bois francs qui, à cette
peste nu nd