YOYAGE AU LAC LONG
travail, au profit des pays étrangers, c’est un malheur que l'on ne saurait trop déplorer, Que uous a servi d’avoir fait de grandes dépensts pour amener au milieu de nous HF 4 si, pour uu qui s'y fixe, deux de nos citoyens quittent le sol natal! Veut-on, renouveler ici le malheur: les Danaïdes ? Quand le tiers de la populatioi: irlandaise. pour fuir la misère, se répandait par tout l'univers, les nations étaient frappées de stupeur., Proportionnellement notre exode a été glus considérable. Avons:nous tous RE ANR
evoir pour amoindrir un si grandmal? Je ne le pense pas. Ne laissons donc pas à nos gouvernants le soiu de tout faire, tâche qu'il leur est impossible d'accomplir, mais que chaque individu travaille efficacement, dans la mésure de ses moyens et dans sa RES d'action, autant qu'ii le pourra, à nous guérir de ce fléau qui décime notre province. La plus grosse part retombera encore sur le gouvernement et rien de plus facil: que de ‘'e forcer à s’en acquitter noblement.
« Nous avons des, familles nombreuses, il est #rai, mais en retour nous avons un territoire immense à peupler, des ressources extraordinaires à déxelOpDer et la divine Providence, en favorisant la fécondité de nos familles, nous a dotés en même temps pour les établir de vastes domaines remarquables par leur fertilité. . N’est-il pas à croire que Dieu en nous faisant naître sur le sol chéri du Canada, dans l'empire britannique, nous a marqué pour OO notre plase dans notre beau pays et non ailleurs ?.
« Pour tendre à ce but, il faut adopter un plan de colonisation en rapport avec les mœurs, les idées, les habitudes, et les besoins religieux et moraux des Canadiens-Français. On ne doi pas se contenter de dire : Oh! que nous avons un
grand nombre de buunes terres à coloniser, et ensuite dormir tranquille ; mais il est nécesde conduire comme par la main, ces braves compatriotes dans ces belles terres, leur ouvrir, dans chaque canton, une roule carrossable en ‘communication avec les grands centres de commercé et leur prôcuürer, aussitôt que faire ‘se poutra, un prêtre et une humble chapelle. Le sentiment religieux chez les Canadiens Français est plus fort que l'or, l'argent et la misère, parce qque’son point d'appui est au ciel. Faites vivre un prêtre dans añ Canton, Construisez une modeste chapelle pour y dire la mess, et la colonisation de cette localité se fait comm: par enchantement
oui vu qüe l’on colonisé graduellement et que l'on suive la zone des bunnes terres. Cette idée est confirméé par l'expérience des siècles. La “moitié de l'Europe a été défrichée par le travail, le courage, les vertus! ét l'influence religieuse ‘de Bénédictins. L'impératrice de Russie Cathe- “riné IT dit MA NE REA remarqué avec admiration l'inflience des mission: aires sur :a civilisation tV JE ru politique des peuples.
EP Tr HE ou . t; Ra OT .
A 'mésure, dit-ulle, que là religion s'avance, on
“voit des villages paraîtré comme par enchante-
ment ” , Il me sera permis d’ajoutér à ce témoi 'gnage ce peu de ‘mots! ‘J'ai fait percer des ‘routes, j'ai fait seulement fixé site des églises ét-les Cantons sr peuplent Comme par enchante- : ment et le gnuvèrnement ne peut suivre, p r ses ” drpénteurs, :a marche rapide du colon”.
* «A l'Ombr : du clachét paroissial quies pour lui fe Symbole ‘du progrès, lé Canadien a vu randir et prospérer so: pays ; et en apercevant,, dns Ja fort, le prètre et la chapelle, ou srule- ’ ment la place d’une 6glise, il éntrevoi dans un ‘emps 'approché l'augmentation de la valeur de LIRNURIUTE ‘ lits
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58 VOYACE AU,LAË UONG
la propriété, le médecin, Je notaire, le marchand, le inoulin, la municipalité rpigiauee, scolaire et civile. Comment, pourrait il être déçu dans ses espérances ? c’est. ainsi que ses ancêtres 0! lonné l- Saint-Laurent de magnifiques et floris sants etablissements,. Il sait que l’homme ne vit pas seulement de pain, que s'il est pauvre sur la terre, il est: riche: dans.le cielet, si la mort se présente à lui, à.sa femme, À ses enfants, avec son triste cortège, le méderin des âmes est là our lui ouvrir les portes de la Jérusalem céleste. eut-on BA EE chrétien de préférer le ciel à la,terre? , | à «Que dire de la femme canadienne, cet ange
âme sensible, tourmentée de. mille inqui