M LET BA CEE AN IV LE
Hartwell, 8 mai 1882.
A 84 heures ce matin, le cheval de feu se met en mouvement, nous quittons la gare d’Hoche laga, et nous roulon: a travers uue belle campagne vers la capitale.
Le ciel est pur. Le soleil incnde lès champs de ses rayons printanniers. La terre fermente, germine : par la fenêtre on voit, on entend pousser l’herbe dans les prairies.‘ Partout le joyeux laboureur confie aux sillons ses grains et ses espérances. C’est un charme de considérer la herse qui passe et repasse sur le sol encore noir. A cette vue je me rappelle les vers de Virgile
qui disent que, au premier priaterape, lorsque le
les”neiges se sont liquefiées et que les vents chauds out dégelé le sol, le bœuf commence à émir sous le joug et le soc de la charrue à briler comme un diamant.—« Mais, remarquerait le médecin de Molière, savez-vous le latia ?—Non —Okh ! c'est bien dommage, car en latin c’est autrement clair, voyez un peu:
Vere ñovo. gelidus canis cum montibus humor Liquitur et zephyro putris se glæba resolvit, Depresso incipiat jam tum mitii taurus aratro Ingemere, et sulco attritus splendescere vomer.
De grâce, n’allez pas traduire comme cet écolier impitoyable qui faisait dire à Virgile : Vraiment
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Pepe Ta rent, A Fonds
nouveau, un chien glacé descendant des montagnes, etc; ah! letraitet :
Nous sommes sept. Je “ons énumérerai à la fagon du Gascon. D'abord moi, é’est moi ; puis vient notre chef; M: A. Thérien ; puis madame Pierre Thérién, de Ste.Anne-des-Blaines “mère deinotre chef, par conséquent notre gra nd’ mère, femme courageuse, âgée de 61 ans, qui s’en vient au Lac Long rendre visite à son petit fils C. Ga gnon-at.à.son enfant d'adoption C. Belisle : elle ve; recule:pas devant les faligues d’un voyage à travers les bois et les lacs, elle me rappelle l’éuergie de nos mères d'autrefois qui ne craignirent-pas de träverser l'Océan pour venir enrichir notre heureux pays de leur économie, ‘de leur fécondité et de leurs vertus ;' puis M. Olaüs Thérien, frère du chef, étudiant en droit, orateur, futur ministre de la Puissance ; puis M. D: McNamara. étudiant en médecine ; puis M. J.B: Malbœuf,. autrefois de SteThérèse où il fré gun le cellége avec nous, aujourd’hui de
ontréal, ja s’en va choisir pour lui et deux de ses amis des terres qu’ils se proposëfft de défricher avant longtemps : c’est mi homme carré celui-ci, il a des bras nerveux, je plains les arbres dela forêt ; enfiu M. Rodrigue, élève de la Réforme, :qui va-grossir d’un nouveau citoyen la colonie naissante, ‘Notre caravanne est on ne,
ut-plus variée dans sa composition : elle ren: erme .des représentants de deux nationalités différentes; la canadienne et l’irlandaise ; mais le fils de da verte Erin que nous avons avec nous est le meilleur garçon du monde, esprit tout-à. fait pacifique; ce n’ést'pas lui qui aurait assassiné: Lord Gavendish Il'se parie dans notre compeguie le-français, l'anglais, ‘le latin et même, ’algonquin. Nous avons un médécin pour veil-
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