CHAPITRE SEIZIÈME
Ninive et riiitérieur des palai». — Inscriptions et bas-relief!'. — Belle époque de l'art. — Choix des sujets. — Le goût en est pur, l'exécution sévère. — Pas de irace des obscénités qui souillent les cendres de Pompci et d'Herculannm. — L'art assyrien ne semble point étranger aux premières inspirations de la céramique et de la statuaire grecque.
M. Menant nous sert de guide pour pénétrer, à travers de longs et étroits passages , dans Tlntérieur des salles déblayées; les parois en sont chargées d^ornements et les dalles couvertes d'inscriptions. Ce sont, en général, des scènes guerrières ou religieuses , quelquefois domestiques.
L'ensemble forme un vaste poème , dont Faction se déroule de salle en salle, dans des tableaux animés et des scènes pleines de mouvement et de vie. Ici la bataille s'engage; on voit s'élancer les cavaliers et les archers , les chars conduits par leurs auriges, les fantassins armés de lances , couverts d'une cotte de mailles, portant le bouclier rond et le casque pointu. Là , les tours crénelées sont emportées d'assaut. Les guerriers expirent écrasés sous les roues des chars et les pieds des chevaux. Plus loin , de lo gués files de captifs enchaînés sont conduits à la mort. Le sort