CHAPITRE DIX-SEPTIÈME
Ce qu*on lit dans les canéiformes. — Les rois d*Asi:yrie dans leurs rapports avec les rois de Juda et d'Israël. — Cbronolo(pe comparée. — Contrôle des éclipses. — Le Livre des rois. — Points de contact. — Sargon et Samarie. — Sennachërib et Ezéchias. — Le prisme d'Assarhaddon et quelques prophéties contestée*.
Les ruines du palais de Nimroud,dit M. Menant, ca* ractérisent les divers âges de la deuxième dynastie, elles en précisent les traditions. « G'e«t là que le génie assyrien a déposé les marques les plus nombreuses des passions rivales qui ont agité la vie de cet empire. C'est là surtout qu'on peut voir Tinanité des imprécations que contiennent ces inscriptions, pour appeler la vengeance des dieux sur la tète de ceux qui oseraient les détruire. C'est là surtout que nous voyons que les rois vainqueurs ont toujours mis les dieux de leur côté, et qu'ils ont démoli les palais de leurs prédécesseurs, en répétant, sur les monuments nouveaux qu'ils élevaient, les formules dont ils avalent bravé l'efficacité. Aussi, il ne nous restera de tant de rivalités Jalouses, de tant de gloire et de tant de défaites, que ce que la Providence voudra nous en faire connaître, sans que nous puissions savoir pourquoi des rois, des dynasties tout entières