‹ Voyage au pays de Babel; ou, Explorations à travers la science des langues et des religions: ouChapitre 116 sur 137 · CHAPITRE DIX-SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIX-SEPTIÈME

crit en langue hébraïque, conserve cependant avec fidélité les noms propres et les termes techniques du pays où se passe la scène.

Les noms d'hommes ou de femmes , significatifs suivant Tusage ancien , s'expliquent à Taidc des connaissances actuelles de la langue persane. Amactris, c'est V Enchanteresse, Esther, c'est Staré, VÉtoile du soir; c'est la plus belle des captives juives conduites par Teunuque £ggée dans le palais du roi. Son oncle, le vieux Mardochée, l'accompagne; et, des bords de sa couche royale, elle fait servir au salut des enfants d'Israël l'empire qu'elle exerce.

L'impie Aman a préparé leur perte :

Partout l'aFfreuz signal en même temps donné De meurtres doit remplir l'univers étonné.

Mais c'est sur la tète même du coupable que l'irrésistible ascendant d'Esthcr fait retomber le coup préparé pour les Juifs.

L'Inscription assyrienne reproduit bien le nom médlque d'Agag, pour la patrie d'Haman. Il n'est pas Jusqu'à l'institution des postes persanes et au dénombrement des cent vingt-sept provinces qui ne figurent à la fois dans Hérodote et dans le livre d'Esther '.

* Félix Robiou, Revue des questions historique, juillet 1874.

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