CHAPITRE DOUZIÈME
De la vie sauvage, pas un mot. Uauteur ou les auteurs des Gâthas ne paraissent pas même en soupçonner l'existence.
La société politique y figure, au contraire, dans ses traits les plus essentiels.
Le dix-neuvième chant du YAçna contient ces mots :
« La zoroastrienne raghâ n'a positivement que quatre chefs : le chef de famille, le chef du village, le chef de la tribu et le chef de la contrée. » C'est la maison, le village, le district et la province, ou, comme le traduit Spiegel dans le trente et unième chant, c'est le clan, la confédération et la contrée ^
En nous avançant dans cette étude, nous ne cesserons de voir la philologie comparée nous ménager les plus étonnantes surprises. C'est elle qui nous ouvre la voie des découvertes historiques qui s'accomplissent en Egypte, en Assyrie et Jusqu'au centre de l'Asie, au berceau même de l'Iran.
Aussi pouvons-nous aller plus loin dans cette voie et pousser nos investigations Jusqu'à la connaissance de quelques traits importants des idées religieuses de nos premiers ancêtres.
> L'Ancien Iran etZorooitre^ par FélU Robiou. (Revue dei yiieitiom historiquei, âct. IS73. )