‹ Voyage au pays de Babel; ou, Explorations à travers la science des langues et des religions: ouChapitre 84 sur 137 · CHAPITRE TREIZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TREIZIÈME

C'est] lui qui , dans I*ordre physique , a tracé la route au soleil , aux étoiles ' , lui qui a créé la meilleure substance de la vie, qui a fait la terre , Teau et les arbres*.

Que conclure de cette concordance des textes, sinon que Ahura, pour le réformateur bactrien, est comme le Jéhovah du législateur des Hébreux ? C'est Tesprit vivant, la sagesse suprême, la puissance créatrice de toute chose. Il a tout créé , il règle et gouverne le monde.

Un pareil nom n*a pu être Tœuvrc de Zoroastre.

Il a été choisi, mais non trouvé par lui. Il tient aux sources mêmes de la vie et du langage. Sa racine en fait foi.

Cette racine, en effet, nous devons la demander au sanscrit, la plus ancienne des deux langues. D'après les lois étymologiques qui régissent les changements de mots communs au zend et au sanscrit ' , le zend Ahura est identique avec le sanscrit Asura, qui n'est qu'un dérivé de la racine As^ Être.

Ahura -Mazda ou Ormuzd, c'est donc l'idée de rÊtre, non pas de l'Être abstrait, mais de l'Être vivant, parfait, universel. Comme le Jéhovah biblique, « il est Celui qui est ! »

* yaçna» chant XL dans Haugh, ei xlmi daos Spiegel.

* Yaçna, clianl xlv, Haugh.

' D'après les règles ëtymologiqoes, Ahura-Maxda répond au sanscrit Asura-Medhas , ce qai signifie : ■ l'Esprit sage. • (Mai Mûller, p, 264.)

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