AUX TEMPS BAHBARES LE PERE ET LE FIL
Olafll fut le Clovis de la Norwfege. II vecut cinqsiecles plus tarcl que le premier roi chretien de France.
Rien ne faisait d'abord pr^sager la noble mission que Dieu reservait h Olaf.
Le roi Harald son pere avait p6ri d'une maniere tragi que, au cours d'un voyage romanesque en Suede. Harald, disent les chroniqueursscandinaves, delaissant Asta sa femme legitime, alia en Suede demander la main de la reine Sigride, alors veuve. Gelle-ci qui ne voulait point l'6pouser et ne savait comment eloigner cet hote importun, lui fit offrir un festin, et quand le Norwegien fut ivre, on mit le feu kla. table. Harald mourut dans les flammes. Ce trait montre ou en 6tait la civilisation en ces contr^es barbares.
Peu apres, Asta, I'epouse d^laissee, donnait naissance a un fils, qui fut appel^ Olaf, du nom d'un de ses aieux.
Mais pendant que ce fils posthume grandissait, d'autres chefs s'emparSrent des Etats de son p^re.
Eleve, pr^s des rives de I'Ocean, au milieu de ces pirates normands dont la t^m^raire audace bravait la fureur des hommes et des flots, Olaf se distinguabientot par sa vigueur et son courage. A huit ans, disent les chroniqueurs, il surpassait en force tous les enfants de son age.
Quelques ann6es plus tard, devenu chef d'une de ces bandes de hardis corsaires, si redout^es de toutes les cotes de I'Ocean, il signala son courage sur les plages de la Su6de, du Danemarck, de I'Angleterre et de la France.
C'est dans ce dernier pays, au milieu de ses eompatrioles, dejJi convertis et pacifies, qui de la vieilleNeustrieavaient faitl'inlr^pide