XX V
Le commerce de Chedima, si prospère autrefois, commence à décroître considérablement. Les mines d’or de l’Usesuro et la chasse des éléphants, bien diminuée aujourd’hui, sont les principaux objets de ce commerce. Les naturels préfèrent l’oisiveté à tout et ils n’ont pas le courage d'exploiter les autres richesses du pays (cire, coton, caoutchouc, ce dernier très abondant, et auquel on n’accorde pas l’attention qu'il mérite), qui pourraient détourner le sombre avenir dont ils sont menacés. Sans l'or et l’ivoire, Chedima serait bientôt un pays malheureux et : ses habitants réduits à la dernière misère.
Les articles qui sont ici de première nécessité et trouvent un écoulement facile sont les cotons américains, de préférence aux imitations anglaises, les indiennes de nos fabriques, les flanelles rouges et bleues, les foulards avec dessins de couleur éclatante, des verroteries de toutes couleurs, du corail faux en gros grains, des coquillages (buzios et cauris), de l’étain, des manilles de cuivre, du laiton épais, de l’eau-de-vie, etc., etc.