‹ Voyage autour de la Mer morte (volume 2)Chapitre 101 sur 211 · ML Jud., v, xni · texte numérisé non relu

ML Jud., v, xni

3i0 VOYAGE EN SYRIE

mesure que Ton se rapprochait de l'ouest, c'est-à-dire de la naissance même de la vallée. Là ce sont de simples portes carrées qui donnent accès dans les chambres sépulcrales. Mais là, en revanche, se présente assez fréquemment, au-dessus des portes d'entrée, une inscription composée des mots :

+ THC ATIAC CICON.

Cette inscription a été commentée de bien des manières déjà. Les uns y ont vu un indice de haute antiquité ; mais ceux-là n'ont tenu aucun compte de la forme des caractères grecs employés, forme qui dénote une époque bien voisine de la fin de l'empire byzantin, c'est-à-dire, très-probablement, celle du royaume latin de Jérusalem. D'autres, et en tète feu Schultz, ont supposé que cette inscription dénotait simplement que les caves sépulcrales qui en sont munies, étaient des sortes de fosses communes, constituant un cimetière qui appartenait à l'église du mont Sion , devenue aujourd'hui la mosquée d'ennaby-Daoud. D'autres inscriptions plus spéciales et plus développées, appliquées au-dessus de l'entrée de quelques caves de même genre, ont paru indiquer aux mêmes antiquaires, que les caves qui les portaient étaient des lieux particuliers de sépulture.

Cette théorie est fort ingénieuse sans doute, mais elle croule d'elle-même en face d'une tombe qui porte, à la fois et dans le même corps d'inscription, le texte particulier et le texte général qui désignerait l'église de Sion. Je suis donc, je l'avoue, dans l'impossibilité d'admettre l'opinion de Schultz et j'aime mieux croire que dans la sainte Sion désignée, il faut voir le Paradis, c'est-à-dire le refuge des élus dans la vie d'outre-tombe , dont la porte du caveau sépulcral était pour eux l'entrée.

Quoi qu'il en soit, je vais reproduire ici les deux seules inscriptions que j'ai rencontrées. D'autres m'ont échappé, et je

ET AUTOUR Di: LA MER MORTE. 3il le regrette d'aillant plus vivement, que les copies qui en ont été publia»* jusqu'ici, laissent à peu près tout à désirer. Il est vrai que les traductions que l'on en a données, sont bien plus déplorables encore que les copies. Le lecteur va en juger.

line cave sépulcrale, à laquelle on arrive par quelques marches grossièrement taillées dans le rocher, porte, au-dessus de l'entrée, l'inscription suivante :

+ MNHMAAIA06 P0N96KAAM APOY AOOVTEPMANIKH

« Monument réservé en particulier à ïhecla, fille de Manille, allemande »>. J'ignore ce que peut être le sigma très-apparent rejeté au-dessous et a droite de la dernière ligne. Voici maintenant les copies publiées jusqu'ici, par Scholz (en 1822) et postérieurement par Kralît.

Scholz. Kraflt

MNHMAAI A<t>6 + MNHMAAIA4>6

PON0EKAAIY.P6 PON06KAANAPON

A<t>OHTEPMANIKH A<t>OYr€PMANIKH

Voici la traduction que Kraflt a jointe au texte : « Ceci est le tombeau de dix hommes différents, d'Allemagne. » On conviendra sans difficulté, j'espère, que cette traduction est d'une bouffonnerie transcendante; aussi Williams, qui la rapporte % en fait-il bonne justice. Voici ses propre expressions : \nd ail that I can venture to assert positively is, that eitber his decipherment, or his translation, or, more probably, both, are grossly erroncous.

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