‹ Voyage autour de la Mer morte (volume 2)Chapitre 102 sur 211 · lloiy cîty, vol. I, supplément, i · texte numérisé non relu

lloiy cîty, vol. I, supplément, i

Krafft public une seconde inscription que je n'ai pas vue et qu'il a trouvée dans la cave sépulcrale nommée retraite des apôtres. Je la rapporterai d'après lui.

GHKHAI HT8MS A06S MONACTHPS

66KAAS TBBENAS

CEPA/ T«rEOP

Voici la reconstruction et la traduction que Rraiït donne de

ce texte : 0HKH AIA<I»EPnN 6EKA ANAPfîN HTO ÏMENfi MONA2THP10Y TOY BENA2 TOY TEOPriOY. « Tombeau de dix hommes différents, supérieurs du monastère de Benas , de George. » Je me permettrai de modifier cette très-amusante traduction de la manière suivante : Tombe réservée de Thecla, sainte hégoumène du monastère de filles de Saint-Georges. Est-ce la même Thecla que celle de l'inscription rapportée plus haut? Je ne le pense pas; à moins que Krafft ne se soit trompé, et que les deux inscriptions n'appartiennent, la première à la porte d'entrée , et la seconde à un four à cercueil du même caveau. Quoi qu'il en soit, il s'agit d'une tombe particulière : Sta^foS-ja , de Thecla , lepa; r.yoyjxevY;; ,

sainte supérieure du monastère de filles (Deïr-el-Benat), de saint Georges. Où était ce monastère sous le vocable de saint Georges? Je l'ignore. On se rappelle qu'il y a, près des vasques de Salomon, un Deïr-el-Benat, ou couvent ruiné de filles, placé, par conséquent, assez près d'el-Khoudr, c'est-àdire du monastère également ruiné de Saint-Georges. Notre Thecla fut -elle supérieure de ce couvent, un peu éloigné de Jérusalem, il faut le dire? Je n'en sais rien.

Krafft et, d'après lui, Williams publient une autre inscription du même cimetière ; elle est ainsi conçue i

+ MNHMAAIA06POTHN AOOYPOMIISAriACCICON.

Et Krafft la traduit : Tombeau de différents hommes de Rome, appartenant à la sainte Sion. Évidemment cette traduction n'a pas le sens commun. J'ai moi-même retrouvé cette inscription, et, bien que j'y aie mis toute la patience nécessaire, je n'ai pu déchiffrer que les mots suivants :

+ MNHMAAI/ POTHI...

THC. TIACCICON

C'est dans cette inscription, que je ne me charge pas, du reste, de compléter, que je trouve un fait en opposition avec la théorie de Schultz1. Celui-ci a publié une dernière inscription tirée de la même nécropole et qui semble avoir échappé jusqu'ici à tout autre qu'à lui. La voici :

MNHMAAIAOePONTATOVeYrH NOCOISOMlOYTOYnATPOC ArOCOY

Il me paraît très-probable que cette inscription tumulaire a été mal copiée , probablement à cause de son mauvais état de conservation. Je ne chercherai donc pas à la reconstituer.

J'ai maintenant passé en revue les faits les plus intéressants qui se rattachent à la nécropole de la vallée de Hinnom. Je me bornerai à dire que les excavations sépulcrales qui la constituent, après avoir primitivement été taillées pour être des tombeaux , furent plus tard transformées en asiles de pieux cénobites, qu'elles servirent à cet usage pendant plusieurs siècles et que, plus tard encore, elles reprirent leur destination pre-

i. Faudrait-il, par hasard, lire: MNHMA AIA06PON TH EKKAHZIA

THZ AHAZ ZIQN ? Eue- cas, 1 opinion do Schultz, hien loin détre eu désaccord avre o tto insciiption , serait au contraire démontrée par elle.

mière et furent employées à la sépulture des chrétiens de Jérusalem '.

TOMBEAU DES BÉRODBS.

J'ai, à propos du tombeau des rois de Juda, parlé des sépultures des princes de la dynastie hérodienne, et démontré l'impossibilité de chercher autour de Jérusalem le tombeau d'Hérode le Grand. Un monument sépulcral dynastique fut préparé pour les autres, et deux passages de Josephe nous fournissent des renseignements suffisants, pour fixer d'une manière très-précise l'emplacement de ce monument \ Dans le premier il est dit que la ligne de circonvallation de Titus, après s'être dirigée vers le tombeau du grand prêtre Ananus (Haq-ed- Damm), et avoir entouré la colline sur laquelle Pompée avait établi son camp, se retournait vers le nord, et que s' étendant vers le hameau nommé la Maison des pois, et ayant au delà enveloppé le monument sépulcral d'Hérode, elle revenait, par un retour à l'orient, vers son point de départ , c'est-à-dire au camp de Titus. Dans le second passage, Josèphe nous apprend que Titus, à son arrivée devant Jérusalem, fit déblayer et aplanir tout le terrain compris depuis le Scopus jusqu'aux monuments d'Hérode , qui sont situés près de la piscine dite piscine des Serpents J.

La comparaison des deux textes dont je viens de rappeler la

1. Dès «iOO, les tombes «le la vallée do Ilinnom étaient «les ermitages, ou cellules de moines ( Antoninns Placentinns. Ugolini. Thes., tom. VII, p. mccxvii). — Edrisi qui a écrit sa Géographie universelle vers le milieu du xir3 siècle, dit : « Au raidi de cette source (Siloe) est le champ qui fut acheté parle Messie pour la sépulture des étrangers. Non luin de la sont un grand nombre de maisons creusées dans le roc, et habitées par des cénobites». Ainsi donc, en 1150, c'est-à-dire pendant la durée du royaume latin de Jérusalem, les tombeaux antiques de la vallée de Hinuom servaient généralement à de pieux reclus.

ï. Bell. Jiul., v, III, 2.

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