Ant. Ju<l., xi, vu
ï. Aiit. Jud., xi, vin, 1.
plus grande dos dignités, et qui devait rester dans sa famille. Sanaballète lui répondit que, s'il consentait à garder sa femme, non-seulement il lui conserverait le sacerdoce, mais qu'il lui ferait même obtenir le souverain pontificat ; il ajouta qu'il ferait, avec l'assentiment de Darius, bâtir sur le mont (iarizim, qui est la plus haute des montagnes de la Samarie, un temple semblable h celui de Jérusalem. Le satrape s'engagait, en outre, à laisser a son gendre la Satrapie dont lui-même était investi. Manassès, touché par l'éclat de ces promesses, conserva Nicaso pour femme, el, comme beaucoup d'Israélites, et de prêtres même, étaient engagés dans des mariages inorthodoxes , de grandes dissensions surgirent dans Jérusalem , les uns tenant pour le grand prêtre Yaddous et ses adhérents, les autres pour Manassès et le satrape son beau-père '.
Sanaballète avait annoncé à Manassès qu'une fois Alexandre vaincu par Darius, le moment serait opportun pour obtenir du Roi des rois, tout ce qu'il lui avait promis. Il attendait donc la défaite des Macédoniens. Ce fut précisément le contraire qui arriva. L'armée innombrable des Perses fut battue à plate couture, et Darius prit la fuite, laissant entre les mains du vainqueur, sa mère, sa femme et ses enfants. Après ce succès, Alexandre fit une pointe en Syrie, força Damas et Sidon, et vint assiéger Tyr; de là, il manda au grand prêtre Yaddous de lui envoyer des auxiliaires et de lui payer le tribut qu'il avait jusque-la payé au roi des Perses. Yaddous répondit qu'il s'était engagé par serment à ce que son peuple ne porterait jamais les armes contre Darius, et que, tant que celui-ci serait vivant, il ne pouvait violer la foi jurée. Alexandre, furieux, lui fit dire alors que sitôt qu'il en aurait fini avec Tyr, il irait, à la tète de son armée, lui faire une visite à Jérusalem, pour lui ap-