Rois, m, K
i. Jos., Ant. Jud., u, ht, 3.
S. Esdras ir, 1 et suiv.
Leurs intrigues furent d'abord couronnées d'un entier succès, et les travaux longtemps interrompus, ne furent repris que la deuxième année du règne de Darius, mais menés cette fois à bonne fin. De ce moment, une inimitié complète régna entre les Samaritains et les Juifs. Aussi, lorsque l'empire Achéménide eut été renversé par Alexandre le Grand, les Samaritains sollicitèrent du conquérant, l'autorisation de bâtir pour eux, sur le mont Garizim, un temple, rival de celui de Jérusalem. Voici comment la chose est racontée par Josèphc.
Après la mort du grand prêtre Jean , Yaddous son fils fut revêtu du souverain pontificat. Yaddous avait un frère nommé Manassès. Le Cuthéen Sanaballète, qui, par conséquent, avait une origine commune avec les Samaritains , et qui avait été investi, par Darius, de la satrapie de Samarie, donna, par ambition, sa fille Nicaso en mariage à Manassès ». Ce fut vers cette époque que Philippe, roi de Macédoine, ayant été assassiné , son fils Alexandre prit la couronne et commença sa vie de conquérant , en s' emparant de l'ionie, de la Carie, de la Lydie et de la Pamphylie a.
A Jérusalem, les membres du conseil s'indignaient de voir Manassès, époux d'une Persane, prendre part aux cérémonies religieuses, dans lesquelles il devait assister le grand prêtre , son frère. Ils en vinrent à exiger de lui qu'il divorçât, ou qu'il renonçât à s'approcher de l'autel. Yaddous, lui-même, prenait parti pour le conseil contre Manassès. Celui-ci vint alors auprès de Sanaballète, son beau-père; il lui peignit la situation fausse dans laquelle il se trouvait, et, tout en protestant de son amour pour sa femme, il lui déclara qu'il ne voudrait pas, à cause d'elle, perdre ses droits au sacerdoce qui était la