Rois, H, II
en criant au roi de Juda : «C'est une trahison, Okhozias! » Mais Jehu lui lança une flèche qui pénétra entre les deux épaules, traversa le cœur et sortit par la poitrine. Jorani tomba sur les genoux dans son char. Alors, sur l'ordre de son chef, Bidkar, l'un des capitaines de Jehu, prit le corps de Joram, et le jeta dans le champ de Nabouth. Okhozias s'enfuit par le chemin de la Maison du Jardin, et Jehu le poursuivit, criant : « Tuez-le aussi ! • Okhozias fut atteint et frappé dans la montée de Djour, qui est près de leblàam. Il réussit pourtant à gagner Megiddo , où il mourut de ses blessures. Jehu revint à Jezraël et trouva Jezabel qui , après s'être peint les yeux et orné la tête, se tenait à une fenêtre du palais. Comme Jehu en franchissait le seuil , elle lui cria : « Est-ce la paix que tu apportes, émule de Zimri meurtrier de son maître?» Jehu leva la tête et cria : « Qui est pour moi? qui? » Deux ou trois eunuques se montrèrent alors, et regardèrent de son côté : « Jetez-la par la fenêtre, » leur cria-t-il, et ils le firent. Le sang de Jezabel rejaillit sur les murs et sur les chevaux. Jehu foula aux pieds son cadavre, puis il entra dans le palais, mangea et but ; ensuite il dit à ses serviteurs : « Voyez ce qu'est devenu le corps de cette maudite, et ensevelissez-le, car elle était fille de roi. » Ils allèrent pour ensevelir Jezabel, mais ils ne trouvèrent plus d'elle, que le crâne, les jjieds et les paumes des mains. Les chiens l'avaient déchirée et dévorée. Ainsi s'accomplit la prophétie prononcée par Élie '. — Deux jours après furent apportées dans des paniers, à Jehu, qui n'avait pas quitté Jezraël, les têtes des soixante-dix fils de Joram qui étaient à Samarie ; ainsi la maison d'Akhab fut anéantie. — Le récit de cet événement tragique est à peu près raconté de même par Josèphe a. L'historien des Juifs appelle Jesraël, Jesraïla, ville d'Izaros