‹ Voyage autour de la Mer morte (volume 2)Chapitre 162 sur 211 · Ant. Jud., mu, ii · texte numérisé non relu

Ant. Jud., mu, ii

passage, Josèphe nous apprend que Hyrcan, dès qu'il connut la mort d'Antiochus Eusèbes, marcha sur les villes de la Syrie, espérant les surprendre sans défense. Medaba (ville de la rive orientale du Jourdain) résista pendant six mois, et après la réduction de cette ville, ce fut le tour de Samega, ou Samaea, et des lieux environnants ; puis vint le tour de Sichem et du Garizim. Pour venir de Medaba à Sichem, Hyrcan devait aller passer le Jourdain, au point où sont les ruines du pont connu sous le nom de Djesr-Omm-el-Kenatir, c'est-à-dire à un quart de lieue du point où le Jourdain sort du lac de Gennezareth. Notre Samrah est donc convenablement placée, pour représenter la Samega de Josèphe.

A la pointe nord de la grande jetée qui sert de digue à la sortie du Jourdain, se trouve un grand mamelon couvert de décombres et criblé de citernes. Un second mamelon , plus petit et couvert également de ruines, est au nord du premier, avec lequel le relie une jetée que recouvrent aussi des décombres. Ces ruines sont évidemment modernes et représentent un pauvre village arabe qui a, comme tant d'autres, disparu depuis un petit nombre d'années ; il se nommait, et ses restes se nomment encore, el-Karak. On a pensé qu'on pouvait retrouver dans cette dénomination une trace du nom antique de Taricheae. J'en demeure d'accord. Maison a voulu identifier le site d'el-karak avec celui de Taricheae, et ici je ne puis plus être aussi coulant. C'est tout simplement impossible, et je vais tout à l'heure le démontrer de façon à ne pas laisser, je crois, de place à la réplique. Commençons par dire quelques mots de l'histoire de Taricheae.

Cette ville était située à trente stades de Tibériade («ç Tapiyai'aç, r?iç Tt€epia&oç àiccyoucaç axâ&ict, Tpiaxovra'). Voici com-

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