Bell. Jud., n, xx
avait dépouillés. Les mécontents s'étaient rassemblés, dit Josèphe, au nombre de cent mille (ew $éx<x (xupiatfa;) dans l'hippodrome situé près de Taricheae (èv tS xafi Tapiyéa; îictto- ^pô{X(o'). Ceci implique évidemment une exagération énorme.
Les Taricheates voulant passer dans le parti d' Agrippa, en furent empêchés par Josèphe \ Le jour même où ils vinrent attaquer le camp de Vespasien, près des thermes d'Emmaùs, ils furent, ainsi que nous l'avons vu, repoussés par les soldats romains, jusque sur leurs barques. Au même moment, Titus attaquait, par l'ordre de son père, un rassemblement considérable qui s'était formé dans la plaine voisine de la ville. Titus, bien que se voyant très-inférieur en nombre (il n'avait d'abord avec lui que six cents cavaliers d'élite), allait charger, lorsque Trajan, amenant quatre cents autres cavaliers, vint renforcer sa troupe ; d'un autre côté, Antonius Silo, à la tête de deux mille archers, avait été envoyé par Vespasien, pour occuper les hauteurs qui dominent la ville, et écarter à coups de flèche les défenseurs des murailles. Les Romains développant alors un front de bataille égal à celui de l'ennemi , fondirent sur lui en jetant de grands cris. Les Juifs essayèrent de soutenir le premier choc, bien qu'ils fussent terrifiés par l'ordre parfait avec lequel cette charge de cavalerie s'exécutait sur eux. Mais leur ligne fut bientôt rompue, et tout ce qui n'était pas blessé à coups de javelot, ou écrasé par les chevaux, s'enfuit en désordre vers la ville. Titus, lancé à la poursuite des fuyards, en fit un grand massacre. Il cherchait à leur couper la retraite, et à les rejeter dans la plaine, sous les coups de ses cavaliers, mais ils réussirent, par leur masse même, à se frayer un passage, et ils finirent par se réfugier derrière les murailles de la place.