Ant. Jud., xvm, u
haut, en parlant de Taricheœ, que Tibériade fut donnée par Néron à Agrippa le Jeune ». Cette ville est une de celles que Flavius Josèphe mit en état de défense, lorsque l'invasion romaine menaça la Galilée \ Jean fils de Lévi , natif de Giscala , ayant ameuté , par envie , le peuple contre Josèphe , celui-ci voulut haranguer les séditieux réunis au stade3. Il y avait donc un stade à Tibériade, et ce stade était au bord du lac, car Josèphe, pendant son allocution, se voyant sur le point d'être assassiné par les émissaires de Jean, sauta à bas d'un tertre de six pieds de haut, sur lequel il s'était placé pour mieux se faire entendre, et se trouva sur le rivage. Par hasard, une barque se trouvait à sa portée ; il s'y jeta avec «leux soldats qui firent force de rames, et il se sauva au large 4.
Il y avait à Tibériade un palais construit par Hérode le tétrarque; ce palais était, malgré la sévérité de la loi judaïque, orné de représentations d'êtres animés (£<«>wv (xop<piç c^ovra). Josèphe, chargé de mettre la Galilée en défense, vint de Sepphoris devant Tibériade, et, s'arrêtant à un endroit nommé Bethmai (e£; xwp.v Tivà, B»6jxaov>; Xtyojjtivrv, MgOMHN Ti€eptà£oç <rra£iouç retapa) et éloigné de quatre stades seulement de la ville5, il manda le sénat de Tibériade et les principaux habitants; il leur dit qu'il était chargé par le sénat de Jérusalem de venir leur demander de détruire de fond en comble le palais d'Hérode, dont la présence était un scandale. Les habitants de la ville résistèrent ruelque temps, puis ils finirent par se laisser persuader, et la destruction du palais en question fut déci-