Vit. Jos , B
de cette infamie , fit aussitôt demander grâce pour la ville a Vespasien qui, le lendemain, envoya Trajan avec de la cavalerie au sommet de la montagne', afin de sonder les dispositions de la population, et quand Trajan se fut assuré qu'elles étaient bonnes, l'armée tout entière leva le camp et, traversant Tibériade , vint camper, ainsi que nous l'avons vu , entre cette ville et Taricheœ, où lèsous et ses partisans s'étaient réfugiés en toute hâte.
Épiphanius' nous apprend que .loseph, Juif converti, reçut de l'empereur Constantin la permission de construire une église à Tibériade, à Dio-Caesarea et à Capharnaiim. Jusque-là le séjour de Tibériade n'avait été permis ni aux chrétiens, ni aux Samaritains, ni aux étrangers. Le premier évéque connu fie Tibériade est Jean, qui souscrivit aux actes du concile de Chalcédoine en 451. En 536, un autre évéque de Tibériade, du même nom, assista au concile de Jérusalem, et enfin, au concile de Constantinople, tenu en 553, parut un évéque de Tibériade nommé George. Epiphanius 3 raconte que ce Joseph, autorisé par Constantin, s'empara, pour construire son église, d'un vaste temple, qui était resté inachevé, que l'on appelait l'Adrianaeum, et que les habitants de Tibériade désiraient transformer en établissement de bains publics.
Après la destruction de Jérusalem , Tibériade fut le refuge des docteurs du judaïsme. Ils y fondèrent une très-célèbre école talmudique, qui fut florissante jusqu'au iV siècle de notre ère, époque où la conversion de Constantin permit de construire une église chrétienne dans cette ville. Justinien fit relever les murailles de Tibériade, ainsi que nous l'apprend Procope*.
1. Ce fait prouve sans réplique que Sennabris où Vespasien campait, était sur les hauteurs.