‹ Voyage autour de la Mer morte (volume 2)Chapitre 170 sur 211 · Adv. haeres., 1. 1, p · texte numérisé non relu

Adv. haeres., 1. 1, p

t. De aedif. Just., v, 9.

Abou'I-Féda , dans sa géographie , dit de Thabarieh , que cette ville, déjà ruinée de son temps, fut enlevée aux chrétiens par Selah-ed-Dyn.

Une petite église de Saint-Pierre existe aujourd'hui à Thabarieh, et elle a très-vraiseinblablementpris son nom de l'église' qu'Hélène, mère de Constantin, fit construire à Tibériade sous le vocable de saint Pierre. Ce fait est constaté dans l'Histoire ecclésiastique de Nicéphore Kallistus.

On a quelquefois pensé, d'accord en cela avec saint Jérôme, que Tibériade avait pris la place de la ville qui, dans l'Écriture Sainte, est nommée Kenret ; mais Reland a parfaitement réfuté cette opinion, à l'aide du raisonnement suivant qui me paraît décisif: Kenret (nvi?), qui a autrefois donné son nom au lac de Gennezareth , était une ville de la tribu de Nephtali La frontière méridionale de Nephtali commençait à Capharnaum, puisque l'évangile de saint Mathieu (iv, 13) nous apprend que Capharnaum était située sur la limite des territoires de Nephtali et de Zabulon ; celui de Nephtali était au nord et celui de Zabulon au sud ; et comme Tibériade était au sud de Capharnaum , dès lors, puisqu'au sud de Capharnaum était le pays de Zabulon, Tibériade, située dans le territoire de Zabulon , ne peut être identifiée avec Kenret , qui était très-positivement une ville de la tribu de Nephtali a.

II en est absolument de même de l'opinion des rabbins qui veulent retrouver à Tibériade le site des villes ncphtaliennes

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