‹ Voyage autour de la Mer morte (volume 2)Chapitre 52 sur 211 · I. Bell. Jud., vt, nu · texte numérisé non relu

I. Bell. Jud., vt, nu

î. Bell. Jud., iv, h, i%.

S. ( ûsàp ttjv JwpHçiï» twv n«aT&9opî«*); c'était certaiucmeut une yartie du temple.

Pépoque des rois de Juda , et , peut-être même , du temps de Salomon 1 .

Cette opinion reporte un peu haut l'emploi de la voûte , eu égard à l'idée généralement adoptée , faute de faits contraires bien constatés, que l'usage de la voûte est postérieur, de plusieurs siècles, à l'époque que le pontsalomonien de Jérusalem lui assigne. Une fois de plus, les théories conçues au fond d'un cabinet d'étude, auront reçu un démenti ; il n'y a rien là qui doive nous étonner. Au reste, j'ajouterai , pour épargner un ennui à ceux qui seraient tentés de s'inscrire en faux contre ce fait architectural incontestable, qu'une magnifique voûte, de douze mètres de hauteur sous clef, a été retrouvée tout récemment par mon ami, M. V. Place, dans ses merveilleuses fouilles de Ninive. Il faudra bien, pour celle-là, qu'on lui attribue à tout le moins six cent vingt-cinq ans d'antériorité à l'ère chrétienne, puisque l'an 625 avant J. C. est la date de la destruction de Ninive.

Il ne m'a pas été possible de reconnaître le point où cessent de se montrer les constructions salomoniennes de l'enceinte du temple, au delà du Heit-el-Morharby ; les constructions particulières et celles du bazar encombrent les approches de cette enceinte , et l'on ne pourrait que très-difficilement avoir une idée précise de la nature de celle-ci.

Il ne me reste plus, pour avoir fini avec l'enceinte du temple de Salomon, qu'à mentionner un précieux passage de Josèphe, qui concerne cette enceinte, en général. A propos du siège de Pompés , il est question du temple dans les termes suivants :

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temple , très-fortement couvert par une enceinte de pierre 1 . C'est de cette enceinte antique, que je viens de signaler les

I, flou, l. u, Î7.

i. Aot. Jud.. uv, IT, t.

parties qui ont échappé à toutes les catastrophes dont Jérusalem fut frappée, avant la venue de Pompée. Le règne d'Hérode le Grand et la reconstruction du temple sont postérieurs à la prise de Jérusalem par Pompée, la très-forte enceinte du temple, à laquelle le passage de Josèphe fait allusion, ne peut donc être considérée comme l'œuvre d'Hérode le Grand, et elle lui est très-certainement bien antérieure.

Tous les escarpements qui sont au pied des murs oriental et occidental du Haram, sont aujourd'hui recouverts d'une épaisse couche de remblais, dans laquelle fourmillent les débris de toute nature, et les médailles juives et romaines. Parmi ces débris, se montrent, en quantité, les fragments de marbres précieux et les gros cubes de mosaïque grossière, noire, blanche et rouge. Ceux-ci se retrouvent en plus grand nombre au fond de la vallée de Josaphat et dans le lit du Kedron. Les fragments de mosaïque appartenaient incontestablement au temple de Salomon, temple dont les portiques étaient sans doute garnis de ce genre de pavé. Voici comment je m'en suis assuré ; j'avais ramassé, devant Mohammed, une assez grande quantité de ces cubes, et après les lui avoir bien fait reconnaître, je l'envoyai dans l'intérieur du Haram-ech-Cherif, pour voir s'il y trouverait des cubes semblables. Moins d'une heure après, il m'en rapportait une énorme provision, ramassée sur le plateau même du Moriah. Ils n'ont pu être apportés là d'ailleurs, puisque ailleurs on ne les retrouve pas. Ils n'appartiennent pas à une mosaïque du temps d'Hérode, et encore bien moins à une mosaïque romaine ; il faut donc , vu leur abondance , les faire remonter au temple de Salomon. Parmi ces débris, j'ai rencontré, en outre , un beau fragment de cristal de roche, sur lequel paraissent des entailles régulières , dues à un travail de gravure, analogue à celui de la gravure au touret. Ce morceau provient très-probablement aussi du temple de Salomon.

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