I-a Lune
Afc ram.
AJdtbaran
Ou/.
Le Soleil ,'.... ,
Alet.
•> Je n’ai pu m'assurer s’ils établissent une différence entre les étoiles fixes et les planètes; seulement j’ai su les noms particuliers de Venus et de Jupiter, qui sont Fouie! et Acnhour. J’ai été surpris de les voir grouper ainsi les étoiles à notre manière, et diviser le Scorpion en deux parties, la tête et la queue; mais, comme on doit s’y attendre, ils ne tiennent compte que des plus brillantes, * ■ •>
plus facilement encore la nuit que le jour, sert à leur faire connoître la latitude ou plutôt le parallèle sur lequel se trouve telle ou telle Ile. Une attention scrupuleuse à noter les vents régnant-et ceux qui ont soutHé, leur permet d'apprécier le progrès en longitude résultant dé l'action des courans. On conçoit que ces intrépides navigateurs ont soin, autant qu’ils le peuvent, de- ne pas se trouver en mer avec un temps qui les empêcheroit d’observer le ciel. A plus forte raison évitent-ils de naviguer pendant U saison des ouragans et des orages.
Iles Carolines.
Pe l'homme en société.
io4 VOYAGE AUTOUR DU MONDE.
Il«> Caroline». Entre une multitude de faits, j’ai choisi le suivant pour montrer i’habt-
D? l'homme J etc des marins cnrolinois. L’un d’eux revenoit de Savpan sur une goélette en société. J 1 D
appartenant au gouverneur de Guam : le capitaine et le second étoient
malades; le troisième officier, fort ignorant, dirigeoit mal la rotite. Le
Carolinois l'avertit qu’on venoit de dépasser le parallèle de cette dernière
île, et que, si l’on ne changeoit de direction, on arriverait le lendemain
aux Caroiines : celui-ci , dans le premier moment , ne voulut pas écouter
cet avis; mais l’insulaire ayant insisté à plusieurs reprises, un sergent
fit virer de bord d'autorité, et l'on vint en effet atterir directement sur
Guam. J'ai vu cet homme; c’est lui qui m’a fait connoître la boussole ca-
rolinoise, ou plutôt la manière dont ses compatriotes divisent la rose des
vents.
Jtoie de» venu. D'abord l'horizon est partagé en quatre parties cardinales , le Nord , le Sud, l'Est et l’Ouest; puis chacune d’elles en trois; total douze rumbs de vent ayant tous une dénomination spéciale ; enfin , chacun de ces douzièmes étant divisé encore en deux parties égales, le rumb en résulte porte le nom des deux autres entre lesquels U se trouve posé; seulement on sépare ces deux noms par le mot aouleuilt [milieu]. Ainsi , yorou-lap signifie Su J ;yorou-leas , SuJ -j Est , ou Ji jo° E.; par conséquent, yorou-lap aouleuile yorou-leas, s'entend de S. 7 S. Jo‘ E. , ou S. tf E.i ce sont leurs plus petites subdivisions. On voit donc que la circonférence entière de l’horizon est partagée en 24 portions égales ; or c’est justement la rose chinoise ( 1 ) : rapprochement curieux, qui, je pense, n’avoit pas encore été fait.
La boussole malaise , tracée d’après un autre système, est la même que celle dont nous faisons usage en Europe. Effectivement, chacun des quatre points cardinaux étant divisé en deux, le tour de l'horizon comprend huit parties diversement nommées. Ces rumbs de 4 50 se coupent encore en deux autres qui prennent le nom de ceux entre lesquels ils tombent , en les séparant par le mot sa -mata, dont la signification littérale est un ail, mais qui exprime ici une peinte entre les noms primitifs. Par conséquent, le Sud étant sàlatan , et le Sud-Est, tdnggara, le rumb intermédiaire sera sàlatan sa-mata tànggara , ce qui pour nous correspond au (l) Voyei Sjritugmu Jiitenaiisnum, de TUumai Hytlt, Uc., 1. U.
LIVRE III. — De Timor aux MariaMnes inclusivement. 105 Sud-Sud-Est , ou S. 22° 30' E. Les Malais connoissent cependant aussi la lies division du quadrant en trois parties ( 1 ), à la manière des Chinois.
Caroline»,
Phonime
société.
ni'
Voici la rose des vents caroli-' noise, que j'ai bornée aux douze points principaux ; les autres noms peuvent aisément être conclus de ce qui précède.
M . Duperrey assure que ces insulaires nomment collectivement.
, Les vois rumbs de la
bande du Nord .... Pouh-ou ,
Ceux du Sud. Pouh-Uong ,
Ceux de l’Cst Pouh-iUg,
El ceux de l'Ouest.. . . Pouh-itog. 5
A ce compte , pnnghi-lessoni , panghi-lap et ponghi4éns Seroient les trois rumbs de la bande pouh-ou, on du Nord; et ainsi des autres.
II est certain que, sur la rose que je donne, les rumbs , pris ainsi de trois en trois, ont toujours un nom commun, qui est ptmghi pour la bande du Nord , kotiou pour celle de l’Est , yorou pour le Sud , et loto pour l'Ouest. Quatre autres mots, lias, tifane, (tri et Ussoni, servent à particulariser davantage les aires de vent.
D’après les rcnseigtiemens que nous avons recueillis à Guam( 1), l’année caroiinoise ne seroit composée que de dix mois, partagés en deux groupes ainsi qu’il suit :
- r '>* r^r V.;> v/Vi -
a . .J. Toungour,
y.,7 . Mol,
• «’ Aîakclap,
•y»* Sou,
. 7^^’ ; La. ■v'.'1
Ces cinq mois sont troublés par de fréquentes tempêtes , et se nomment Héfang. Us doivent' répondre à nos S moi s de juin, juillet, tout, septembre, octobre et novembre. . ' ^
( 0 . V°yrz Crawfurd , Hist. of the InAtan arthrf. t.
(il 11 lUH rtc imnoüifilr d'nhtmiir la 'momrlrr* Rtnliratu
ce
Vùjagt Jt l' Uranie — Hitt<*Hquc. T, fl.
l>tvision de l’année.
loti
Iles
De
Caroline».
l'homme
en société.
Kouhou,
Ilaittruuou , | Afargar, Hioïtkol, Mal.
Pendant cotte division , qu’on appelle Rag, les vents soufflent avec modération.
i . v... T-l-.s >• viiH’
. '♦ • *.s ^ ^ JH
- Cette nomenclature fair naître dans l’esprit plusieurs questions : i .* Chacun Je ces mois est-il un dixième de l’année solaire? 2.” L’année ne se compose- t-elle que de dite lunaisons, comme anciennement chez les Latins et chez les Romains, avant lu reforme de Numa! },'• Ou bien les*renseignemens qu’ou m'a remis seroienf-ils inexacts! Dans ce cas, l’année pourrait avoir tantôt douze et tantôt treize lunaisons , de même qu’en Chine et autrefois aux Mariannes,.comme nous le verrons plus tard.
La première de. ces trois conjectures n’est pas soutenable, puisque le . mot m.tram signifie à- la-fois, chez ces insulaires, un mois et la lune, et qu enfin les mois sont de 30 jours , à chacun desquels est affecté un nom particulier. La seconde s'accorderait bien mal avec les connoissances astronomiques qu’on a reconnues chez les pilotes carolinois. A Icgard de la troisième , c’est à des recherches plus heureuses et plus approfondies à la résoudre un jour. Nous ignorons tout-à-fait u quelle époque commence l’année; cependant, si nous consultons le Voyage du capitaine Kotzebue ( 1 ), il paraîtrait que «les habitans des iles qui nous occupent je. bornent à compter les jours et les mois, en divisant l'année en saisons , conformément à la disparition et réapparition des constellalions, tandis que personne n’y compte les années : ce qui est passé est passé. » • > *-' - •. V,
Mais ne pourrait-on pas croire que les Carolinois -emploient deux divisions distinctes du temps. : la première, par mois on par lunes-, sans limitation d'année; l'autre, par la succession des saisons? Celte opinion 11’est peut-être pas déraisonnable, et montrerait meme un doublé moyen, de calculer le temps passé. Car il faut avouer qu il ; n'est guère vraisemblable que chez eux et qui est passé soit passé, ne fût-ce que pour se' rendre' compte de leur âge. En comptant par mois, on peut bien se dtsr
• ^.ut ‘t - t.i • , w*-' M
{1 ) A Voyage bf diicovery , fa Jnj — tSï £
Digitfzed by <
3gîe
Fmr :
v * ig*m