‹ Voyage Autour du MondeChapitre 46 sur 165 · LIVRE III. — De Timor aux Marianne» inclusivement · texte numérisé non relu

LIVRE III. — De Timor aux Marianne» inclusivement

. i Contour = Z7 railles;

\ Plus grande longueur, du Nord au Sud,== 10 milles;

Et pour Tinian. .( Plus grande largeur, perpendiculairement à la direction précédente, f = 4W>$ (milles) j l Surface = 31 miliés marins carrés.

lies Mariannes.

Géographie.

Nous n’entrèron* pas dans de semblables details relativement aux autres îles Mariannes ; la plupart ont de trop petites dimensions poür qu’un tel exposé pût être ici de quelque importance ; et d'ailleurs nous les avons vues de trop loin pour avoir pu tracer leurs contours avec beaucoup d’exactitude.

La carte placée plus haut dans le texte ( pag. 229), tout en faisant connoître la position réciproque des îles qui composent cet archipel , montrera.encore leur étendue relative.'Nous donnerons bientôt la position géographique de quelques-uns de ses points les plus essentiels, re il voyant nécessairement pour le reste à la partie Navigation et hydrographie de ce voyage.

Goani. — Sans être très-élevée , l'île Gaam contient cependant plusieurs Montagnes, montagnes, dont les plus hautes sont Je mont Ilikia ou vigie dQmata; le mont Langayao , qui gît dans l’E. N. E. d’Agat ; le mont Tinkio , un peu plus au Nord ; ceux de Toto et de Pacpac, l’un et l’autre au N.N.E. du précédent; plus. à l'Est, se voit Holo-Hilahan [montagne d’Hilahan] ; et tout-à-fait au Sud de l’île, le mont Tanglon. J’ai estimé la hauteur d’Ilikia à 2 50 taises [500 mètres] au plus, et celle de Tinkio à 200 toises [4oo mètres] ; mais ces valeurs ne sont données par aucune observation directe et positive.

Saypan. — Sur l’île Saypan , on remarque une montagne conique, bien connue des navigateurs qui fréquentent ces parages, et qu'on nomme pic de Saypan; quoique nous en ignorions la hauteur exacte, nous pensons qu’elle ne va pas aurdelà de 1 50 . toises [ 300 mètres].

R ota. — Selon M. Bérard , le centre de Rota est en grande partie occupé par une montagne de 90 à 100 toises [180 à 200 mètres] de hauteur, descendant en amphithéâtre jusqu’au bord de la mer : on y monte à l’aide de quelques sentiers que les naturels y ont pratiqués.

ont été prises exactement sur la carte; mais la topographie de ces îles n’ayant pu être faite dans ses détails, on doit moins s'attendre à une rigueur minutieuse qu’à une estimation approchée, un peu foibte peut-être.

Iles Marianne*.

Géographie.

Rivière*, lac* ei marais.

Tinian. — Toute l'extrémité N. E. de cette île est basse, et, selon les remarques .encore de l’observateur que nous venons de citer, ies terres élevées se trouvent vers le S. E. Ces petites montagnes ont tout au plus 6 o toises [ 1 17 mètres] de hauteur au-dessus du niveau de la mer; leur direction est du Nord au Sud, et elles n’occupent qu’une très-petite étendue sur la surface de file. ' k

Goam. — La partie méridionale de Goam est arrosée par un nombre assez considérable de ruisseaux, et par quelques rivières, dont les plus fortes sont celles de Tarofofo, et de Mangoi, son confluent; ie cours d'eau qui a son embouchure à Ilic, porte, près de sa source, le nom d’Anham, et celui de Sempahone dans sa partie inférieure, où se jette la rivière Manha ; plus au Nord, coule la rivière de Pago, et, au Sud des hauteurs de Dandan , la rivière Monlodgna, ou plutôt Honlodgna, qui les contourne et y prend son origine. Nous donnerons plus bas la liste complète et la position de toutes les rivières de l’ile , dont la carte (pl. 59) peut d’ailleurs, dès à présent, faire connoître le cours.

Vers le Nord , le sol est en comparaison plus aride ; à peine en effet y trouve-t-on çà et là de petites sources; les plus remarquables sont exactement à l’extrémité N.'E. de l’ile, ainsi qu’au Sud du piton de Santa- Rosa. La presqu’île Oroté est plus sèche encore : on voit cependant sur l’une et l’autre de' ces localités, des puits qui fournissent aux besoins des habitans. *

Les lieux les plus élevés de i’île où l’on rencontre de l’eau vive, sont, indépendamment de Santa-Rosa, la vigie d’Omata et le mont Tinkio. .■

Il y a, dans la rivière de Tarofofo, un brassiage assez, considérable pour que les brigs et ies grandes barques la remontent à 4 milles environ de son embouchure; plus loin, les pirogues peuvent s’avancer encore jusqu’à Ninin ( 1 ) ; mais de là vers Apaca, durant l’espace de deux milles, ie cours de la rivière n’est pas apparent, parce quelle coule- sous terre.

On doit remarquer les deux cascades de la Mangoi et de l’Anham ; c’est à ce dernier point que commence la rivière Sempahone.

( 1 ) Je n’ai pu connoître aster exactement lu position de ce lieu pour le marquer xur la carte.

rt

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