LIVRE III. — De Timor aux Mariannes inclusivement
Les lagunes les plus reinarq uables sont celles de Court! , .de Mapopon llw Mapano*. et de Sagdwm, d'où-sortent Jes trois rivières des merdes noms; viennent ensuite Jes petites lagunes de Masso et de Santa-Rosa; deyx.plus petite» . encore, à Dandan et à Mcruo, qui dispaioissent quelquefois pendant. les sécheresses. Sur -la côte occidentale de l'iieSay pan,. û-pem près au Nord- , Ouest du pic qui domine cette île , U existe, dit-on ,. un assez, vaste amas d'eau du môme genre. . , . d..c.u;
A ta vérité, ii n'y a pas de marais permanens à Gtaam ; mais, dans, la saison des., pluies^ plusieurs terrain* has et. humides deviennent de véritables marécage» , diiiici les alors a pratiquer, Les plqs coiisidérablqe sont sur Jes bords des rivière» d'Agagpa et dldmata, de celles qui arrosent la partie méridionale de l'ilc, et des çquran» d'eau 'qu’on rencontre, àja ^
oôte orientale du port San-Luis (pi. mais plus purticujicrentém
pfMrd'Ataiitano. .y ..... ... ,. ■ .A.«t .. . •
Rvui. — L'eau «Joqce est, rare à Rota. M. Ütrard ne rite qu'un, petit ruisseau situé sur la. côte Sud-Lst de ldo., et à-çpiq mjlles environ. du village de bossanhayat iw luthitans l'appellent pompeusement */T;u.[.la riyicre}:. l'eau en est bonne, pi descend avec rapidité, de., la mpnt.agtvt voisine. Mai», dans la ville, .if y a trois puits qui fourniasen). au^ liabit ans une eau'/ort jnc<ii<«y.ea.,ei. souvent même un peu saumâtre* .. .g.
— .Qn.pçtU dire ^vec véyité .que Tjpian manque d'eau -^<jÿf rame, beion M. Uérard cependant, on y trouve deux mares d'eau douce, dont tin#, platée ve.rsia partie orientale de file, n'a pu, à came de. la quantité. de roseaux dont elle est entpuréç , être .exactement reconnue par luiiTautre, plus grande que 1# précédente, .git vers le. NotdvDuest.çl donne une eau .saumatre. Il, ify a. au reste. qu'un seul puits dans Vile, appelé par les habitaijs ppjp Je /<y, Afti/mt {«puits des Anciens j ; il çst dans un enfoncement op.fpn -arrive .par trois . marche»': l’eau en ettJrçsl|Oun^ -0« , .{ c ••*'. 1 ^
Cuani possède .des eaux minérales ferrugineuses tapt à Sipod jqu'à Ejuimincral.i, Pqlçptad. Sur Alamugqsn , il y en a, aussi .de tltermales au Sud Je file et pre» du .Uird.de la. iher. -#
Owi/v. —7 Licite lie est, de tout l'archipel des Mariannes, celle où (Jn Port» et rade,, trouve les. pneu les plus sûrs et les plus commode», (limais .n’est qu'une
Voyage de t Uranie. . — Historique. T. II. * G ^ •
Md narines, rade ouverte du côté de l'Ouest ; mais quand les vents soufflent de la Géographie. bande opposée, le mouillage y est tort bon, et tes communications avec la vHb» n’éprouvent aucun obstacle, L’avantage -de faire facilement aiguade engagera toujours les navigateurs à choisir de préférence cette relâche, sur-tout lorsqu'ils ne -voudront faire a Gftjtm qu’une courte station. Là s'arrétoient jadis les galions qui se dirigeoieut d’Acapuico à Manille.
En cas de séjour prolongé aux Mariannes , on préféré entrer dans le port San-Luis, »nr la côte Nord-Ouest de file, quoique parfois dun difficile accès; il faut roouiiler alors très-prcs du fort Santa -Cruz, où la tenue est-excellente et l'abri delà mer -très-bon. L’appareillage avec des vents d’Ouest cependant y seroit impossible. U n’est pas commode de faire aiguade dans ce port; mais les navires qui sont forcés d’avoir des relations fréquentes avec ta capitale, résidence habituelle du gouverneur, sont -.là plus à portée des’y rendre. ,
Quoique le petit port ou plutôt le Itürathoij d'Agâgna ne convienne réellement qu’à des pirogues ou à de très-foibles embarcations , nous pensons quif seroit possible â des navires munis de câbles en fer de mouiller eii fàce de. la vijie, en se tenant dans l’Ouest à-peu- près de file Afopan ; dis n'aurOtcnt ainsi rien à craindre des coraux dont le fond est tapissé.- Toutefois, il faut dire «future .telle station ne seroit tenable que- pendant Jà durée des verttsd’Est,- époque qui est.aussi celte du beau téntps, et la seule en général où- l’on fréquente ses parages.
Si l’on éwb dans la nécessité de séjourner à Goum pendant i’hiver- , nage, saison où régnent . les vents d’Ouest , on n’auroit d’autre refuge à
chercher que le port de Tarofofo, sur la «Ôte Sud-Est de file, où le mouillage est alors fort bon ; "on seroit seulement là très - éloigné des points habites de file, en sorte qu'àn t y procurernit difficilement les .. vivres dont on auroit besoin. Sous ce rapport, ■ il vaudrait mieux êtte placé à Pago.; mais l’entrée de ce dernier port ne sauroh convenir qu’à des navires d’un tirant d’eau extrêmement foibie,-.- j. . ,
Autrefois le port de Mérizo étoit très - fréquenté ; il est .abandonné jtujbuni’hui,.du moins parles navires étrangers; et c'est en grande partie, peut-être , parce qu’on n’y est jamais à l’abri du vent , quoique .la mer et
LIVRE HL — De TiMor aux Mariannes 'inclusivement. 13 y la boule y soient suffisamment brisées par les récifs qui en forment Be Marianne*, l’enceinte. - -, » \. Géographie.
- Rota. - — On ne pourroit mouifler. avec quelque sécurité à Rota qu’en sé servant de chaînes en fer. M. Bérard a remarqué, dans l’O. N.' O. de fîle, c’est-à-dire, dans la partie où les pirogues abordent d’ordinaire , un fond teliement hérissé de coraux et de pierres tranchantes , que, selon lui, les plus gros câbles ne pourraient y tenir une demijournée. II -y aurait aussi, de l’autre côté . de l’isthme, en face de Sossanhaya , on abri contre des vents d’O. et de N, O. , si le fond n’étoit Mf encore tapissé de rochers. • . . . . . .
•' ,• \Tihkm. —Dans l’Ouest de Samharom, le mouillage pris de terre est médiocre; on y serait cependant' à l'abri des vents de N. E., et , dans la mauvaise saison, en é|at dappareillcr avec des. vents du. large. Un banc, près de la côte, laisse entre la terre et hii une issue aux pirogue» et aux petits navires; • . ..
Saypan. >— Le port de Saypan, dans la- partie Quest de t'île, n’est qu'un vaste bàracbois rempli de ba'ttures, et par éonséquent d’un accès difficile. Quoique les issues en soient mal connues, on pense que tout» espèce de navires pourfoiem y entrer : cette question importante d'hydrographie mérltoit au reste un examen attentif auquel nous n’avons pu nous livrer. ‘ , • n . ; .<■ !. 7 ‘‘ . •' y '
Pagon. — On a des dqnnées plus vaguçî sur le port qui se dessin» à la partie méridionale de Pagon ; c’est pourquoi nous lé signalerons encore comme une utile recomtoissance à faire. ; ■
Autrefois les Mariannes etoient couvertes d’une multitude de bourgs; de villages et de- hameaux, dont le nombre aujourd'hui est singulièrement diminué. L'histoire nous' a fait connoître les causes d’une telle dé-*
Cadence ; et les ruines qui se ‘rencontrent à chaque pas, lorsqu'on parcourt
la surface dé ces îles , en mettent la vérité hors- de doute. Dans notre
earte'de la géographie ancienne de Gsiam (pl. yrjJ , nous avons essayé
d'indiquer fa position des principales bourgades qui- existent ou qui exis-
toient autrefois , et celle des lieux de moindre importante qu’il a été'
possible de reconnoîrte t 11 /en faut beaucoup cependant que ce travail.
né laisse -rien à desirer. Quantité’ d’autres villages ou hameaux nous out*
Ville* • et village».
»ft - V '- VQK ÂGE fàWtyUb DU *MOf*DE. *'• ->*i
IV* Marumip*. été encore cités; mais Fempiacetnenf primitif qu'ils occupaient -étoit ti-ep Cirographù». vaguement connu pouf qu’on pût oser les placer surfa carte. Tels sont une grande partie des points où se voient ànjmird’htdtrts fêrmés ou d'autres ©entres .de culture, et dont nous dOnneroris un tableau dans une autre division de ce chapitre. Après tout , ces vülagej omis ne sont pas les plus importait!, et j’ai lieu de croire que l’esquisse géographique qui précède, contient à-peu-près ce qui convient aux besoins de l'histoire. *v
A gagna étoit jadis , comme aujourd’hui , -ia vHIe capitale dé tlle tJaam ; on y comptoié, err t8 r8, -<pSati>e cent quarânte-qirâtrê tnaisom. Mcrizo, quoique n’en ayant que cinquante-cinq, étoit- cependant nfors le bottTg le plus important après Agagna-; • Pago , Ynarahan et Agai • Venoient ensuite par ordre'de grandeur , puis Anigoa, ©mata et Sinahagna; enfin Assan , Tépangan et Mongmon.viU&ges qui, à là même époque,’ n'ét oient ptus composés que de quatorze habitations. Je ne dis rien des -hameaux qui n’en cjontenoient que trois ou quatre, et dont ia liste nem’est d’ailleurs qu’imparfahement connue. ; • '■ -
Dans te tableau qm terminé ce paragraphe , j’ai fait précéder d’ùn astérisque les noms des fieux encore habités aujourd’hui ; îés «titres sont, entièrement détruits oü n’offrent que'des ruines. Quant-' aux positions géographiques dont Fa plupart de ces noms sont accompagnés , on ne doit les considérer que comme des indices approximatifs, placés dans le seul but d'aider à retrouver sur la carte (pi. jg) ces mêmes lieux. J’excepte , toutefois la position tFAgâgnS, dTfflumta, et de quelques autres point» plus exactement déterminés paf nos travaux géographiques. ( Voyez là partie f^éHigati6n‘*i’6<fé^rSphte de ce voyage.') • ' ” '
ià position i^nftée atfx riviièras dojf s'entendre toujours de celle deleur embouchure , joit dans la mer /soit dans d’autres- Couràns d’eau.'
IJ NOM DE Lin. I G* AM.