LIVRE III. **— De Timor aux Marianne» inclusivement
août, septembre, octobre et novembre, mois qui coïncident non- seule- lies Marfannn.
ment avec l'époque des grandes pluies , mais encore avec celle des vents Météorologie f , et physique,
tempétueux et «les ouragans (r). -•-■'••••••;
/ En général , nous avons vu les vents d’Est, d’E. N. E. , de N. E. et
d'E. S. E. souffler a (i)mata aussi bien la nuit que le jour : la plus grande
partie du temps Hs étoient foibles ; car les plus forts venaient de l’E. N. -E.
et de i’Est. Il y a eu aussi quelques calmes , sur-tout la nuit.
Dans le port San-Luis, pendant 67 jours d'observations, nous avons fait absolument les mêmes remarques- sur la direction fa plus ordinaire des vents, sur leur force et les instans de calme. Mais nous avons éprouvé là quelques brises plus intenses et de plus de durée qu'au mouillage précédent , et probablement , H faut le dire , parce que nous y étions moins abrités par ies terres.
« Le vent, ditM. Duperrey, suivoit assez fréquemment la marche que voici : ii s'élevoit à la pointe du- jour , et devenoit trcs-frais vers ies 8 ou 10 heures du matin; les nuits étoient calmes, et ie ciei presque toujours pur; il n'étoit pas rare, néanmoins, de le voir se charger d'épais nuages , qui , chassant avec rapidité , donnoient lieu & des grains de pluie et à de fortes rafales. Souvent l'horizon s’est montré chargé, dans le S. O. , l’Ouest et le N. O. , d'une panne (2) noire ; ia houle vendit alors se briser avec force sur les bancs extérieurs qui entourent le port San-Luis ; d’autres fois, malgré ia continuité des vents de ia bande de l'Est , de fortes iames du S. O. et de l’Ouest rendoient impraticables, par ieur brisement , les passes qui existent entre ces mêmes récifs. »
Le changement d’une mousson à i’autre s’annonce par ies calmes , par la variation des vents et les orages. Les vent» du beau temps soufflent de l'Est au N. E. ; on les éprouve sur-tout depuis mars jusqu’en ’jufn. Mais les plus orageux viennent du S. O. au N. O. par l'Ouest, quelquefois du Sud au S. E., et plus au Nord de l’Ouest qu’qu Sud de ce rumb. Les ouragans ont lieu assez habituellement pendant ie mois de novembre.
(1) D'après le- capitaine P. Oillan, célèbre par ia découverte dh Heu du naufrage de ia Pérouse , il exisceroit aussi , dans les régions du Grand-Océan situées entre J'équataur et le parallèle de sa0 Sud, une mousson du Nord-Ouest ou de Vüuest.
(a) Ceinture de nuages sombres et intenter, peu élevés au-dessus de fhorizon.
Hh*
Météorologie et physique.
Phénomène*
électrique*.
Observations du pendule.
Magnétisme.
Marée».
. Le tonnerre se fait plus souvent entendre de juillet en novembre qu'à aucune autre époque de l’année; en général, cependant , il est rare ici: et les éclairs le sont également , ainsi que la chute de la foudre. -, - On a observé plusieurs fois des trombes à Gaam , tant sur la côte qu’en mer , aux environs de l’ile. En juin 1791, il en parut une qui , venue de file Daneano , se dirigea sur Mérizo , puis vers les montagnes de l’intérieur, en se traçant un large chemin dans les bois. Une autre traversa, en mai 1805 , le quartier de Santa- Cruz de la ville d’Agagna (pl. 60), et y renversa deux maisons. On en cite enfin une troisième, qui , aperçue par les marins de la goélette coloniale, entre Rota et Gaam, leur fit une peur extrême. - - - ,,
De nombreuses expériences du pendule, recueillies à notre observatoire d’Agagna , par 130 *7' 51", j de latitude septentrionale, réduites au vide, {tu niveau de ia mer, et i -+- zoJ de température centigrade, nous ont montré que le pendule , qui , dans les mêmes circonstances , donnoit à Paris 86400 oscillations en 24 heures solaires moyennes, faisoit ici 86 2(jjOK' ,0 1 3 , dans le même temps. . ,
Selon notre usage , nous ne présenterons encore dans ce chap.itre que le' résumé des phénomènes d’inclinaison et de déclinaison magnétique que nous avons étudiés pendant notre relâche :
Inclinaison de l’aiguille aimantée à Agagna , moyenne de 371a observations ;
= 1 a” 4<S' f }" ; la pointe élevée étant la pointe Sud.
Déclinaison de la boussole à la même station , moyenne de 48° observations ,
= 4" }$' • 7 " Notd-Est.
Voici, sur les marées du port San-Luis, dans le voisinage de Santa- Cruz , ce que nos remarques et nos calculs paroissent offrir de plus directement utile :
Maximum du marnage de la mer = o",8<>7 { 1 ). ’
Plus grande montée au-dessus de son niveau moyen : = 0 ,}6i.
Plus grande descente au-dessous de idem.. . ; = o ,510.
Durée moyenne du jusant = 6h 1 ÿ'
Durée moyenne du flot. ms 5. 57.
Établissement moyen. . =8. *}/•
( 1) Il est. superflu de dire que ce, hauteur» de Je mer sont exprimées en partie, du mette.