LIVRE ni. — De T imor aux MariaUnes wgmistvimekt
chawôrrm et chamorriSj. càmirfe l’emploie le P. le Gobien , puis c/iamorro , comme disent les Espagnols , et enfin chamarre, -«pii n’est que le même itjot francisé. .'•}•. . •
’ 'Mais ne taudroit-il pas mieux suppose* que ce nota de chamorro, vieux mot espagnol- qui signifie tondu, ait été donné aux Mariannais par les compagnons,de Magellan ,• parce qu’en effet l’usage de se tondre la tête de diverses façons est chez eux très-répandu (i } ï Ge seroit assez mon avis; cependant le nom de Aiariatuiais , appliqué aussi à ce peuple, étant à-lafois-plus régulier erplus raisonnable, nous.en ferons exclusivement usage.
. -La rate»aborigcne est. loinsle former aujourd'hui la majorité de là pop»lation de ces îles; elle n’en ést pas même tovft-à-fait la moitié. Le reste se composp de actions d'origine espagnole; de ntétis (z), de Philippinois.êt de leurs descendait* y enfin d’un petit nombril de mulâtres .(3),- de Carolinois et de Sandueichiens. "Dans Ce qui va suivre, nous nousoceuperonSprineipalérneBt deJa popubtiair originaire. • .
Jadis les, Mariannais de b classe noble étoient généralement d’une taille gigantesque^ d’une grhss'e corpulence, ecd’une force-bien supérieure à celle des Européens ; les- hommes de la basse classe ’àvoient des formes moins athlétiques. Maintenant l’espèce dégénère à Gaam ; elle se conserve mieux à Rota, où, de nos jours, on trouve encore- le véritable type des formes .ancienltes--(4). L’ewhonpoint' sduvept- excessif. des individus ne- mtisoit ni à l'élégance de- leùrs formes t ni à If ..souplesse de ‘leur* mouvenjUjis: hjageuïs infatigables et plongeurs habiles, ils- conservant encore ces qualités, oom-me celle- de fiùre à ferre rapidement de fongties courses avec un lourd éfimleau’.sin; les épàujes. Neaijmoiiis, -la -honcha*. lance et la paresse ont toujours étéfe- fôhd dn caractère dès Habita ns , au poini de leur faire souvent .négliger leurs -intérêts personnels'.
Dans les moeurs anciennes , un jejjne homme ■ qui cherchait à «e
lies Mariannes.
. l'homme
Qualités
physiques.
{ 1 ) Voyez pl. 6l et 62. Le mc^e usage est pratiqué aux San’dwich, ainsi qu’on peut s’éh Convaincre sur nos planché* 83 et 89. * ,
fy) Un appelle ici mA/t les eniftns nés du croisement d’un Européen avec une-' femme t mariannaise ou de couleur lias, Tuée. ,
(3) Lus mulâtres proviennent de l’union tf un* blanc avec une négresse.
( 4.) Dans tous les temps , la taille et la beaslté des habitans de Lite Rota ont été "remarquées.
De VbonidM .
indhritiu
Marianntfi. marier, démit montrer son adresse à grimper «ür les arbres, son habileté à manoeuvrer une pirogue, 'à- cultiver la terre,- &t. : et", cçmme c’étoit tin point il honneur de réussir -dans ces divers exercices, les hommes chère bci-mi »,v cofcciler, et patvenoient , quand ils le vsuloipiu.À acqoérir ) aine agilité surprenante; , . j o • ... . - . ' ' v *. .• •. .
Qaoiquïl soit rare de. trouver ki dus gens contrefaits. Je* bossùs et tes bojtoox n’y sont cejwmdàntpas sans exemple.. On y. voir .des visages régulier^.. et -même de fort arables.; mais ce- n'est pas le pins grand nombre, sur-tout cites les femmos.; fen excepte tou lots les métissés , parmi (csqnelltev on rencontre et plus <de grâce et-plus de perfection, dans les traits. . • . • . / é
Ita, couleur des indigènes- proprement dirs-pst basanée ,- tirant, tm peu sur Je sombre, saps.èfre très - foncée ; le uès cheveu.V'sottt noirs et lisses. Les deux figures qui occupent le plan inferieur de notre, | Jandie.é e , donneront, au reste, une idée exacte de. la teintc-de - leur .pçiu. Quant aux traits,. J<t femme, est à l'état de santé; mais -l'homme- paraissant fatigué, la comparaison ne peut être à son avantage. Nous regrettons que lés circonstances We nous aient pas permis d'avoir laportqjt d’un I rom me de-race pure , pris sur i’île Rota-, où , comme je l’ai dit , l'espèce primitive est darls Joute, sa beauté. . . • • , - . - j-
.«• Les ligures, coloriées placées. an haut" de nptee même planche, apparlictinciit à . la race métisse, dont les planches 64 et 6$ réùacent encore deux individus. . .. ■
, , Nous terminéronè cet article relatif aux qualités physiques .-de l'homme, .en doiinaïud'ea mesryte qui ont. été prises sur quelques, habitant de G<*im, pat trotte Jtâbife médecin- Mv Gatmard. - . ‘ '